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ÉVENEMENT
Homo sapiens
Deux ans après Lodyssée de
lespèce et ses 9 millions de téléspectateurs,
France 3 diffusera, le 11 janvier, Homo sapiens, le nouveau docufiction
événement de Jacques Malaterre.
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A moins de ne pas lire la presse,
ni fréquenter les librairies et ne jamais mettre les pieds
dans une salle de cinéma, il devrait être difficile
déchapper à lévénement télé
de la rentrée 2005 : la diffusion dHomo sapiens, le
11 janvier prochain à 20 h 50, sur France 3. Deux ans après
Lodyssée de lespèce et ses 9 millions
de téléspectateurs, le nouvel opus de Jacques Malaterre,
toujours placé sous lautorité scientifique dYves
Coppens, et produit par Boréales et Productions Pixcom (avec
France 5) arrive donc à lantenne servi par un dispositif
exceptionnel. Voire inédit, avec notamment une sortie en
salle le lendemain de la diffusion.
Lenjeu est de taille. Non content de battre des records daudience,
Lodyssée de lespèce sest révélée
être une entreprise très rentable. Le documentaire
sest ainsi vendu dans le monde entier au point dêtre,
à ce jour, le record de Francetélévisions Distribution
(FTD). Avec Homo sapiens, dont le projet est né en novembre
2002, donc avant les résultats de Lodyssée
de lespèce, précisent la chaîne
et le producteur, un pas de plus a été franchi dans
le gigantisme. Pour raconter lhistoire de nos ancêtres
apparus sur terre il y a 250 000 ans, le film sest vu affecter
un budget de 4 ME (dont un apport de Francetélévisions
de 1,7 ME), en hausse de 1 ME. Pour Homo sapiens, nous avons
doublé le temps de tournage [qui a duré quatre mois
en Afrique du Sud, en Suisse, en Chine, en France et en Israël
mobilisant 150 comédiens ndlr.], en raison de la richesse
des décors nécessaires et de la complexité
des situations. La proportion deffets spéciaux, réalisés
par Mac Guff, est en revanche la même, développe
Frédéric Fougea, chez Boréales. Le film a dailleurs
fait lobjet dune coproduction internationale encore
plus vaste que pour Lodyssée de lespèce.
Aux côtés du Canada, de lAllemagne, de lEspagne
et de la Belgique, de nouveaux partenaires ont rallié le
navire. Et pas des moindres : les Américains via Discovery
Channel, la Suisse dont il sagit du plus gros investissement
pour une coproduction. Fait rarissime, la Chine, via Tang Média,
est également entrée dans le montage pour les trois
films de 52 minutes qui seront diffusés dans la foulée
du 90 minutes, sans oublier lAustralie, la Nouvelle-Zélande,
lAngleterre, la Russie, la Slovaquie
Tout le monde
était sensible au sujet, justifie Frédéric
Fougea, qui souligne le rôle important joué par FTD
dans le montage financier qui les a accompagnés pour
un certain nombre de territoires. Outre lenjeu économique,
Homo sapiens représente, pour France 3, une carte à
jouer en termes dimage cette fois. Un nouveau record daudience
la couronnerait définitivement chaîne du documentaire
en général et du docufiction en particulier.
Il y a deux ans, France 3 a fait le pari du docufiction, un
nouveau genre qui consistait à faire entrer la connaissance
par la grande porte, à 20 h 50, chez le plus grand nombre.
Lodyssée de lespèce a remporté
ce pari et nous avons la même ambition avec Homo sapiens,
commente Patricia Boutinard Rouelle, directrice de lunité
Documentaire de la chaîne. Ce film sinscrit dans
une politique éditoriale dinnovation. Cest un
axe stratégique pour France 3, avance à son
tour Rémy Pflimlin, directeur général de France
3. Ce dernier confie que au-dessus de 25% de PDM, la chaîne
sera contente. Sans savancer davantage. Car sil
estime que la programmation de TF1 qui diffusera Qui veut gagner
des millions, nest pas événementielle,
il ne la juge pas aisée pour autant . En attendant,
le troisième épisode a déjà
été lancé. La suite dHomo sapiens,
cest lavenir. Nous réfléchissons à
une fiction danticipation, annonce Patricia Boutinard
Rouelle. Il ne sagit pas de faire un florilège
des conquêtes de la technologie mais de raconter, toujours
par le biais de comédiens et deffets spéciaux,
quels sont les grands événements qui nous attendent
et leurs incidences sur notre façon de vivre dans la sphère
intime, conclut Frédéric Fougea.
Emmanuelle Miquet
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