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ÉVENEMENT
40 M€ de plus pour un crédit dimpôt
ciné & TV
Renaud Donnedieu de Vabres a annoncé, à
loccasion du budget 2005 de son ministère, une enveloppe
de 40 M€ de plus pour le crédit dimpôt cinéma/audiovisuel
et de nouvelles mesures pour la production TV. La hausse du produit
de la redevance reste, elle, limitée.
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Le promeneur de Champ-de-Mars de Robert
Guédiguian (Film Oblige). Un des 56 films au 31 juillet
éligibles au crédit dimpôt cinéma.
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Quarante millions deuros en
plus pour le crédit dimpôt pour la production
cinématographique et audiovisuelle ! Larbitrage interministériel
obtenu in fine par Renaud Donnedieu de Vabres a de quoi réjouir
les professionnels en cette période de rigueur budgétaire.
Certes, le budget général 2005 du ministère
de la Culture et de la Communication affiche une hausse de 5,9%
à 2,787 Md€. Mais il sagit plus dune
remise à niveau, après un budget 2004 qui avait
puisé dans lenveloppe de sécurité du
ministère. Malgré létroitesse du budget,
RDDV se veut présent sur tous les fronts, spectacle vivant,
patrimoine, presse, audiovisuel et cinéma : Preuve
quil ne considère pas le secteur culturel comme une
activité non régalienne de létat, au
contraire, souligne-t-on au ministère, la culture,
sous toutes ses formes, joue son rôle dans la cohésion
nationale.
Faute daisance sur le budget, la mesure la plus spectaculaire
pour le secteur cinéma/audiovisuel, est obtenue sur le plan
fiscal. Largument de la relocalisation des tournages et de
lemploi, a convaincu, plus que celui dinstrument de
financement, pourtant bien réel. Quoi quil en soit,
40 M€ viennent sajouter aux 23 M€ de coût
fiscal estimés pour lannée 2004 pour le crédit
dimpôt cinéma (CIC). Le total, mis dans un pot
commun, sera réparti entre le CIC et son corollaire pour
laudiovisuel, le CIA, applicable dès janvier 2005.
Il est dores et déjà acté que le cinéma
percevra une rallonge de lordre de 6 à 7 ME pour répondre
aux besoins réels et rendre le mécanisme plus attractif
pour les plus grosses productions en rehaussant le plafond par film,
jusquici de 500 000 € pour un long métrage. Les
producteurs qui en bénéficieront devront sengager
à une relocalisation intégrale des dépenses
de production en France. Sur les sept premiers mois dapplication,
les chiffres savèrent encourageants : 69% des films
tournés ont ouvert un dossier de CIC, contre 54% selon les
estimations initiales, et le nombre de semaines de tournages en
France contre celles à létranger (72%/28%) augmente.
Création dun fonds à laide audiovisuelle
Autant, voire encore plus touchée par la délocalisation,
la production audiovisuelle bénéficiera dun
peu moins de 35 ME pour le CIA dont il reste à affiner les
critères dattribution. La production TV se voit également
octroyer 4 M€ du Compte de soutien, pour lextension du
fonds daides territoriales. Ce mécanisme, plus connu
sous le nom 1€ pour 2€, applicable depuis
2004, passe de 10 M€ à 12,5 M€ pour la production
cinéma. RDDV a dailleurs signé sa première
convention incluant ce mécanisme avec la région Centre
en début de semaine. Enfin, une enveloppe de 4 ME est créée
au Cosip pour la création dun fonds pour linnovation
audiovisuelle. Lidée : amorcer le financement duvres
innovantes et audacieuses.
Aussi importantes soient-elles, ces mesures ne compensent pas la
faiblesse des moyens supplémentaires réellement octroyés
à Francetélévisions pour la production. Si
le groupe public voit son budget augmenter de 2,3% (soit 39,7 ME),
comme Arte, cela lui servira pour les deux tiers à déployer
ses chaînes sur la TNT, principalement Festival et France
5. Pour le reste (la production), le groupe est prié de se
servir dans ses ressources propres. La hausse de la collecte, grâce
à son assujettissement à la taxe dhabitation
apportera 88,8 M€, à 2,66 Md€. LINA et Radio-France
bénéficient, elles, dune augmentation substantielle
(5,7% et 2,7%). Enfin, alors que la production audiovisuelle réclame
une hausse de la redevance, le gouvernement a non seulement entériné
lexclusion des résidences secondaires, mais aussi annoncé
une baisse, minime certes, de 0,50 E en larrondissant à
116 € par foyer.
Sarah Drouhaud
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