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Alors
que le Festival de Brest bat son plein, Le film français
a réuni au Cap Seguin cinq jeunes talents dans le cadre
de son déjeuner bimestriel. Actuellement, Benoît
Valère entame le tournage de La fille de laube,
les surs Coulin, Delphine et Murielle, ont achevé
Souffle, Jérôme Boulbès prépare
La mort de Tau en images de synthèse et Sables
mouvants de Stéphane Gisbert vient de commencer sa
carrière.
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De
gauche à droite et de haut en bas :
Benoît Valère, Jérôme Boulbès,
Stéphane Gisbert,
Delphine et Murielle Coulin
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Vous
êtes surs depuis les origines. Vous avez toujours
eu envie de travailler à deux ?
Oui, parce quon est très proches, on travaille plus
ou moins dans le même domaine. Et puis cela aide décrire
à deux, à condition dêtre dans le même
univers. Se parler à demi-mot en se comprenant vite, cest
un avantage pour écrire ensemble. On réfléchit
à une chose, lune rebondit sur ce que dit lautre,
on écrit de notre côté et on compare. Il y
a plusieurs pistes, tout est multiplié par deux, et cest
plus facile pour avancer.
Vous
avez limpression davoir déjà des
thèmes qui vous son propres?
Ce qui nous motive avant tout, cest
la recherche de nouvelles formes. Sil y a un point commun
entre les deux films quon a réalisés, il tourne
autour des prises de conscience. Comment un détail du quotidien
peut dun coup changer notre façon de percevoir le
réel. Souffle, cest lhistoire dune
petite fille qui reste seule une journée entière
avec sa grand-mère malade. En même temps, elle doit
apprendre sa leçon de sciences naturelles sur la peau et
les cellules. Tout à coup, elle va faire la connexion entre
ces deux faits et sa représentation du réel change.
Tout le film est axé sur la peau, sur lorganique,
sur le fait que lon peut percevoir un être vivant
comme un organisme.
Il y a eu beaucoup de choses amenées
par le tournage ?
Par rapport au scénario, on a beaucoup
accentué le décor. On a beaucoup travaillé
avec le chef décorateur pour trouver des tons de couleur
qui soient assez organiques, comme le blanc et le rouge. Notre
but, cétait dessayer de créer un drôle
dunivers, un peu décalé. Il ne fallait pas
que lendroit soit trop réaliste ni quil sorte
de nulle part. Ce nest pas vraiment naturaliste. On a essayé
de trouver des sensations au lieu davoir une approche intellectuelle.
Et en voyant le film, on se dit quon est arrivées
à quelque chose qui est en accord avec ce quon avait
écrit au départ.

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