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EDITO
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Sophie Dacbert
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Petit
poisson
Au moment où paraîtra ce numéro
le 1er avril ! laventure de la TNT aura commencé.
Il ne reste donc plus quà espérer quelle
soit autrement perçue que comme un frétillant poisson
davril lâché dans les eaux troubles du PAF français.
Maintenant que Dominique Baudis et Marc Tessier ont réussi
à limposer, il semble que tout, ou presque, reste à
faire en matière de nouveaux programmes. La première
grille de la TNT est édifiante : parmi les vagues démissions
de téléachat et les énièmes rediffusions
de films et séries puisés dans les catalogues maison,
rien ne surnage vraiment du côté des chaînes
privées. Sinon Direct 8 qui, du fait de son décalage
complet avec la télévision formatée daujourdhui,
peut soit partir à la dérive, soit devenir la belle
surprise de la TNT. Jusquà preuve du contraire, cest
donc bien le service public le véritable poisson pilote de
la TNT, avec des nouveaux programmes conçus pour elle, dans
une démarche premium et innovante. Encore floues, les perspectives
à long terme nen sont pas moins excitantes, si le cap
est pris du foisonnement et de la créativité. Car
la multiplication des canaux peut être un formidable antidote
à la pensée unique. Cest par ces exigences-là
que la TNT a explosé en Angleterre, après avoir essuyé
un cinglant revers en pariant exclusivement sur une offre payante,
en concurrence directe avec les bouquets numériques en place.
Avant même le jour de son avènement, ce sont quelque
60 000 adaptateurs qui ont été achetés, alors
que, rappelons-le, seuls 35 % des foyers français sont concernés
dans un premier temps par le numérique terrestre. Certes,
cest sans doute plus lenvie de capter au moins correctement
toutes les chaînes en clair déjà existantes,
que les promesses des nouvelles chaînes gratuites, qui porte
le courant. Mais lancrage est réel et personne na
plus intérêt, aujourdhui quil est lâché,
à ce que ce petit poisson quest encore la TNT, devienne
grand.
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