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Série B - Movie

Téchiné et Rohmer

Movimento

La Ficam

 
















 
 
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Edition du Vendredi 2 novembre 2001
 

de la semaine précédente

Tourner en numérique choix économique ou artistique ?

Pitof, Rohmer, Serreau, Téchiné, Klapisch : la liste des cinéastes qui ont expérimenté le tournage en numérique s’allonge de mois en mois. Alors qu’une étude de la Ficam montre que le numérique coûte aussi cher, sinon plus que l’argentique, qu’est-ce qui pousse ces cinéastes et leurs producteurs à opter pour un de ces nouveaux supports ? Une question qui sera abordée à Beaune lors de la conférence sur les nouveaux outils.

 

 
 
À Barcelone, sur le tournage en haute définition de L’auberge espagnole de Cédric Klapisch.
umérique ou argentique ? Le débat qui couve dans la production depuis quelques années est-il en passe d’être tranché ? Loin de toute approche idéologique, le cinéma français semble adopter le numérique avec beaucoup de pragmatisme, au gré de ses besoins et de ses envies. La rentrée du cinéma hexagonal est à cet égard exemplaire. Avant George Lucas, qui a tourné L’épisode 2 de La guerre des étoiles en haute définition, Pitof fait un sort à la HD avec Vidocq. Sorti fin septembre, le film devrait bientôt atteindre les 2 millions d’entrées.

Dans le domaine du cinéma d’auteur, les deux plus beaux films de la rentrée – L’anglaise et le duc d’Éric Rohmer et Loin d’André Téchiné – font tous les deux appel au numérique. Et ce, quelques mois après Jean-Luc Godard et Agnès Varda. Quant à la DV, elle fait toujours le bonheur du film à petit budget monté avec les moyens du bord, avec le très caustique Les acteurs anonymes de Benoit Cohen. Résultat : le numérique sous toutes ses formes – DV, HD, Beta numérique – s’insinue à tous les niveaux du cinéma français. Même Coline Serreau – une réalisatrice habituée aux sommets du box-office – ne jure plus que par les petites caméras DV. Et là aussi, le succès est au rendez-vous. Sorti le 6 octobre dernier, Chaos a recolté plus de 600 000 entrées en deux semaines. Dix-huit ans après, la très attendue suite de Trois hommes et un couffin, dont la sortie est prévue pour l’an prochain, a aussi été tournée en DV.

Difficile pour autant de parler d’un raz de marée. Sur onze films français sortis en septembre, deux ont été intégralement tournés en numérique. En octobre, ce sont trois films sur seize qui font appel à un tournage numérique. Quant à la HD, seuls cinq films ont été tournés à ce jour en France avec la caméra Sony HDCAM 24P. Quantitativement, les chiffres restent donc modestes. Rien en tout cas qui puisse remettre en cause la suprématie de l’argentique qui, du Super 16 au 35 mm, domine encore plus de 95% de la production nationale.




 
 
 
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