Benoît
Valère


Murielle
Coulin


Delphine
Coulin


Jérome
Boulbes


Stéphane
Gisbert





 
 
















 
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Edition du
Vendredi 19 janvier 2001
 
 

Alors que le Festival de Brest bat son plein, Le film français a réuni au Cap Seguin cinq jeunes talents dans le cadre de son déjeuner bimestriel. Actuellement, Benoît Valère entame le tournage de La fille de l’aube, les sœurs Coulin, Delphine et Murielle, ont achevé Souffle, Jérôme Boulbès prépare La mort de Tau en images de synthèse et Sables mouvants de Stéphane Gisbert vient de commencer sa carrière.

 

Murielle COULIN

De gauche à droite et de haut en bas :
Benoît Valère, Jérôme Boulbès, Stéphane Gisbert,
Delphine et Murielle Coulin

Comment en êtes-vous venues à faire ce film ?
Après Vaugirard, j’ai fait dix ans d’assistanat caméra sur des longs métrages et j’ai commencé à faire les images pour des clips ou des pubs. Parallèlement, Delphine travaillait à la télévision. La réalisation nous titillait et, pendant les grèves de décembre 95, on s’est dit qu’on allait profiter de la situation pour improviser une fiction. Cela a donné un film de 6’, Il faut imaginer Sisyphe heureux, que nous avons produit nous-mêmes. On a écrit le scénario de Souffle et, comme on souhaitait le faire dans les règles, on s’est orienté vers les Films du Poisson.

Quelle est l’idée de départ de Souffle ?

Un fait qui nous est arrivé à toutes les deux en présence de notre grand-mère : un éclat de rire qui va au-delà de tout, qui est un sursaut de vie, à un moment où elle était très malade. On s’est dit qu’on allait essayer de représenter ce lien charnel et familial très fort entre une grand-mère et sa petite-fille, qui permet une compréhension instinctive et entière et qui balaie les interrogations liées à la maladie.

Vous avez tourné en 35. Luxueux pour un court !
Il n’y a pas beaucoup de courts métrages faits directement en 35, mais on y a toujours tenu. Un de nos partis pris, c’est de filmer par moments au plus près de la peau. Et pour filmer 1 cm2 de peau, une ride ou une ligne de la main, il nous fallait une définition et une profondeur de champ qu’on n’avait pas en 16.

Votre formation vous amène à contrôler beaucoup votre image ?

Si les mises en place traînent, j’ai tendance à prendre les choses en main. Mais Delphine sait aussi précisément ce qu’elle veut et elle vérifie au combo pendant que je parle avec le chef op’.

La carrière en festival commence ?
A Pantin, le scénario a été lu par Florence Loiret et a été primé avant réalisation par la fondation Beaumarchais. Brest est la première sélection.


 
 
 
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