ACCUEIL < DÉJEUNERS DU FILM FRANCAIS > ARCHIVES

DÉJEUNERS DU FILM FRANCAIS

“Le film français” à la table d’Unifrance

Le film français était présent à Toronto au traditionnel déjeuner organisé par Unifrance autour des comédiens et réalisateurs français sélectionnés au Festival, de la presse et des distributeurs nord-américains. Compte rendu à chaud.

Solveig Anspach
Réalisatrice

Après l’épreuve du feu de Cannes, comment vivez-vous la présentation de Stormy Weather à Toronto ?
Cannes marquait la première avant-première du film. J’y ai donc évacué la première dose d’angoisse. Ici, j’ai le sentiment de mieux partager le film. Pour le premier débat auquel j’ai participé, j’ai rencontré un public très cinéphile, qui pose des questions très techniques, très pointues, sur la bande son, le mixage…
… Plus que sur l’Islande ou que sur la rencontre entre cette psychiatre belge et Loa, la mystérieuse femme islandaise ?
Non, mais ces questions-là, je m’y attendais. Moins aux questions de fabrication que suscitent sans doute les ellipses du film. On sent les Canadiens avides de parler d’un autre cinéma. Nous avons des particularités qu’il faut creuser, d’autres choses à offrir, notamment des films qui ouvrent le débat.

Stormy Weather croise plusieurs sujets qui vous tiennent à cœur : la maladie comme dans Haut les cœurs, mais aussi l’Islande, votre pays d’origine...
Surtout le rapport à l’autre. Dans les documentaires que j’ai réalisés par le passé, je me suis ultra-impliquée en me balançant, sans retenue, dans la vie de ces gens que je filmais. Or, il faut faire attention aux gens. Quand, dans le film, Cora qu’interprète Elodie Bouchez, quitte l’île, elle a compris cela. Et puis, après Haut les cœurs, j’avais envie d’inscrire les individus dans l’espace, en l’occurrence celui si particulier de l’Islande.

Votre film est dédié à votre grand-mère ?
Elle, comme toute ma famille, vit toujours à Vestmannaeyjar, une ville de 5 000 habitants où je suis née et où j’ai tourné le film. La première projection y aura lieu dans quelques jours. La salle de cinéma est minable, mais elle existe bel et bien. Tous ceux qui m’ont tant donné pour le film seront là.

La carrière internationale de vos films vous importe-elle ?
En France, quand il a une mauvaise critique, votre film est mort. C’est très violent. Or, je persiste à penser qu’il existe différents publics. Stormy Weather va sortir au Japon, au Canada, en Allemagne… Il va parler à tous ces gens sans doute de manières différentes.

Vos projets ?
J’aimerais bien faire un film complètement en Islande, avec le mari de Loa, une star là-bas qui a tourné aussi avec Bruce Willis.

Propos recueillis par S. D.

 

Vendredi 10 octobre 2003
   Pierre Brousseau
   Nathalie Baye
   Noémie Lvovsky
   Bruno Dumont
   Solveig Anspach
   Benoît Cohen
   Michael Barker
 

 

 

 

 


  AccueilContactez-nousAbonnez-vousRecommandez ce sitePoints de vente
 © Le Film Français 2003