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Alors
que le Festival de Brest bat son plein, Le film français
a réuni au Cap Seguin cinq jeunes talents dans le cadre
de son déjeuner bimestriel. Actuellement, Benoît
Valère entame le tournage de La fille de laube,
les surs Coulin, Delphine et Murielle, ont achevé
Souffle, Jérôme Boulbès prépare
La mort de Tau en images de synthèse et Sables
mouvants de Stéphane Gisbert vient de commencer sa
carrière.
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De
gauche à droite et de haut en bas :
Benoît Valère, Jérôme Boulbès,
Stéphane Gisbert,
Delphine et Murielle Coulin
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Vous
avez commencé par écrire un long métrage?
Une maîtrise de cinéma à
Paris-VIII ma conduit à écrire un scénario
de long métrage. Je me suis mis en quête de producteurs,
sans me demander sil était préférable
de réaliser dabord un court métrage. Jai
eu beaucoup de refus, et seul François Cuel ma aidé
à monter un dossier davance sur recettes. Aide dont
je lui suis redevable car je suis allé en pleinière
où lon ma réorienté vers laide
à la réécriture que jai obtenue. En
attendant le CNC, jai écrit trois scénarios
de court métrage dont Sables mouvants.
Comment en êtes vous venu à
le réaliser ?
Serge Blumental de Perla Films, qui avait
reçu un de mes textes, ma demandé si jen
avais dautres. Dès la lecture de Sables mouvants
il ma proposé de le produire.
Une production difficile à
mettre en uvre ?
On a échoué deux fois aux aides sélectives
du CNC mais, lhistoire se déroulant en Bretagne,
on a été soutenus par la Région et par les
Côtes-dArmor. On a été aidés
aussi par la structure Scénario que dirigeait alors Jack
Gajos. Il avait retenu Corps et âmes, mon scénario
de long métrage. Je lai retravaillé et il
ma donné son aval pour le représenter au CNC,
qui détermine si la réécriture est effective.
Ensuite Scénario met à la disposition des auteurs
une somme pour aider à la préparation du long. Pour
le producteur, la condition sine qua non avant de faire ce long
métrage était que je réalise un court, et
Scénario a donné une partie de la somme qui manquait
pour Sables mouvants.
Cétait votre premier
tournage. Expérience difficile ?
Du pur bonheur parce que je savais ou jallais
en termes de filmage. Et puis javais envie de tourner dans
mon village des Côtes-dArmor, dans un milieu sauvage.
Je voulais du mauvais temps, dans la tonalité de lhistoire.
La veille du tournage, le temps, qui était ensoleillé,
est devenu épouvantable. Cétait merveilleux.
Propos recueillis par Patrice Carré.

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