×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 64

1993 : Anne Fontaine "Sélection = Hallucination"

Date de publication : 13/05/2011 - 14:34

Spécial 50e edition Semaine de la Critique : Chaque jour, un réalisateur ou une réalisatrice se souvient du film qui l'a révélé à la Semaine de la Critique.

Comédienne n’était pas un métier pour moi. Étant quelqu’un désireux de contrôler, j’avais une sorte d’appréhension avec la caméra. Les acteurs m’intéressaient beaucoup plus que mon propre travail. Soucieuse de ne pas être tributaire du désir des autres, j’ai commencé à écrire ce qui est devenu Des histoires d’amour finissent mal… en général. Je ne pensais pas être réalisatrice. C’est Jacques Audiard qui m’a dit : “Y’a un ton, y’a quelque chose, tu devrais continuer.” Il m’a plus ou moins dit que je pourrais ambitionner de le tourner. C’était audacieuxet impossible, tout en me disant pourquoi pas. Je n’avais pas fait de court métrage, pas d’écolede cinéma. En obtenant l’aide du CNC, j’ai pleuré. J’allais être obligée de le faire. J’ai eu la peur de ma vie. Sans grande culture cinématographique, j’étais autodidacte, mais être un peu vierge m’a peut-être aidée, libérée. Quand j’ai été sélectionnée, j’ai cru à une erreur. Cela me paraissait impossible que des professionnels ne trouvent pas ça hyper mal foutu, même si je savais que le film avait un certain charme. Je crois que c’est la plus grande – parce que probablement la première – joie, au sens enfantin du terme. Si un de mes films fait 1,5 million d’entrées, cela me procurerait moins de plaisir. Avec le premier film, l’attachement est différent. Un peu de votre vie naît à ce moment-là.

 

Guillaume FRAT
© crédit photo :


L’accès à cet article est réservé aux abonnés.

Vous avez déjà un compte


Accès 24 heures

Pour lire cet article et accéder à tous les contenus du site durant 24 heures
cliquez ici


Recevez nos alertes email gratuites

s'inscrire