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Sophie Dacbert

 

 

Rendez-vous

Pour la 7e année consécutive, Unifrance donne rendez-vous aux amateurs de films français, à Paris du 21 au 24 janvier. Au Rendez-vous du cinéma français, nom de cette manifestation qui a dépassé le cadre des simples screenings, ils sont cette année pas moins de 350 acheteurs de 40 territoires, et 110 journalistes de 20 pays, venus découvrir la dernière cuvée du cinéma français, en avant-première des festivals et autres marchés internationaux.

L’idée vient de Daniel Toscan du Plantier et s’avère toujours aussi pertinente : outre l’invitation dans la capitale de la mode, au moment des soldes, et dans des conditions les plus hospitalières (hôtels haut de gamme, projections autour des Champs-Elysées, fêtes et autres réceptions dans des lieux prestigieux de Paris), le Rendez-vous est le premier de l’année calendaire en matière de rencontres cinématographiques, sorte d’apéritif franco-français avant les festivals de Rotterdam et Berlin qui revendiquent de plus en plus le titre de marchés.

Au-delà du business proprement sectoriel, le Rendez-vous d’Unifrance s’inscrit dans un mouvement bien plus large qui fait du cinéma un vecteur économique puissant, y compris hors des frontières. En témoigne l’étude commandée par l’Association des exportateurs de films (Adef) à l’Ifop visant à valoriser l’impact de l’exportation du cinéma français à l’étranger, notamment sur l’incitation à se rendre en France pour des voyages de tourisme et sur la consommation des produits français. Le résultat est éloquent qui devrait inciter le ministre de l’économie et des Finances à considérer de plus près les vertus du cinéma : 80% des touristes en visite pour moins d’une semaine et regardant des films français dans leur pays, déclarent qu’ils leur ont donné envie, de manière déterminante, de venir en France. Et si 90% des touristes achètent volontiers des produits français dans leur pays (parfums, alcools, produits de beauté…), 60% des spectateurs estiment que les films français les y ont incités de manière décisive. Susciter l’envie de la France, c’est donc cultiver aussi l’offre de son cinéma… sans chauvinisme ni gauloiserie.

Vendredi 21 janvier 2005



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