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EDITO
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Sophie Dacbert
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Crédit
Le crédit dimpôt est un succès.
Dabord, il a permis à la production cinématographique
de rester à son plus haut niveau au-delà des
200 films produits en 2004 alors quelle naviguait à
vue, entre une fréquentation en salle en voie de consolidation
et un environnement financier incertain. Ensuite, il a porté
ses premiers fruits en matière de relocalisation des tournages,
ce qui a des conséquences directes sur lemploi en France.
La semaine dernière déjà, notre enquête
soulignait limpact positif du crédit dimpôt
sur les prestataires de services. Secteur totalement sinistré
ces dernières années, la filière technique
commence seulement à sortir la tête de leau,
même si elle névitera sans doute pas la vaste
réorganisation déjà en cours au sein des laboratoires
photochimiques, ni les effets de la pression permanente sur les
coûts de fabrication qui, en baisse continuelle, la condamne
à une non rentabilité désespérante.
Cette semaine a démarré le tournage de Marie-Antoinette
de Sofia Coppola, accueillie les bras ouverts par la région
Île-de-France alors que sa Commission du film poursuit une
politique de soutien au cinéma active, en France mais aussi
à destination de linternational. Voilà encore
un axe du plan développé par le ministère de
la Culture qui peut trouver rapidement résonance, avec pour
effet direct la revitalisation artistique et économique au
niveau régional. Bien sûr, on attend que dautres
collectivités locales emboîtent le pas de lÎle-de-France
qui pèse rien moins que 80% de cette manne financière.
Car il sagit bien de volonté politique. Et si lon
peut mettre au crédit de Renaud Donnedieu de Vabres cette
volonté-là, il lui reste encore à débloquer
le dossier des intermittents du spectacle. La promesse quil
a tenue cette semaine de non seulement relancer le débat
mais aussi de trouver une issue avant le mois de mai doit absolument
se concrétiser. Sous peine de perdre son crédit de
ministre volontariste, en se cantonnant à une simple politique
de ristourne.
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