Web Lexique

Le business sur Internet en quelques chiffres

Jérôme Paillard, directeur de Cannes
market.com


Daniel P. Weadock, président de filmaxis.com

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Commerce B2B :
Promesses non tenues

Lancés en grande pompe au début de cette année, les sites de “business to business*” ont, en très peu de temps, pris du plomb dans l’aile. Au royaume des start-up, seuls les plus malins s’en sortiront...

COMMERCE B2B

(cliquez sur l'image pour accéder au site)
Reelplay.com a été élu meilleur site de business to business de l’année, dans sa catégorie, par le magazine américain Forbes. Ses concepteurs ont misé sur la gratuité de l’accès à une base de 5 000 œuvres TV et cinéma.

’était il y a quelques mois, sur les rives du Pacifique. A Los Angeles, l’hôtel Loews avait pris des reflets orangés très prononcés, presque entièrement bariolé aux couleurs d’une nouvelle société qui faisait ses premiers pas.

C’est au cours du dernier American Film Market (AFM) que la start-up filmbazaar.com s’est jetée à l’eau. Un véritable lancement à l’américaine, dopé par un marketing agressif, avec distribution de tee-shirts, casquettes, parapluies à gogo. Ne manquait plus que les pom-pom girls et les rayons laser... En cet automne, filmbazaar.com est aux abonnés absents, injoignable. Aux dernières nouvelles, début août, le site avait lancé un sous-site, une variante de leur offre réservée aux professionnels et qui était censée créer un grand marché virtuel mondial via internet. Le “grand marché virtuel mondial”, voilà la (fausse ?) bonne idée qui a germé dans tous les esprits malins de la netéconomie quand la folie des “dotcoms” * s’est emparée du 7e art. Car il n’y avait pas de raison qu’en cinéma, moins qu’ailleurs, le B2B (business to business) * ne fasse son apparition.


(cliquez sur l'image pour accéder au film)
Filmbazaar.com propose aux professionnels de gérer la vente de leurs films depuis le web.

Mais, à l’image du Nasdaq * et de ses figures acrobatiques très montagnes russes, quelques-unes de ces sociétés sont en train de boire la tasse, après des démarrages en trombe, dépassées par la réalité du terrain, ces “vrais” gens qui n’ont pas besoin d’être ébloui par des promesses pour y voir clair. A l’origine, le concept était très aguicheur. Ces sociétés (filmbazaar.com, internetstudios.com...) proposaient tout simplement de déplacer le business de la vente des films, depuis les traditionnels marchés, jusqu’au web. Une ambition louable, même si la profession n’avait rien demandé à personne. Certains y ont même vu des nécessités pour alléger et faciliter le travail harassant abattu lors du Mifed, de Cannes et de l’AFM. En simplifiant les envois de promo-reels, affiches, argumentaires via le web, ces sites gommaient tous les frais de fonctionnement de n’importe quelle société de distribution internationale.


 
 
 
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