Commerce
B2B :
Promesses non tenues
Lancés
en grande pompe au début de cette année, les sites de “business
to business*” ont, en très peu de temps, pris du plomb dans
l’aile. Au royaume des start-up, seuls les plus malins s’en
sortiront...

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COMMERCE
B2B
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(cliquez sur l'image pour accéder
au site) |
| Reelplay.com a été élu meilleur site de
business to business de l’année, dans sa catégorie, par
le magazine américain Forbes. Ses concepteurs ont misé sur
la gratuité de l’accès à une base de 5 000 œuvres TV et
cinéma. |
’était il y a quelques mois, sur les
rives du Pacifique. A Los Angeles, l’hôtel Loews avait pris
des reflets orangés très prononcés, presque entièrement bariolé
aux couleurs d’une nouvelle société qui faisait ses premiers
pas.
C’est au cours du dernier American Film Market (AFM) que la
start-up filmbazaar.com
s’est jetée à l’eau. Un véritable lancement à l’américaine,
dopé par un marketing agressif, avec distribution de tee-shirts,
casquettes, parapluies à gogo. Ne manquait plus que les pom-pom
girls et les rayons laser... En cet automne, filmbazaar.com
est aux abonnés absents, injoignable. Aux dernières nouvelles,
début août, le site avait lancé un sous-site, une variante de
leur offre réservée aux professionnels et qui était censée créer
un grand marché virtuel mondial via internet. Le “grand marché
virtuel mondial”, voilà la (fausse ?) bonne idée qui a germé
dans tous les esprits malins de la netéconomie quand la folie
des “dotcoms”
* s’est emparée du 7e art. Car il n’y avait pas de raison qu’en
cinéma, moins qu’ailleurs, le B2B (business
to business) * ne fasse son apparition.

(cliquez sur l'image pour accéder
au film) |
| Filmbazaar.com propose aux professionnels
de gérer la vente de leurs films depuis le web. |
Mais, à l’image du Nasdaq
* et de ses figures acrobatiques très montagnes russes, quelques-unes
de ces sociétés sont en train de boire la tasse, après des démarrages
en trombe, dépassées par la réalité du terrain, ces “vrais”
gens qui n’ont pas besoin d’être ébloui par des promesses pour
y voir clair. A l’origine, le concept était très aguicheur.
Ces sociétés (filmbazaar.com,
internetstudios.com...)
proposaient tout simplement de déplacer le business de la vente
des films, depuis les traditionnels marchés, jusqu’au web. Une
ambition louable, même si la profession n’avait rien demandé
à personne. Certains y ont même vu des nécessités pour alléger
et faciliter le travail harassant abattu lors du Mifed, de Cannes
et de l’AFM. En simplifiant les envois de promo-reels, affiches,
argumentaires via le web, ces sites gommaient tous les frais
de fonctionnement de n’importe quelle société de distribution
internationale.
