Web Lexique

Développement d'Internet en Europe de l'Ouest

Technologies du futur

Marc Welinski : directeur du pôle audiovisuel de Wanadoo

Chiffres

Utilisateur : Dépit au pays du haut débit

Lexique des termes technologiques

Revenir au sommaire général



 
 
 
 
Cliquez ici !
 
               

 

 
 


Technologie :
Quand le haut débit révolutionne Internet (suite)

 


(cliquez sur l'image pour accéder au site)
Nettement plus vite, l’émission consacrée au net sur Wanadoo ADSL.

C’est l’ADSL, une technologie abordable qui permet de véhiculer des débits numériques importants par le fil du téléphone. Cette capacité à s’appuyer sur un réseau existant permet d’envisager un déploiement plus large que le câble. Après avoir longtemps tergiversé, France Télécom a lancé son service ADSL en région parisienne fin 1999. Baptisé Nettissimo, le forfait internet rapide de l’opérateur public est aujourd’hui disponible dans 200 villes et compte 35 000 abonnés. A l’horizon 2003, 40 % de la population française devrait avoir accès à ce service. Mais l’ADSL n’ira pas partout, notamment à cause d’une faiblesse technologique. Pour pouvoir être desservi, la prise de l’abonné ne doit pas se situer à plus de 3 km d’un commutateur. Ce qui rend particulièrement difficile l’équipement des zones rurales. Le dégroupage du réseau, qui consiste à ouvrir à la concurrence les derniers kilomètres de lignes jusqu’à l’abonné final, devrait permettre d’accélérer encore le déploiement de l’ADSL. Des tests sont en cours sous l’égide de l’ART. Le dégroupage devrait être opérationnel dès le 1er janvier 2001, avec une trentaine d’opérateurs concurrents.

Mais, selon les spécialistes, ces offres ne devraient pas être accessibles au grand public avant juin 2001. Autre technologie susceptible de faire décoller l’internet haut débit : la boucle locale radio, destinée à couvrir les zones urbaines et périurbaines. Il s’agit d’installer un petit émetteur chez l’abonné en vue directe de l’antenne de l’opérateur. Avantage principal : le système permet d’offrir potentiellement des débits plus importants que sur le câble et le téléphone. En juillet dernier, l’ART a délivré 2 licences nationales à Fortel et à Firstmark, et une partie des 22 licences régionales prévues par la loi. Par ses capacités, la boucle locale radio vise une clientèle plus professionnelle que grand public. Mais Fortel, un des deux opérateurs nationaux, a déjà annoncé qu’il proposerait une offre à destination des particuliers. Calquée sur l’offre du câble et de l’ADSL, elle se contente malheureusement d’un débit de 512 kbit/s, bien en dessous des capacités de la technologie radio. “Cela va aller très vite, souligne-t-on chez Fortel. Selon notre cahier des charges, nous devons avoir couvert 30% de la population française à la fin de 2001, et 85% des agglomérations de plus de 50 000 habitants d’ici à la fin de 2004.”


(cliquez sur l'image pour accéder au site)
Le nez dehors, un programme de Wanadoo ADSL. Le service haut débit de France Télécom prévoit le lancement d’un bouquet de chaînes en 2001.

Quatrième technologie prête à décoller : le satellite. Plusieurs opérateurs devraient proposer des offres haut débit accessibles même dans les zones les plus isolées. C’est le principal avantage du satellite par rapport aux technologies concurrentes. On installe chez le particulier une parabole capable d’émettre et de recevoir des données. Une solution encore très coûteuse. L’alternative est d’utiliser le fil du téléphone comme voie de retour internet. Cette solution permettra aux opérateurs de bouquets satellites de proposer un service internet haut débit directement accessible depuis le téléviseur. Une offre bon marché qui touchera rapidement un vaste public. Canal+ travaille discrètement sur ce projet basé sur la nouvelle génération de décodeurs numériques Net-top box. Véritable centre de communication, celui-ci gérera les centaines de chaînes de télévision et l’accès à de nombreux services interactifs, dont l’internet haut débit. Equipé d’un disque dur de plusieurs gigaoctets, il pourra stocker plusieurs heures de vidéo. “Avec ce décodeur, on propose ce qu’on fait aujourd’hui sur PC, mais accessible directement sur la télévision, explique Jean-Louis Herneux de Canal+. L’objectif est que le passage du mode TV au mode internet soit le plus harmonieux possible. Le satellite est par définition une plate-forme haut débit. Aujourd’hui, nous l’utilisons pour diffuser de la télévision. Mais demain cela servira à internet.” Canal+ compte déployer ses premiers décodeurs en 2001, avec l’objectif de remplacer à terme l’ensemble du parc. Avec 1,5 million d’abonnés en France, CanalSatellite ouvrirait ainsi toutes grandes les portes de l’internet haut débit à un large public.

Patrick Caradec

 
 
 
Cliquez ici !