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ÉVENEMENT

Cannes retrouve les grandes signatures

53 films, dont 20 en compétition et 9 premières œuvres, composent le menu de la 58e édition du Festival de Cannes, ouverte aux cinémas du monde et aux grands auteurs internationaux.

 
 

Une compétition circonscrite à 20 longs métrages dont trois français, malgré une production pléthorique (1 540 films proposés par 97 pays différents, dont 90 par la France) ; 53 films représentant 28 pays, entre la sélection officielle, en et hors compétition, séance de minuit et autres projections spéciales et le cru Un certain regard ; de nouveaux rendez-vous dont l’Atelier du Festival où 18 projets de jeunes réalisateurs de 18 pays différents seront soumis à l’attention des producteurs dans l’idée de les voir se concrétiser dans les meilleurs délais ; une nouvelle salle au Pantiero, baptisée Cinéma du monde où, jour après jour, sept pays présenteront leur cinématographie, du Maroc au Pérou, en passant par le Sri Lanka ou le Mexique… C’est le 19 avril, au Fouquet’s à Paris, que Gilles Jacob, Véronique Cayla et Thierry Frémaux ont donné le coup d’envoi du Festival de Cannes 2005, en dévoilant le menu de la 58e édition qui se déroulera du 11 au 22 mai, tant du côté de la sélection que des événements et rendez-vous qui les sertiront.

Le président du Festival annonçait d’entrée de jeu la fin des vaches maigres, sentiment confirmé par le retour en force des grandes signatures : David Cronenberg, Michael Haneke, Amos Gitaï, Atom Egoyan, Hou Hsiao-Hsien, Jim Jarmusch, Gus Van Sant, Lars Von Trier, Wim Wenders, à nouveau en lice pour la Palme et, en guests stars, Woody Allen avec son premier film européen, et George Lucas avec son dernier opus de la saga Star Wars.

Et c’est donc un film français, le deuxième long métrage de Dominik Moll, produit et distribué par Michel Saint-Jean (Diaphana) qui ouvrira les festivités le 11 mai au soir, quelques heures après sa sortie en salle. Le réalisateur, son producteur et ses comédiens (Charlotte Gainsbourg et Rampling, Laurent Lucas et André Dussollier), feront la première montée des marches, aux côtés des cinéastes – à ce jour encore inconnus – composant les quatre jurys (l’officiel présidé par Emir Kusturica, mais aussi ceux d’Un certain regard et de la Caméra d’Or-Cinéfondation). Car ce qui est devenu une tradition : la rencontre organisée la veille de l’ouverture, leur est cette année dédiée, avec pour objet de réflexion : “l’avenir d’un Festival comme Cannes”. Un bon moyen d’entrer dans le vif du sujet, selon les deux axes définis par le président du Festival, Gilles Jacob : le plaisir de la rencontre et l’invitation au voyage.

Car en effet, la sélection promet un heureux voyage. Remarquée, l’absence de films anglais, espagnols et allemands en compétition est contrebalancée par un cinéma européen en pleine renaissance, venu notamment des pays de l’Est, et une forte présence asiatique et latino-américaine. Et si quelques grands absents sont à noter du côté français, notamment Patrice Chéreau et son Gabrielle, ils seront tout de même onze réalisateurs à défendre la production nationale : de Michael Haneke, nationalisé français à l’occasion de Caché, film 100% tricolore avec Juliette Binoche et Daniel Auteuil, à Christian Caron dont le très attendu Joyeux Noël a été choisi hors compétition, en passant par les frères Larrieu en compétition, Michel Piccoli et Bertrand Bonello en séances spéciales ou Alain Cavalier, Pierre Jolivet et François Ozon à Un certain regard.

Sophie Dacbert

Vendredi 22 avril 2005

 

 

 

 

 

 



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