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EDITO
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Sophie Dacbert
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Content,
pas content
Au lendemain de lannonce du budget Culture
et Communication 2005 et à la veille de la grand messe annuelle
quest devenu le Congrès de la FNCF, jouons au jeu du
content-pas content. Du côté des cinémas,
lheure est plutôt à la bonne humeur, comme latteste
le sondage exclusif réalisé par Médiamétrie
pour Le film français auprès des exploitants : 96%
des interrogés sont satisfaits de leurs relations actuelles
avec leurs partenaires principaux, les distributeurs, et 74% sont
optimistes sur lévolution de leur activité et
donc prêts à investir dans de nouveaux travaux.
Pas content du tout des critiques des Parisiens, premier opus dune
trilogie quil a décidé de porter de A à
Z (du financement à la distribution, en passant par lécriture,
la réalisation
et la promotion !), Claude Lelouch a
retrouvé le sourire vendredi dernier, lorsque les exploitants
lont soutenu dans sa volonté de toucher les spectateurs
coûte que coûte, avec une séance payée
de sa poche (et parfois de la leur). Si lopération
a eu le mérite de faire parler du film, elle ne peut être,
sinon criticable, du moins satisfaisante. Dabord parce quà
trop focaliser sur les critiques, on en perd tout sens
critique.
Ensuite, parce que le bonheur du cinéaste naura été
que de courte durée, le film ne trouvant pas pour autant
ladhésion du grand public les jours suivants. Très
contents, les producteurs et prestataires de services peuvent lêtre
avec le crédit dimpôt arraché tant bien
que mal à Bercy et qui bénéficiera désormais
autant aux uvres audiovisuelles quau cinéma.
Mécontent, Marc Tessier lest forcément face
au budget octroyé à Francetélévisions.
Car lenveloppe supplémentaire dont il dispose va tout
juste lui permettre de tenir le service minimum de la TNT. Pour
le reste mais la création nest-elle pas le principal
? , elle ne pourra certainement pas endiguer le sous-financement
tant décrié de la télévision publique,
ni par conséquent son manque dambition qui, paradoxe,
lui est reproché régulièrement par son ministère
de tutelle. Au prochain jeu du content-pas content, il ne faudra
sétonner ni des réponses des professionnels
de laudiovisuel
ni de celles du public.
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