Benoît
Valère


Murielle
Coulin


Delphine
Coulin


Jérome
Boulbes


Stéphane
Gisbert





 
 
















 
Cliquez ici !
 
               

 

Edition du
Vendredi 19 janvier 2001
 
 

Alors que le Festival de Brest bat son plein, Le film français a réuni au Cap Seguin cinq jeunes talents dans le cadre de son déjeuner bimestriel. Actuellement, Benoît Valère entame le tournage de La fille de l’aube, les sœurs Coulin, Delphine et Murielle, ont achevé Souffle, Jérôme Boulbès prépare La mort de Tau en images de synthèse et Sables mouvants de Stéphane Gisbert vient de commencer sa carrière.

 

Stéphane GISBERT

De gauche à droite et de haut en bas :
Benoît Valère, Jérôme Boulbès, Stéphane Gisbert,
Delphine et Murielle Coulin

Vous avez commencé par écrire un long métrage?
Une maîtrise de cinéma à Paris-VIII m’a conduit à écrire un scénario de long métrage. Je me suis mis en quête de producteurs, sans me demander s’il était préférable de réaliser d’abord un court métrage. J’ai eu beaucoup de refus, et seul François Cuel m’a aidé à monter un dossier d’avance sur recettes. Aide dont je lui suis redevable car je suis allé en pleinière où l’on m’a réorienté vers l’aide à la réécriture que j’ai obtenue. En attendant le CNC, j’ai écrit trois scénarios de court métrage dont Sables mouvants.

Comment en êtes vous venu à le réaliser ?
Serge Blumental de Perla Films, qui avait reçu un de mes textes, m’a demandé si j’en avais d’autres. Dès la lecture de Sables mouvants il m’a proposé de le produire.

Une production difficile à mettre en œuvre ?
On a échoué deux fois aux aides sélectives du CNC mais, l’histoire se déroulant en Bretagne, on a été soutenus par la Région et par les Côtes-d’Armor. On a été aidés aussi par la structure Scénario que dirigeait alors Jack Gajos. Il avait retenu Corps et âmes, mon scénario de long métrage. Je l’ai retravaillé et il m’a donné son aval pour le représenter au CNC, qui détermine si la réécriture est effective. Ensuite Scénario met à la disposition des auteurs une somme pour aider à la préparation du long. Pour le producteur, la condition sine qua non avant de faire ce long métrage était que je réalise un court, et Scénario a donné une partie de la somme qui manquait pour Sables mouvants.

C’était votre premier tournage. Expérience difficile ?
Du pur bonheur parce que je savais ou j’allais en termes de filmage. Et puis j’avais envie de tourner dans mon village des Côtes-d’Armor, dans un milieu sauvage. Je voulais du mauvais temps, dans la tonalité de l’histoire. La veille du tournage, le temps, qui était ensoleillé, est devenu épouvantable. C’était merveilleux.


Propos recueillis par Patrice Carré.


 
 
 
Cliquez ici !