|
ÉVENEMENT
2003 Productions sous les foudres de la justice
Alors que le jugement de laffaire Un long
dimanche
est mis en délibéré, le tribunal
administratif a annulé la décision dagrément
de Lex-femme de ma vie. Le CNC fait appel.
| |
 |
| |
Plusieurs organisations sétonnent
du sort qui frappe les producteurs de Lex-femme
|
À chaque semaine son actualité
autour de 2003 productions (la société liée
à Warner France, les deux étant dirigées par
Francis Boespflug), productrice dUn long dimanche de fiançailles
et coproductrice de Lex-femme de ma vie. Son avenir cette
fois sassombrit
Le 5 novembre, jour de laudience
sur le recours formé par lAssociation des producteurs
indépendants et le Syndicat des producteurs indépendants
contre la décision dagrément dUn long
dimanche de fiançailles, lassemblée présente
apprenait au tribunal administratif de Paris que celui-ci venait
dannuler la décision dagrément délivrée
au film de Josiane Balasko. Si le jugement a été mis
en délibéré pour Un long dimanche
, le
tribunal devrait logiquement maintenir sa position sur la question
du contrôle de 2003 Productions par Warner France, contrôle
qui lexclut de laccès au soutien financier du
Centre national de la cinématographie en tant que société
extra-européenne. Le commissaire du gouvernement vient,
une nouvelle fois, de donner droit à nos arguments. On peut
envisager sereinement le jugement, commentait Marc-Olivier
Sebbag du SPI, à lissue de laudience.
Pourtant si les deux affaires posent la question du contrôle
de 2003 Productions par une société américaine,
celle de Lex-femme de ma vie se distingue par le fait que
2003 Productions nétait que coproducteur, les producteurs
délégués étant ICE3 (Louis Becker),
et Josy Films (Josiane Balasko). Or le tribunal a choisi non pas
dexclure seulement laccès de 2003 Productions
au soutien mais dannuler la décision dagrément
dans son ensemble. Le CNC, qui fait appel, précise quil
na accordé son agrément quà
ces deux sociétés, ainsi quà France 2
Cinéma. 2003 Productions na pas obtenu lagrément,
le CNC ne donne jamais dagrément global à lensemble
des coproducteurs, contrairement à ce qua estimé
le tribunal
. Cette différence de taille fait
réagir plusieurs organisations syndicales : lUPF relève
lincongruité de cette décision puisque ce sont
deux sociétés françaises qui produisent,
alors que la Chambre syndicale note que si le tribunal est
en droit de considérer 2003 Productions comme contrevenant,
la sanction est contestable pour les producteurs délégués,
au vu notamment de larticle 9 du code du cinéma.
Quant à Francis Boespflug, il ne cache pas sa colère
et considère lamalgame entre les deux affaires
lamentable. Quelle que soit lissue, ceux qui ont travaillé
avec 2003 Productions ont mon Soutien ! Sur le
fond, il semble néanmoins probable que la juridiction administrative
ne suive pas le schéma proposé par 2003 Productions
et Warner France, sauf revirement en appel. Comment sort-on
de là ? Il est temps de se mettre au travail pour trouver
un moyen de réguler laccès au soutien des sociétés
extra-européennes, réitère Michel Gomez
de lArp, une des organisations qui prônaient un accès
encadré pour ces sociétés, avec un recours
à un producteur délégué français.
Sarah Drouhaud
|