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ÉVENEMENT

M6 lance M6 Studio avec la production “d’Astérix et les Vikings”

Produit pour un budget de 22 M€ en partenariat avec les Danois de A-Film, ce long métrage d’animation devrait sortir en 2006.

 

A la recherche de la nouvelle star… Loin de la télé-réalité, M6 poursuit sa quête de développement, cette fois dans le long métrage d’animation. La chaîne va annoncer en effet aujourd’hui à Cannes le lancement d’une nouvelle structure, M6 Studio qui produira pour le grand écran Astérix et les Vikings, nouvel épisode des aventures des héros créés par Goscinny et Uderzo. Pour la peine, le président du directoire de M6, Nicolas de Tavernost et son directeur des programmes Thomas Valentin, seront présents sur la Croisette, accompagnés de Sylvie Uderzo de Choisy et Anne Goscinny. Septième adaptation en dessin animé des aventures d’Astérix pour le grand écran, Astérix et les Vikings sera coproduit par la société danoise, A-Film, le plus grand studio d’animation scandinave (déjà à l’origine, notamment de Gloups ! Je suis un poisson en 2000). Dans une logique de groupe très en vogue actuellement chez M6, le film a été préacheté par TPS (dont la chaîne est actionnaire à 34%), tandis que SND, la filiale de distribution cinéma de M6 a acquis les droits cinéma et vidéo pour la France. En Allemagne, c’est RTL (propriété de Bertelsmann, actionnaire de référence de l’ex-petite chaîne qui monte) qui exploitera le film dans tous ses formats. Directrice des programmes jeunesse de M6, Nathalie Altmann sera productrice du long métrage dont la production est sur le point d’être lancée. “L’idée de ce film nous est venue en voyant notamment les excellentes audiences des premiers longs métrages d’animation diffusés en prime time sur M6 lors des fêtes de fin d’année, explique la productrice.

Nous avions pensé créer une série d’animation mais Albert Uderzo a toujours refusé que le personnage qu’il a créé avec Goscinny devienne un héros récurrent à la télévision. C’est pourquoi nous nous sommes orientés vers le long métrage cinéma.” Le choix s’est alors porté sur Astérix chez les Normands dont le film s’inspire, un opus à l’univers extrêmement fort (la mythologie des Vikings) et donc facilement accessible pour un public international. Constatant la qualité moindre des premiers épisodes des aventures du petit Gaulois en animation sur grand écran mais aussi l’évolution du dessin animé vers une sphère plus adulte (à l’instar de Shrek ou L’âge de glace), M6 a tenu à donner un ton original à ces nouvelles aventures d’Astérix. La chaîne a ainsi fait appel à un duo atypique : le réalisateur Stefan Fjeldmark (Gloups !...) et le scénariste belge Jean-Luc Goossens, auteur de téléfilms (Le divin enfant sur M6), qui travaille actuellement sur un scénario original en compagnie de Benoît Poelevoorde. Reste que la franchise Astérix demeure toujours aujourd’hui une valeur refuge, connue dans le monde entier avec 300 millions d’albums vendus dans plus de 110 pays, 7 dessins animés produits pour le cinéma (12 millions d’entrées en France, 25 en Allemagne) et deux longs métrages de fiction vus par 45 millions de spectateurs sur les cinq continents.

Lancé en novembre 2002, le projet de M6 Studio n’a donc pas eu trop de problèmes pour accumuler les préventes. “Nous avons conclu dès l’AFM en février dernier des accords sur une trentaine de territoires et le préfinancement du film est d’ores et déjà assuré”, précise pour sa part Bernard Majini, directeur des acquisitions et de M6 D.A. Avec Isabelle Bourat et Isabelle de la Gravière, il a ainsi déjà prévendu le film sur l’ensemble des pays de l’Est, en Russie (West Company), Scandinavie (AB Svenk), Benelux (Belga), Portugal (Lusu Mundo), Grèce (Rosebud) ou encore Canada (Crystal). Des négociations avancées sont en cours avec plusieurs marchés majeurs dont l’Espagne, l’Italie et la Grande-Bretagne.

Astérix, un héros méconnu aux États-Unis
“Nous avons pu choisir les partenaires avec lesquels nous travaillerons, poursuit Bernard Majini, mais nous tenons à insister sur le fait qu’Astérix et les Vikings est avant tout destiné au cinéma.” Le marché sud-américain reste, lui, plus complexe à pénétrer, tout comme les États-Unis, un des rares territoires où Astérix n’est pas très connu et où, depuis longtemps, aucun film d’animation français ou européen n’a réellement réussi à s’imposer. “Nicolas de Tavernost et Thomas Valentin devraient évoquer plus encore aujourd’hui sur la Croisette le devenir et la stratégie à long terme de M6 Studio. Pour autant, cette nouvelle structure n’aurait pas vocation à devenir forcément un producteur à part entière de films d’animation mais pourrait intervenir dans certains préachats.

Fabrice Leclerc

Vendredi 16 mai 2003

 

 
 

 

 

 

 

 

 



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