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DÉJEUNERS DU FILM FRANCAIS

Ce mois-ci, Le film français a invité au Flora Danica Richard Anconina et Maxim Nucci, interprètes d’Alive de Frédéric Berthe, Claude Rich pour Le cou de la girafe, le premier film de Safy Nebbou, Bérénice Bejo pour Le grand rôle de Steve Suissa, et Philippe de Broca et Jules Sitruk, le réalisateur et l’interprète de Vipère au poing.

Richard Anconina

Avec Alive, vous abordez pour la première fois le cinéma musical. Un vieux rêve ?
Oui, car je suis de la génération des films comme Fame, All That Jazz, et des fans de danseurs comme Carolyn Carlson. Mais j’ai voulu que le film se dégage de la mouvance de ces années-là, qui imprégnait le premier traitement du scénario. Il fallait replacer l’histoire dans le contexte actuel où on a enfin pris conscience que l’accomplissement de la vie, c’est de réussir autant dans son métier que dans sa vie affective, trouver l’équilibre entre sa passion professionnelle et sa vie familiale. D’où l’importance de l’histoire d’amour.

Vous avez donc contribué au scénario ?
Pas au scénario à proprement dit, mais les producteurs étant des amis, j’ai été très proche du projet dès l’origine, aux côtés de Cyril Colbeau-Justin, le producteur, Frédéric Berthe le réalisateur, et bien sûr, Maxim Nucci, le compositeur et autre rôle principal. Par exemple, j’ai pensé à Valeria Golino pour le rôle d’Elisa. Un grand bonheur !

Alive est un premier long métrage, avec essentiellement des jeunes dont c’est aussi le premier film…
Oui, mais ce n’était pas gênant car tous évoluent dans l’univers de la comédie : ce sont des artistes interprètes, chanteurs, danseurs… Bien sûr, on a répété les scènes. Et si je les ai guidés parfois, j’ai essayé d’instaurer un jeu hyper réaliste pour démystifier l’aspect art dramatique qui pouvait les perturber, et les rendre moins crédibles. Quant à Frédéric Berthe, il avait à son actif un passé de réalisateur pour la télévision.

Peut-on dire que Alive, c’est la Star Ac sur grand écran ?
Pas du tout ! Car, encore une fois, c’est une fiction, une vraie. On ne peut pas occulter l’histoire particulière de ce producteur de comédie musicale, amoureux fou de sa femme qui l’a quitté et de ses enfants. Il est toujours passionné par son métier, mais il lui manque une jambe. All That Jazz ou Chorus Line, Fame avaient d’autres problématiques.

La vérité si je mens 3 est-elle sur les rails ?
Oui, mais je n’ai encore rien lu. Normalement, on y sera tous. C’est un film de bande qui a une relation particulière avec le public. On ne peut pas la rompre…

Propos recueillis par Sophie Dacbert

Vendredi 29 octobre 2004

   Richard Anconina

   Claude Rich

   Bérénice Bejo
   Maxim Nucci
   Philippe de Broca
   Jules Sitruk

 

 

 

 


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