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EDITO
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Fabrice Leclerc
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Plaisirs
Retrouver le plaisir du cinéma et de la découverte
: voilà la quête qui aura occupé depuis près
dun an le triumvirat du Festival de Cannes, au terme dune
56e édition qui avait laissé les festivaliers sur
leur faim pour les uns, en pleine crise de foi(e) pour les autres.
Cette quête prend forme aujourdhui avec lannonce
dune sélection qui, sur le papier en tout cas, a de
quoi attiser lappétit. Tous les appétits. Celui
des cinéphiles comme des cinéphages, celui des tenants
de la tradition comme celui des adeptes du renouveau.
La recette de Thierry Frémaux a cela dintéressant
quelle marie toutes les saveurs de cinémas, le tout
soumis aux papilles gustatives du chef Tarantino dont on connaît
la boulimie de septième art. Même la petite musique
des habitués de Cannes entonne un nouveau refrain : le Festival
retrouvera certes cette année ses grandes signatures mais
dans des registres en évolution. Douze cinéastes sur
les dix-huit qui viennent à Cannes sont en compétition
pour la première fois, alors que la prolifique Corée
sera représentée par trois films
Les zombies
gore de Dawn of the Dead viendront flirter avec les interrogations
profondes de Jean-Luc Godard, les films de sabre, la comédie
ou le polar
Jusquau documentaire de Jonathan Nossiter,
Mondovino, qui porte un regard sur létat du monde actuel...
à travers le vin ! Symbole dun grand cru cannois qui
sannonce ou risque daigreur ? Lavenir le dira.
En tout cas, lnologie a cela de commun avec le cinéma
quelle est autant une discipline de professionnel quune
affaire de goût. Mais cest surtout une recherche de
plaisirs et de sensations à chaque fois renouvelés.
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