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DÉJEUNERS DU FILM FRANCAIS

À l’occasion de son déjeuner mensuel, Le film français a invité au Flora Danica Serge Frydman, réalisateur de Mon ange, Mathieu Demy pour Le silence, Gilbert Melki pour Prendre femme, la réalisatrice Danielle Arbid pour Dans les champs de bataille, et Emmanuelle Devos pour Rois et reine.

Gilbert Melki

Vous serez à l’affiche le 26 janvier 2005 de Prendre femme de Ronit et Shlomi Elkabetz. Comment êtes-vous arrivé sur ce premier film israélien ?
Par hasard. J’ai reçu le scénario par la poste, je l’ai lu et je l’ai trouvé très bon. J’ai aimé l’histoire et la thématique : la condition de la femme juive. Je savais que mon rôle n’était pas énorme par le temps passé à l’écran, mais il me plaisait. J’ai tout de suite accepté de faire ce film.

Comment s’est déroulé le tournage en Israël ?
Ce fut très rapide car je n’ai tourné qu’une semaine. C’était surtout bizarre pour moi de revenir dans un pays où j’étais allée en vacances quand j’étais enfant. L’ambiance était bonne sur le plateau car les gens faisaient preuve d’une grande ouverture d’esprit en matière politique. Du coup, il n’y avait pas de problème d’opinion ou de communication dans l’équipe.

Le film est inspiré de l’enfance des réalisateurs, et donc de la vie de leur mère. Le lien avec l’histoire qu’ils filmaient était-il une source d’inquiétude ou de pression pour vous ?
Non, même si j’interprète l’amant avec lequel leur mère aurait pu refaire sa vie. Je crois que la pression était surtout sur leurs épaules. Ils étaient très investis dans leur film.

Était-ce difficile de travailler avec deux réalisateurs ?
Non, c’était même plutôt agréable d’être dirigé par deux personnes. D’autant plus que Ronit Elkabetz parlait français, ce qui était encore plus simple.

Vous êtes aussi à l’affiche des Temps qui changent d’André Téchiné, aux côtés de Gérard Depardieu et Catherine Deneuve. Comment s’est déroulée cette rencontre avec deux monstres sacrés du cinéma français ?
Tout s’est bien passé car André Téchiné sait créer une ambiance agréable sur son plateau. Du coup, le travail devient ludique. Tout le monde ressentait ça pendant le tournage. Par exemple, Gérard Depardieu semblait heureux d’être là avec André Téchiné qui lui accordait son attention et lui donnait de nombreuses indications de jeu. En fait, André Téchiné fait partie de ces cinéastes qui aiment les acteurs et qui le leur montrent. S’il fait beaucoup de prises, c’est surtout parce qu’il aime retrouver la musique de ses dialogues et qu’il est en quête de sensations.

La vérité si je mens ! et sa suite vous ont rendu populaire auprès du public.
Vous semblez pourtant vous être éloigné de la comédie pour privilégier le cinéma d’auteur…
Je crois que je n’ai pas reçu de propositions de comédies aussi bien écrites que La vérité si je mens !. J’en reçois encore, de temps en temps, mais rien qui me donne envie de m’investir. Pour moi, le scénario est aussi important que le personnage que l’on me propose. C’est d’ailleurs là que réside le secret d’une bonne comédie : une bonne histoire et de bons personnages.

Des projets ?
J’ai participé à Crustacés et coquillages d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau avec Valeria Bruni-Tedeschi. Et c’est une comédie ! Comme quoi je peux en faire encore quelques-unes. Sinon, je lis des scénarios, mais rien de concret pour le moment.

Propos recueillis par Anthony Bobeau

Vendredi 22 avril 2005

   Serge Frydman

   Gilbert Melki

   Emmanuelle Devos
   Mathieu Demy
   Danielle Arbid
 

 

 

 

 

 



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