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Les déjeuners du "Film français" à la Plage des Palmes

Date de publication : 14/05/2011 - 12:18

Stéphane Rybojad, Benoît Ponsaillé, Xavier Darcos, Michel Gomez, Antoine de Clermont-Tonnerre, Éric Toledano, Olivier Nakache, Olivier Barthélémy, Cédric Jimenez, Euzahn Palcy, Raphaël Personnaz, Christian Rouaud, José Bové, Véronique Cayla et Georges Goldenstern. Remerciements à Stella Artois

Stéphane Rybojad
Réalisateur

Pour un premier long, un film d’action au Tadjikistan digne d’une grosse machine, vous n’avez pas choisi la facilité ?

S. R. : Je ne pense pas que ce soit une grosse machine. 7,7 M€ de budget avec ce casting-là (Diane Kruger, Djimon Hounsou, Benoît Magimel…), c’était un film malin et pas cher. Cela fait vingt ans que j’emmerde quasiment tout le cinéma français pour faire un long. Mon parcours dans le doc, la pub, les clips, m’ont beaucoup apporté et j’ai pu mettre ici toute mon expérience.

Pour votre prochain film, vous allez choisir quel type de projet ?

S. R. : S’il pouvait être un peu plus compliqué, ce serait chouette ! Côté cinéma, je pense à un thriller économique sur fond de guerre 1939-1945. Je réfléchis aussi à une mini­série d’anticipation pour Canal+ autour des cent prochaines années liée à la conquête ­spatiale.

François-Pier Pelinard-Lambert

 

Benoît Ponsaillé
Producteur

L’aventure de Forces spéciales a été intense ?

B. P. : Trois mois de tournage sur trois continents, de -25° jusqu’à +50°.Dès la première semaine de production, les ventes ont commencé à Toronto et tout s’est accéléré à l’AFM. Aujourd’hui, le film a déjà été vendu sur 20 territoires. Nous sommes en postpro­duction et StudioCanal le sortira en France le 2 novembre.

Où en sont les projetsde Easy Company ?

B. P. : La structure, créée pour soutenir les projets de Stéphane Rybojad, a actuellement deux longs en développement et en langue anglaise. Il y a aussi un projet de série télé avec Canal+, inspiré de Forces spéciales.

François-Pier Pelinard-Lambert

 

Benoît Magimel
Comédien

Que retiendrez-vous d’un tournage aussi fort que Forces spéciales ?

B. M.  : Stéphane Rybojad a su créer entre nous une belle alchimie. On a vécu des choses fortes, en particulier au niveau de la sécurité. C’est toujours dans les situations extrêmes que l’on se révèle. Il nous a bien choisis. J’avais de bons partenaires, c’est important.

Vous venez de terminer le film de Jalil Lespert, Des vents contraires ?

B. M.  : C’est son deuxième film, adapté du roman d’Olivier Adam. C’est un rôle à l’opposé de Forces spéciales, qui perd pied quand sa femme meurt. Il va tenter de tout reconstruire en repartant dans sa ville natale. Un film fort alors que j’avais un rôle plus léger dans Forces spéciales. C’est le plaisir d’être acteur.

Vous tournez en ce moment ?

B. M. : Je participe au biopic que réalise actuellement Florent-Emilio Siri sur Claude François. J’incarne Paul Ledermann. Je pense que l’on va redécouvrir le chanteur.

François-Pier Pelinard-Lambert

 

Raphaël Personnaz
Comédien

Il y a un an, vous étiez roi dans La princesse de Montpensier, vous voilà commando dans Forces spéciales ?

R. P. : Ce sont deux expériences fantastiques. J’ai adoré jouer ce rôle dans un genre où l’on n’attend pas forcément le cinéma français. Ce sont des complexes bizarres. Pendant un temps, on s’est presque interdit le polar. Et Olivier Marchal est arrivé. Là, on se rend compte qu’un film comme Forces ­spéciales n’est pas l’apanage exclusif du cinéma anglo-saxon.

Comment vous êtes-vous préparé ?

R. P. : On a rencontré des commandos de marines. Et il n’y a pas que des musclors. C’est comme une équipe de rugby. Il y a les piliers, les trois quarts centres… Là, ­Stéphane m’a demandé de courir. Et je l’ai fait. À 3 500 m d’altitude.

Quels sont vos projets ?

R. P. : Je viens de terminer Tu danses de Géraldine Maillet avec Julie Gayet. C’est une sorte de Lost in Translation, un film plein de fantaisie. En juillet, je tournerai Trois mondes, le prochain Catherine Corsini avec Clothilde Hesme.

François-Pier Pelinard-Lambert

 

Georges Goldenstern
Directeur de la Cinéfondation

Combien de films estampillés Cinéfondation à Cannes ?

G.G. : 14 films que l’on retrouve absolument partout, à Un certain regard, mais aussi à la Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la critique. Et certains réalisateurs sont allés très vite. Le réalisateur sud-africain ­Oliver Hermanus, qui est à Un certain regard avec Skoonheid, a terminé la Résidence en juillet de l’année dernière. C’est encore mieux pour Bonsaï. Cristian Jimenez a quitté la ­résidence à la mi-février et se retrouve avec son film ­sélectionné à Un certain regard. Et on ­retrouve des ­anciens comme Nadine ­Labaki ou ­Catalin Mitulescu.

Tous ceux qui passent par la Cinéfondation réussissent à monter leurs projets ?

G.G. : La résidence a 11 ans d’existence. 62% des films ont été réalisés et si j’ajoute ceux qui sont en préparation ou vont se tourner à la fin de l’année, on arrive à 97%. Il faut dire que ces réalisateurs sont très ­accompagnés pendant les quatre mois et demi de leur séjour. Et si on regarde ce qui passe du côté de l’Atelier créé en 2005, on se rend compte que le taux de réalisation des films varie entre 83 et 100%.

Vous avez des perspectives de développement ?

G.G. : On y est allé progressivement. D’abord la sélection des films d’école puis la résidence deux ans après, suivie ensuite de l’Atelier. Maintenant la réflexion porte sur la façon d’aider ces films terminés afin qu’ils soient vus en salle. C’est le gros ­problème. Certains sortent dans leurs pays mais pas toujours. Il faudrait peut-être mettre au point une sorte de label ­Cinéfondation, qui faciliterait la distribution de ces films. C’est notre nouvelle piste de travail. Elle est assez complexe.

Quels sont les territoires émergents du moment ?

G.G. : L’Amérique latine est toujours en force et tous les pays participant à l’émergence de ce continent. Le Moyen-Orient est aussi de plus en plus actif. Et puis les pays de l’Est avec la Russie qui redémarre, l’Ukraine et toutes les ex-républiques ­soviétiques.

Patrice Carré


Véronique Cayla
Présidente d’Arte

Arte est à nouveau très présente à Cannes, cette année…

V.C. : Oui, nous soutenons cinq films dans la sélection officielle, dont trois français, Polisse de Maïwenn, Pater d’Alain Cavalier et puis L’Apollonide, souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello. Ce sont des films d’auteur de générations différentes. Et puis deux films d’auteur européens, des fidèles que nous accompagnons depuis des années : Melancholia de Lars Von Trier et Le Havre d’Aki Kaurismaki. C’est très représentatif du travail d’Arte et de sa volonté de tisser une toile d’auteurs à travers le monde.

Avez-vous déjà pu voir des films ?

V.C. : Oui, La guerre est déclarée de Valérie Donzelli auquel la Sofica d’Arte a participé.C’est une très belle découverte. Son film est plein d’énergie et de vitalité, c’est un film dopant sur un sujet difficile. C’est réjouissant que l’on retrouve un peu plus de femmes qu’à l’ordinaire derrière la caméra.

Allez-vous continuer la politique précurseur d’Arte en matière d’internet ?

V.C. : Je suis convaincue que l’internet est une grande chance pour Arte, la chaîne est pionnière à la fois en production propre et en diffusion. Nous pouvons ainsi atteindre des nouveaux publics qui ne regardent pas ­nécessairement l’antenne, notamment les jeunes. Arte+7 bat des records d’audience tous les mois. Et depuis deux jours, nous sommes accessibles sur Orange. Nous venons aussi de mettre en ligne la première web-fiction diffusée sur Facebook. Nous allons tisser des liens de plus en plus forts entre l’antenne et le web afin que les deux se nourrissent.

Catherine Wright

 

Olivier Nakache, Éric Toledano
Réalisateurs

Vous avez attaqué la postproduction de votre 4e film Intouchables ?

O.N. : Oui, on est en plein montage image. Mais on a encore une séquence qui reste à faire. On va repartir tourner trois ou quatre jours dans le Sud. Le film doit sortir vers novembre 2011.

Vous restez dans la comédie ?

E.T. : Ce sera une comédie interprétée par deux acteurs solaires, Omar Sy et François Cluzet. Et j’espère bien qu’Omar va prouver au monde entier qu’il est un véritable ­acteur. C’est le 3e film qu’on fait avec lui, on le suit depuis longtemps et cette fois, il a un rôle principal. En face de lui, François Cluzet lui renvoie la balle à un très haut niveau. Et avoir François Cluzet dans l’œil de son objectif, c’est un cadeau de la vie. Il nous a donné une vraie leçon de cinéma.

Comment le présentez-vous ?

E.T. : C’est inspiré d’une histoire vraie, celle de Philippe Pozzo di Borgo, descendant de l’un des conseillers de Napoléon. Paralysé après un accident de parapente, il va engager un jeune qui va devenir son ange gardien. Il ignorait que ce jeune sortait de prison. C’est un sujet tragique au départ, l’histoire d’une rencontre improbable, mais qui va devenir une comédie car Olivier et moi ne savons nous exprimer que par le biais du rire. D’ailleurs, celui qui a vécu cette histoire et nous en a donné les droits avait tenu à préciser d’emblée “à condition que ce soit aussi drôle que lorsque nous l’avons vécu”.

O.N. : La nouveauté pour nous, c’est qu’on a essayé de gérer l’émotion et le rire de façon très proche. On passe rapidement de l’un à l’autre.

Mais vous venez à Cannes en plein tournage ?

O.N. : Oui parce qu’on nous y a invités. On vient montrer dix minutes d’un promo­reel qu’on a supervisé pour les ventes à l’étranger.

E.T.  : On est toujours venus parler de nos films en premier lieu à Cannes. Et ça a démarré dès Nos jours heureux. On la chance que François Cluzet soit venu avec nous. C’est un rendez-vous incontournable parce que c’est ici qu’on a les premiers retours. Et ils sont très encourageants.

Patrice Carré

 

Michel Gomez,
Délégué général de la Mission cinéma de la ville de Paris

Vous êtes rarement à Cannes. Pourquoi cette année ?

M.G. : Une conjonction de raisons. Pour assister à la projection du Woody Allen, entièrement tournée à Paris. Parce que Bertrand Delanoë est à Cannes, pour
témoigner de son amour du cinéma. Enfin, c’est un lieu formidable de travail, malgré les journées doubles !

Travaillez-vous ici à votre mission confiée par le CNC pour établir un rapport sur la transparence entre distributeurs et producteurs ?

M.G. : C’est l’occasion de rencontrer tous les acteurs concernés. J’ai vu et vais revoir tout le monde. Beaucoup de choses dans cette profession avancent pas à pas. Je pense rendre le rapport courant juillet, et non fin juin. Les gens pourront l’emmener en vacances et, j’espère, ne pas le considérer comme un devoir de vacances !

Où en êtes-vous de votre politique d’accueil des tournages ? Pouvez-vous encore la développer ?

M.G. : Plus de huit films tournés à Paris sont présentés en sélection. Aujourd’hui, grâce à la politique menée par Bertrand Delanoë depuis plusieurs années, il n’y a plus besoin de savoir si on pourra tourner à Paris, on le fait. Nous voulons encore améliorer les outils en ligne à disposition des professionnels français et étrangers. Et nous avons récemment accueilli une production d’animation dans un local de la ville de Paris, pour un tarif préférentiel. Nous voulons continuer à le faire pour ces productions qui ont besoin de locaux pour un temps donné.

Où en êtes-vous des chantiers liés aux salles ?

M.G. : Nous poursuivons notre programme de soutien à la numérisation, les travaux de rénovation du Louxor, l’installation d’un cinéma UGC dans le quartier Claude-Bernard et le multiplexe Cinélila de la Porte des Lilas. Nous constatons une extraordinaire intensité de la concurrence entre les trois gros exploitants du secteur. Le paradoxe c’est qu’elle profite aux parisiens. Enfin, nous travaillons avec tous les exploitants parisiens à un plan d’accessibilité aux personnes handicapées, quartier par quartier.

Sarah Drouhaud

 

Cédric Jimenez, Olivier Barthélémy
Coréalisateur, comédien

Vous venez de tourner Aux yeux de tous. Que faites-vous à Cannes ?

C. J. : Films distribution présente le promo reel aux acheteurs. Comme j’en suis le producteur également, avec ma société Le Cercle, je m’intéresse de près à ces questions.

Vous l’avez aussi écrit…

C. J. : Oui, avec Audrey Diwan. C’est un ­thriller autour d’une conspiration qui se déroule à Paris. Le film démarre sur un ­attentat. Un hacker en récupère les images, et va ­traquer un jeune couple, joué par ­Olivier Barthélémy et Mélanie Doutey. La parti­cularité du film est que le spectateur suit toute l’histoire du point de vue du hacker à travers des écrans d’ordinateur et de surveillance. Ce qui implique bien sûr une grammaire visuelle particulière.

O. B. : C’est très intrusif. Le spectateur a ­l’impression de regarder ce qu’il ne devrait pas voir. Il devient voyeur.

…et coréalisé ?

C.J. : Oui avec Arnaud Duprey. Arnaud fait en plus la musique. Il s’agit d’un tout petit budget de 1,5 M€ que nous avons tourné en cinq semaines, avec une direction très tenue. Distrib. Films le sortira en janvier 2012.

Vous avez monté pour ce tournage une opération spéciale sur AlloCiné. De quoi s’agit-il ?

C. J. : Nous avons demandés aux internautes de nous envoyer des scènes de vie filmées dans Paris que nous intégrons maintenant au montage.

D’autres projets pour vous, Olivier Barthélémy ?

O.B. : Je démarre dans quelques jours le tournage de Bankable de Mona Achache, où je jouerai un père de famille marié avec Lolita Chammah. Le film est une mise en perspective de la perversité du capitalisme. Je tournerai ensuite dans Ce que le jour doit à la nuit d’Alexandre Arcady, d’après le roman de ­Yasmina Khadra. J’ai aussi en projet ­Hollywood Baby, coproduit par le joueur de foot Vickash Dhorasoo et d’autres encore !

Sarah Drouhaud

 

Antoine de Clermont-Tonnerre, Xavier Darcos
Présidents d’Unifrance et de l’Institut français

L’Institut français et Unifrance signent à Cannes un accord de coopération. Pourquoi ?

A.C.T. : Il s’agit d’optimiser les outils de chacun pour améliorer la présence du cinéma français à l’étranger. Par ailleurs, il fallait préciser les compétences des uns et des autres au moment où l’Institut français devient un réseau unique. Les débordements du Quai d’Orsay en matière culturelle inquiétaient les professionnels qui craignaient un manque de coordination après deux ou trois couacs dans l’organisation d’événements dans différents pays. La convention rappelle ainsi le rôle de l’Institut français, les missions fondamentales d’Unifrance et la procédure à suivre quand il s’agit de faire appel à des talents pour promouvoir des œuvres et/ou des événements.

Quelles sont aujourd’hui les prérogatives de l’Institut français ?

X.D. : Il s’agit de regrouper au sein d’un seul établissement public tous les agents qui concourent à l’action culturelle française dans le monde. Sans négliger une compétence élargie en matière de cinéma. En fait, l’objectif est à moyen terme de créer un réseau unique comme peut l’être l’Institut Goethe en dehors de l’Allemagne.

Anthony Bobeau

 

José Bové, Christian Rouaud
Écologiste, documentariste

La lutte des paysans du Larzac, dont votre documentaire retrace l’épopée, a-t-elle encore une actualité ?

C.R : Plus que jamais ! Tous au Larzac, c’est la mise en images du récit collectif de quelques-uns des acteurs de cette saga, des personnages souvent truculents, des archives, et un paysage incroyable qui est, lui aussi, un personnage. Le film n’est pas dans la nostalgie de ces années-là, mais prouve à quel point tout ce qui s’est passé sur ce plateau a été la matrice de bien des luttes qui ont suivi. Il y a toujours beaucoup à apprendre de la conception de la démocratie mise en place durant ces dix années de lutte, où l’on travaillait à réduire les frictions, nombreuses, pour trouver une solution qui convienne à tous.

Vous avez été l’un des protagonistes de cette aventure…

J.B. : J’avais 18 ans quand je suis monté en 1975 sur le plateau où je squattais une ferme vendue à l’armée et je n’ai plus quitté le Larzac. L’histoire de ces années-là, c’est celle du combat de gens ordinaires qui disent NON, qui inventent ensemble, toutes générations confondues, où chacun va jusqu’au bout de ce qu’il est, de ce qu’il dit. Ils ont remis les paysans dans l’Histoire. Créée dans ces années-là, la Confédération paysanne a essaimé un peu partout dans le monde, ­notamment à travers Via Campesina.

Impressions cannoises…

C.R : C’est une première et je trouve ça ­complètement surréaliste !

J.B : J’étais là une première fois avec Attac. En 2004, pour la remise du Carrosse d’or à Nanni Moretti. J’ai rencontré Michael Moore et je me souviens qu’en sortant, nous sommes tombés sur une manif des intermittents !

Marie-Paule Marchi


Euzhan Palcy
Réalisatrice et productrice

Pourquoi êtes-vous à Cannes ?

E. P. : Rue Case Nègres sera présenté dans le cadre de Cannes Classics le 14 mai en présence du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. C’est un grand honneur. Le film n’avait pas été sélectionné en 1983 au Festival, ni en compétition officielle ni dans aucune des sections parallèles. Être à ­Cannes Classics plus de 20 ans après la sortie du film en salle est un hommage formidable, c’est une sélection qui est toujours d’une qualité exceptionnelle.

Vous êtes sur La Croisette alors que se prépare une rétrospective sur votre carrière au Moma, à New York…

E. P. : Oui, elle aura lieu du 18 au 31 mai. L’ensemble de mes films sera présenté au public new-yorkais dans le cadre du musée et de cette rétrospective. J’ai tenu à ce que quatre personnes y participent : Maya Angelou, l’actrice Ruby Dee, le comédien Geoffrey Holder et Cicely Tyson.

Quand est prévue la sortie de votre film sur Aimé Césaire en DVD ?

E. P. : Le 16 mai, dans un coffret baptisé Aimé Césaire, une voix pour l’Histoire, parole du XXIe siècle. Cette sortie précède le lancement en juin d’un Collector sur la trilogie ­Parcours de dissidents, que j’ai réalisé en 2005. Elle coïncidera avec l’exposition éponyme lancée aux Invalides et dans les préfectures du territoire français.

Vos projets ?

E. P. : Je prépare le tournage d’un film sur Mahalia Jackson, la chanteuse de gospel américaine qui était aussi une figure politique importante dans la lutte pour les droits civiques aux États-Unis. Je vais également réaliser une dramédie sur ­l’illetrisme qui s’intitule Teaching Toots, avec notamment Sam Shepard et Ellen Burstyn. Et puis, avec ma casquette de productrice, j’initie des films de jeunes issus de la diversité dont le prochain sera Liquidation totale, qui sera réalisé par Maxime Ropars.

Catherine Wright

Mis en ligne par

© crédit photo : Mano


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