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DÉJEUNERS DU FILM FRANCAIS

Ce mois-ci, Le film français a invité au Flora Danica, pour son déjeuner mensuel, les réalisateurs Bernard Rapp pour Un petit jeu sans conséquence, Ismaël Ferroukhi pour Le grand voyage (à l’affiche depuis le 24 novembre) et Pierre Erwan Guillaume pour son polar L’ennemi naturel ainsi que les comédiens Éric et Ramzy, deux des interprètes des Dalton.

Eric & Ramzy

À défaut d’avoir pu voir Les Dalton, on apprend dans le dossier de presse que Philippe Haïm, le réalisateur, considère que c’est le premier film où vous vous essayez vraiment à la comédie puisque vous n’y faites pas du “Eric et Ramzy”…
Eric Judor : Il a raison, je n’ai jamais joué jusqu’à maintenant de personnage terre à terre et méchant comme Joe. Je suis le tyran du film.
Ramzy Bedia : Et moi le Oudaï de l’histoire, le traître ! Bonjour la référence !

Le film est-il resté fidèle à l’univers de Morris et Gosciny ?
Eric : Philippe Haïm a réussi à créer un univers très proche de celui des aventures de Lucky Luke. On retrouve vraiment le ton et les couleurs de la B.D. à l’écran.

Vous suivez une génération entière de comiques qui ont commencé sur scène, avant de faire de la télévision, puis du cinéma. Le cinéma est pour vous un tremplin ou plutôt une vraie passion ?
Eric : La scène a toujours été une passion. La télévision a cela de particulier qu’elle permet d’expérimenter, de travailler. C’est un lieu d’apprentissage. Mais si cela n’arrive qu’aujourd'hui en France, il faut savoir qu’aux États-Unis, les plus grands comiques du cinéma américain comme Eddie Murphy, Mike Myers, Ben Stiller et les autres ont tous fait leurs armes à la télévision avant de venir au cinéma.
Ramzy : À nos débuts, le cinéma ne nous attirait pas plus que cela. Mais une fois que vous y avez goûté, vous ne pouvez plus vous en passer. La tour Montparnasse infernale était un premier essai. Je crois aujourd’hui que nous sommes plus murs dans notre jeu. Reste Double zéro de Gérard Pirès que nous n’avons pas du tout aimé quand nous l’avons vu une fois terminé.

Que s’est-il passé ?
Eric et Ramzy : C’est une comédie dramatique, au sens littéral du terme ! Avant le tournage, nous avions voulu retravailler sur le script en donnant plusieurs pages de notes au scénariste Matt Alexander pour améliorer le scénario mais aucune n’a été retenue. Durant le tournage, nous avons tenté quelques improvisations qui nous paraissaient plutôt drôles mais Gérard Pirès n’a en gardé aucune. Nous n'avons jamais pu assister au montage. Nous avons découvert le film fini… Nous l’avons soutenu comme nous pouvions mais nous sommes ressortis de là consternés.

Après cette expérience, encore des projets de cinéma ?
Eric : Nous travaillons avec Bibo Bergeron, le coréalisateur de Gang de requins sur un film d’animation qui s’inspirera de nos personnages. Nous écrivons avec lui actuellement. Ce sera une coproduction internationale, notamment entre les États-Unis et la France. Nous négocions également avec une grande chaîne hertzienne pour un programme d’animation coproduit avec la société de production française de Bibo Bergeron. Nous y jouerons le rôle d’un couple de moutons ! Enfin, nous avons un dernier projet avec Jamel.
Ramzy : Nous travaillons également avec Quentin Dupieux, le créateur de Monsieur Oiseau, la petite marionnette jaune que l’on a vue dans un clip et une pub. Quentin a réalisé un film, intitulé Le non film, qui n’est malheureusement jamais sorti mais qui nous a tordu de rire. Nous voulons absolument pouvoir partager son univers.

Et la scène ?
Cela fait dix ans que l’on fait de la scène. C’est là ou l’on est le plus libre. Sur scène, il est impossible de faire Double zéro ! Nous roderons notre deuxième spectacle au début de l’année et nous serons à l’Olympia dès le 2 février 2005.

Propos recueillis par Fabrice Leclerc

Vendredi 21 janvier 2005

   Bernard Rapp

   Eric & Ramzy

   Ismaël Ferroukhi
   Pierre Erwan Guillaume
 
 

 

 

 

 


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