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Cinéma français : la relève assurée

Présents ou non à Cannes, les nouveaux réalisateurs français sont souvent associés à de jeunes producteurs et distributeurs et, par extension, à de nouvelles familles de cinéma. Tour d’horizon, parfaitement subjectif et non exhaustif, d’une génération qui marie tous les genres.

 
  Présents ou non à Cannes, les nouveaux réalisateurs français sont souvent associés à de jeunes producteurs et distributeurs et, par extension, à de nouvelles familles de cinéma. Tour d’horizon, parfaitement subjectif et non exhaustif, d’une génération qui marie tous les genres.

Il y a les porte-drapeaux de la nouvelle génération de cinéastes, comme François Ozon qui, à 34 ans, aligne déjà cinq longs métrages dont le dernier, 8 femmes, comédie de mœurs musicale et à suspense, l’a fait entrer dans le club des grands auteurs populaires (près de 4 millions d’entrées). Ou bien Olivier Dahan qui, au même âge et trois films déjà, s’est attaqué au conte fantastique avec Le petit Poucet et a enchaîné, avec Isabelle Huppert, un des films qu’on était en droit d’attendre à Cannes, La vie promise. Ou encore Dominik Moll qui, après l’impeccable confirmation d’Harry, un ami qui vous veut du bien, est attendu avec impatience au détour de son troisième long métrage.

Il y a ceux qui, avec leur premier long métrage, ont tout suscité, sauf le désintérêt, et dont on espère qu’ils transforment l’essai, tel Jan Kounen, parti tourner son Blueberry au Mexique ou, dans un tout autre style, Gaspar Noé dont la présence à Cannes avec Irréversible n’a de cesse de faire couler de l’encre.

Il y a aussi les comédiens, connus et reconnus, qui ont choisi de passer derrière la caméra, comme Yvan Attal (Ma femme est une actrice) ou Mathieu Amalric (Le stade de Wimbledon) dont on a pu déjà découvrir le talent de metteur en scène, Sophie Marceau (Parlez-moi d’amour), Vincent Perez (Peau d’ange) et Guillaume Canet (Mon idole), tous trois en postproduction, ou Isabelle Doval, qui tourne actuellement Rire et châtiment avec José Garcia, Benoît Poelvoorde et Laurent Lucas.

Il y a encore ces scénaristes, stars dans leur partie, qui eux aussi ont décidé de se frotter à la réalisation, comme Gérard Bitton et Michel Munz, auteurs de La vérité si je mens ! et qui portent aujourd’hui eux-mêmes à l’écran Ah si j’étais riche !.

Vendredi 31 mai 2002
 
  Vincent Maraval
  La relève


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