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Les 30 personnes qui ont marqué l'année
ils se sont imposés…

Qu’ils soient producteurs, auteurs, réalisateurs, acteurs, responsables ou directeurs de chaîne…, l’année 2004 leur a permis de confirmer leur talent ou d’être propulsés en haut de l’affiche. Coup de projecteur sur quelques heureux élus du cinéma et de la télévision.

 
 

William Karel
Réalisateur

Réalisateur chevronné du petit écran (Opération Lune ; CIA, guerres secrètes...) depuis une dizaine d’années, William Karel a sauté dans le grand bain. En juin dernier, son dernier opus, Le monde selon Bush, un temps pressenti pour Cannes en remplacement de Fahrenheit 9/11 (qui n’était alors pas prêt), est sorti en salle après sa diffusion sur France 2. C’est d’ailleurs au cinéma que le public le retrouvera avec son prochain documentaire, adapté du roman de Clémence Boulouque, Mort d’un silence.

 

 
 

Michel Gomez
Délégué général de l’arp

À la tête de la société civile des auteurs producteurs réalisateurs depuis cette année (fin 2003 précisément), Michel Gomez est parvenu à conserver la puissance de l’organisation (où il œuvrait précédemment comme délégué général adjoint) après le départ de Pascal Rogard à la SACD. Le tout, en imposant sa personnalité... et sa créativité sur des dossiers comme la “ TNT “ ou la “ VOD “.

 

 

 
 

Gaspard Ulliel
Acteur

Découvert dans Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc en 2002, Gaspard Ulliel s’est imposé comme le jeune acteur romantique par excellence, sans pour autant perdre sa part de mystère. Jean-Pierre Jeunet ne s’y est pas trompé en lui confiant le rôle de Manech dans Un long dimanche de fiançailles, celui pour qui Mathilde/Audrey Tautou est prête à déplacer des montagnes. Gaspard Ulliel s’est aussi distingué en 2004 dans Le dernier jour de Rodolphe Marconi, film où il donnait la réplique à Nicole Garcia. Aussi à l’aise dans une grosse production que dans un film intimiste, il est aujourd’hui l’un des plus sérieux espoirs du cinéma français.

 

 
 

Sophie Gigon
Directrice de l’Unité Jeunesse de France 2

Il y a trois ans, Sophie Gigon, responsable de l’unité Jeunesse de France 2, faisait le pari de relancer la production de fictions destinées aux adolescents, en général acquises auprès des Américains ou des Australiens par les diffuseurs de l’Hexagone. Le succès d’audience en France, et à l’étranger où certaines de ses séries se vendent bien, lui a donné raison, provoquant au passage un appel d’air pour tous les producteurs concernés (Dargaud, Project Images Films...).

 

 
 

François Kraus, Denis Pineau-Valencienne
Producteurs

François Kraus, Denis Pineau-Valencienne : deux producteurs, deux films, deux succès pour Les Films du Kiosque. L’année 2004 restera un très bon cru pour ces jeunes qui ont grandi dans le court métrage. Après deux premiers films (Oui, mais... d’Yves Lavandier, et Une affaire qui roule d’Éric Véniard), ils se sont imposés en accompagnant deux nouveaux auteurs vers le succès : Thierry Klifa (ancien journaliste de Studio Magazine) pour Une vie à t’attendre et François Favrat pour Le rôle de sa vie.

 

 
 

Alain Benguigui
Producteur

Alain Benguigui poursuit doucement mais sûrement son chemin dans le cinéma d’auteur avec sa société Sombrero. Son deuxième film, Brodeuses, a remporté un succès à la fois critique (il a été couronné par le Grand prix de la semaine de la critique à Cannes et le prix Michel d’Ornano à Deauville) et, à son échelle, public avec près de 200 000 entrées. Ce film révèle une réalisatrice, Éléonore Faucher, ainsi que son actrice principale, Lola Naymark, aux côtés d’Ariane Ascaride. Sombrero Productions prépare Toi et moi pour 2005, le deuxième film de Julie Lopes-Curval, révélée par Bord de mer, Caméra d’or 2002 (premier long métrage produit par Alain Benguigui).

 

 
 

Franck Firmin-Guion
Directeur des programmes de flux de tf1

Personnage peu médiatique, il est pourtant depuis trois ans le responsable de l’ensemble des émissions de flux de TF1 (magazines, divertissements et surtout téléréalité). À ce titre, il peut s’enorgueillir d’avoir récolté en 2004 les fruits d’une programmation implacable et, plus étonnant pour une grande chaîne populaire, parfois novatrice. Hormis le succès annoncé de La ferme célébrités, de Koh-Lanta et de Star Academy, il a fait le pari de programmer Queer en access prime time à la rentrée. Un indéniable succès d’audience et d’image pour TF1, qui vient contrebalancer les revers des divertissements du samedi soir.

 

 

Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont
Producteurs

Cyril Colbeau-Justin et Jean-Baptiste Dupont ont fait leur entrée dans la production avec Grégoire Moulin contre l’humanité en 2001. Leur deuxième comédie, Mais qui a tué Pamela Rose ? (2002), avec Kad et Olivier, a fait près d’un million d’entrées. En 2004, ils ont produit Alive, une comédie musicale transposant la Star Academy sur grand écran, mais se sont surtout distingués avec un ambitieux film policier qui renouvelle le genre au cinéma : 36, quai des Orfèvres d’Olivier Marchal, coproduit avec leur société LGM et Gaumont. Résultat : près de 1,5 million de spectateurs !

 

 
 
 
Pascal Houzelot
PDG de Pink TV

Comment faire du lancement d’une chaîne thématique gay un événement majeur dans l’année audiovisuelle et la soirée la plus courue du Tout-Paris ? C’est le tour de force qu’a réussi Pascal Houzelot en lançant, après une gestation de presque trois ans, une chaîne destinée aux homosexuels et aux “gays friendly”, selon l’expression consacrée. Producteur de cinéma à ses heures (Absolument fabuleux), l’homme est très influent dans la sphère politique comme audiovisuelle (il a longtemps conseillé les dirigeants de TF1). Néanmoins, Pascal Houzelot a réussi à réunir, dans le tour de table de Pink, des investisseurs aussi divers et prestigieux que TF1, M6, Canal+, Lagardère et François Pinault, pour n’en citer que quelques-uns… Un tour de force qui impose le respect.

 

 

 
 

Julien Boisselier
Acteur

Après une première apparition en avril dans Les convoyeurs, Julien Boisselier a passé l’été 2004 sur grand écran ! Ce comédien, remarqué depuis quelque temps à la télévision puis dans Nos enfants chéris et Les portes de la gloire, s’est imposé avec trois comédies romantiques sorties à quelques semaines d’intervalle : la mélodramatique Clara et moi d’Arnaud Viard aux côtés de Julie Gayet, la plus légère J’me sens pas belle de Bernard Jeanjean aux côtés de Marina Foïs, et la déjantée Tout le plaisir est pour moi d’Isabelle Broué, avec Marie Gillain.

 

 

 
 

Christine Cauquelin
Directrice de l'unité documentaires de Canal+

Sa modestie ne l’autorise pas à reconnaître que l’unité Documentaire de Canal+ connaît un second souffle depuis sa nomination à la tête du département, au début de l’année 2004. Et pourtant, en quelques mois, grâce à Christine Cauquelin, la chaîne a de nouveau beaucoup fait parler d’elle en se lançant dans des projets expérimentaux (le polar du réel de Jean-Xavier de Lestrade, Soupçons) ou ambitieux (Clipperton, planète mystère, sur la prochaine expédition de Jean-Louis Étienne).

 

 
 

Jacques-Rémy Girerd
Réalisateur

Découvert par le grand public avec son moyen métrage L’enfant au grelot, Jacques-Rémy Girerd confirme, avec La prophétie des grenouilles, tous ses talents de réalisateur d’animation. Le film, sorti fin 2003, a atteint le million d’entrées France en novembre dernier, après un an d’exploitation. Une consécration pour un des pionniers du renouveau de l’animation française grâce à Folimage, son studio d’animation créé il y a vingt ans à Valence. Le réalisateur est actuellement en préproduction de Mia et le Migou, son prochain long métrage. Avec Michel Ocelot (Kirikou et la sorcière) et Sylvain Chomet (Les triplettes de Belleville), Jacques-Rémy Girerd confirme une nouvelle fois combien la France regorge de talents en matière d’animation.

 

 
 

Thierry Frémaux
Délégué artistique du festival de cannes

Thierry Frémaux a été, en 2004, l’artisan (avec Véronique Cayla) du renouveau attendu du Festival de Cannes. Désormais seul en charge de la sélection des films, il a gagné le pari d’un programme 2004 cinéphile, gourmand et rajeuni, faisant la part belle aux auteurs (Wong Kar-Wai, Assayas, Kusturica, Park Chan-wook, Apitchapong Weerasethakul, Walter Salles) et s’offrant un renouvellement (documentaire, animation, film de genre) dont se sont inspirés depuis d’autres festivals. Le cœur de cette 57e édition aura battu au rythme (fougueux) de son président du jury, Quentin Tarantino. On avait laissé le Festival quelque peu malmené en 2003. Avec Thierry Frémaux, qu’il avait appelé à ses côtés en 2000, Gilles Jacob semble avoir réussi sa succession.

 

 
 

Olivier Marchal
Réalisateur et acteur

Après le coup d’essai de Gangsters en 2002, Olivier Marchal a réussi un coup de maître avec 36, quai des Orfèvres, dans lequel il a réuni Daniel Auteuil, Gérard Depardieu et André Dussollier. L’ancien chef de brigade devenu comédien (Police District), puis scénariste et enfin réalisateur, a su renouveler l’image du polar à la française à travers un récit intense et une mise en scène inspirée. Basé sur des faits réels, 36, quai des Orfèvres a séduit le public, le film affichant près de 1,5 million d’entrées après un mois d’exploitation.

SUITE

Vendredi 21 janvier 2005

 


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