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DÉJEUNERS DU FILM FRANCAIS

Ce mois-ci, Le film français a invité au Flora Danica Marc Caro pour Les inclassables, Dominique Cabrera pour Folle embellie, Julien Boisselier pour, entre autres, Clara et moi, Vahina Giocante pour Le cadeau d’Elena, et Franck Bubosc pour Au secours, j’ai 30 ans.

Franck Dubosc

Sous ses abords de comédie à la française, Au secours j’ai 30 ans cache une teneur plutôt douce amère et dramatique…
C’est exactement ce que voulait faire Marie-Anne Chazel : une comédie qui n’en soit pas seulement une. Le film a un côté comédie à l’anglaise sur une série de tranches de vie… C’est la même chose pour Pierre Palmade ou moi-même. Je ne suis pas là uniquement pour faire du Franck Dubosc. Et ni Marie-Anne ni Pierre ne voulaient aller exactement là où le public les attendait. Je ne voulais pas faire exactement ce que je fais sur scène. C’est pourquoi j’ai demandé à Marie-Anne de corser un peu mon personnage, de lui trouver quelques failles… Il y a une certaine profondeur dans ce personnage d’acteur un peu grande gueule mais en fait très paumé…

Il y a pourtant une scène, celle du tournage de la publicité, ou l’on retrouve du pur Dubosc…
C’est la partie émergée de l’iceberg. Je me devais d’amener aussi ce que je sais faire pour que le public retrouve, tout de même, mon travail.

Vous n’auriez pas été attiré par le rôle, vraiment dramatique, de Pierre Palmade ?
Non. Je ne me considère pas comme un véritable acteur de cinéma, je n’ai pas encore de velléité à accepter un rôle dramatique comme l’ont fait beaucoup de comiques. Et puis, j’ai encore envie de m’amuser, d’être drôle. C’est très agréable et gratifiant, même si cela ne l’est pas autant dans l’esprit des gens de cinéma.

Vous avez une carrière remplie de strates bien différentes : jeune premier dans les films de Michel Lang, acteur dans des séries britanniques dont Coronation Street, amuseur à la télévision puis sur scène… Comment analysez-vous cela ?
Chacune de ces étapes a aidé l’autre. Mon travail en Angleterre m’a appris la télévision. Laurent Ruquier et Elie Semoun m’ont aidé à me faire un nom pour le One Man Show. Le public me permet aujourd’hui de faire du cinéma. Mais j’ai fait encore beaucoup d’autres choses. J’ai donné pendant huit ans des cours d’expression orale à des avocats à l’École de formation du Barreau. J’ai même été reporter dans le monde entier pendant un an pour Channel Four. J’ai fait des reportages sur les transsexuels à Istanbul, sur la Russie, etc.

Vous remontez sur scène le 14 septembre au Bataclan pour un nouveau Show…
Ce sera un prolongement du premier spectacle. J’y ouvre un tout petit peu mon cœur puisque j’y raconte notamment une rupture amoureuse que j’ai connue récemment. 100 dates sont déjà prévues au Bataclan, puis quinze jours à l’Olympia et une semaine au Zénith de Paris fin 2005…

Propos recueillis par Fabrice Leclerc

Vendredi 17 septembre 2004

   Marc Caro

   Dominique Cabrera

   Julien Boisselier
   Vahina Giocante
   Franck Dubosc

 

 

 

 


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