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ÉVENEMENT
La fréquentation ralentit au premier trimestre
Si la fréquentation a battu des records
en 2004, elle affiche un net recul depuis le début de lannée.
La faute à une pénurie de films porteurs sans lesquels
le marché ne peut rebondir.
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Iznogoud est le seul film à avoir
passé la barre des 2 millions dentrées
depuis le début de lannée.
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Les années se suivent et ne
se ressemblent pas. Après les excellents résultats
enregistrés en 2004, force est de constater que la fréquentation
marque le pas en 2005. Le premier trimestre qui sachève
a été marqué par un net recul des entrées.
Le mois de janvier affiche ainsi une baisse de 12% avec 13,3 millions
dentrées contre 15,1 millions lannée précédente.
De même, la fréquentation a reculé de 13,1%
en février avec 16,8 millions dentrées contre
19,4 millions en 2003. En mars, le mouvement ne sest pas inversé
et les premiers chiffres disponibles indiquent des baisses de 23%
à 39% selon les semaines. La faute à qui ? à
quoi ? Peut-être aux films. Depuis le début de lannée,
les films porteurs capables dentraîner le marché
dans une dynamique positive ont manqué à lappel.
Et certains dentre eux nont pas tenu toutes leurs promesses
comme Alexandre qui se contente de 1,2 million dentrées
malgré une promotion digne des plus gros blockbusters. Les
sorties ont été pourtant nombreuses, notamment en
mars où 69 films nouveaux étaient annoncés
sur les écrans, mais les vrais succès sont rares.
Au cours des trois derniers mois, un seul film a dépassé
la barre des deux millions dentrées alors quils
étaient cinq à la même période en 2004.
Iznogoud a ainsi été vu par 2,5 millions de spectateurs
depuis sa sortie le 9 février 2005. À la même
époque lan dernier, Frère des ours et Podium
avaient amassé plus de 3,4 millions dentrées
chacun, tandis que Les 11 commandements approchait des trois millions
et que Le dernier samouraï et Les rivières pourpres
avaient passé le cap des deux millions dentrées.
Les 10 premiers du box-office représentent 14,7 millions
dentrées en 2005 contre 19,8 millions en 2004. Faute
de véritables locomotives, il est donc logique que la fréquentation
soit en baisse. Certains films ont créé la surprise
comme La chute qui cumule plus de 870 000 entrées ou Ray
qui fait preuve dune stabilité exemplaire au point
de prendre la tête du box-office en deuxième semaine.
Cela nest toutefois pas suffisant pour inverser la tendance.
Le Printemps du Cinéma na pas non plus atteint son
niveau de 2004, la manifestation enregistrant une baisse de 12%.
Faut-il pour autant craindre un mouvement de fond ? À nen
pas douter, la réponse est négative. La baisse est
conjoncturelle et non structurelle, et le calendrier des prochaines
sorties est plutôt prometteur. Les premières avant-premières
de Brice de Nice, dont la sortie est prévue pour le 6 avril,
sont par exemple très encourageantes. La comédie de
James Huth remplit les salles. Certaines ont connu des records daffluence
comme le Majestic de Douai qui a réalisé plus de 600
entrées payantes en une soirée. Il faudra aussi compter
avec Lantidote (30 mars), Robots (6 avril) ou Lempire
des loups (20 avril). Et puis, Star Wars Episode III est attendu
le 18 mai prochain. Le dernier volet de la nouvelle trilogie de
George Lucas sannonce comme lun des événements
majeurs de lannée 2005. Quant au mois de juin, il verra
se succéder les sorties de poids lourds comme Batman Begins
pour lequel Warner a déjà entamé une impressionnante
campagne daffichage, Les poupées russes, Madagascar
et La guerre des mondes. De quoi relancer la fréquentation
en attendant une fin dannée encore plus prometteuse
avec la sortie dHarry Potter et la coupe de feu.
Anthony Bobeau
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