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Les déjeuners du "Film français" à la Plage des Palmes

Date de publication : 16/05/2011 - 12:05

David Mandil, Joseph Cedar, Grégory Weill, Guillaume Gouix, François Macerola, Pedro Peirano, Kad Merad, Maurice Barthélémy, Judith Godrèche, Gérard Darmon, Michèle Laroque et Lola Creton. Remerciements à Stella Artois

Kad Merad, Michèle Laroque
Réalisateur, acteurs

Vous préparez la sortie de votre premier film en tant que réalisateur, Monsieur Papa ?

K. M : Je ne suis pas considéré comme un jeune réalisateur, mais comme un acteur qui passe derrière la caméra. Pourtant, j’aimerais vraiment être considéré comme celui qui franchit la première marche. Je ne veux pas me fixer des objectifs trop haut.

Pourquoi avoir choisi ce sujet et ce film plus particulièrement ?

K. M : À cause de l’histoire que mon épouse Emmanuelle Cosso-Merad a imaginée à partir d’une idée originale d’Anne Walton et Luc Chomard : une mère engage un homme pour se faire passer pour le père de son fils. Mais aussi pour la confrontation de ces deux personnages, l’univers que je pouvais y apporter dans cette histoire finalement très simple, discrète et sensible.

M. L. : J’ai fait au moins dix premiers films dans ma carrière et cela s’est très bien passé. Et en général, un jeune metteur en scène n’a rien à perdre. Kad a en plus une humanité qui allait très bien avec le sujet. C’était la première fois que nous travaillions en semble, ce fut un bonheur.

Vous avez conscience d’avoir porté chance à beaucoup de comédies ?

M. L. : C’est peut-être moi qui aie eu de la chance : La crise, Pédale douce, Le placard, Comme t’y es belle, La maison du bonheur… C’est un cadeau.

Vous avez déjà reçu le prix du premier film au ColCoa à Los Angeles ?

K. M. : Je pense que les Américains peuvent en faire quelque chose avec Adam Sandler. C’est un vrai scénario de comédie.

Que vous le vouliez ou pas, vous vous retrouvez dans la bataille des Guerre des boutons. Qu’est-ce qui vous a donné envie de suivre le film de Christophe Barratier ?

K. M. : Trois raisons, le scénario, le metteur en scène Christophe Barratier que j’ai
accompagné sur ses trois longs métrages et le producteur Thomas Langmann, un guerrier qui donne les moyens de faire des films. Mon personnage est de plus très ­intéressant : celui du père de Lebrac.

Vous projets ?

K. M. : Je viens de terminer Talk Show, un film très contemporain de Xavier Giannoli sur la folie humaine autour de la célébrité. Et j’ai envie de faire un deuxième long avec ma femme autour de la musique. Car je suis un musicien de formation, ex-batteur de rock.

M. L. : On avance sur un projet signé par Michel Boujenah avec Line Renaud. Ce sera une espèce de road movie.

Michèle, où en êtes-vous de vos activités de productrice aux États-Unis ?

M.L : J’ai eu l’immense bonheur de faire un film avec Matthew Modine. Il s’agissait du remake d’un téléfilm que j’avais tourné avec Richard Berry. J’aurais aimé continuer mais je privilégie aujourd’hui mes projets français. Comme passer derrière la caméra pour mettre en scène une adaptation de la pièce que je joue, Mon brillantissime divorce.

François-Pier Pelinard-Lambert

 

Lola Creton,
Comédienne

Vous êtes à l’affiche d’En ville de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer, présenté hier soir à la Quinzaine. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?

L. C. : Sa dimension poétique. C’est ce qui m’a tout de suite plu quand j’ai lu le scénario, et c’est ce que j’ai retrouvé en voyant le film.

Vous aviez tourné auparavant dans Barbe bleue de Catherine Breillat. Comment avez-vous vécu le changement de registre et de style ?

L. C. : C’est vrai que les deux expériences ont été très différentes. Valérie Mréjen et Bertrand Schefer font leur film véritablement à deux. Ils sont toujours sur la même longueur d’ondes et jamais dans la contradiction. Il existe une vraie complémentarité entre eux, et celle-ci était nécessaire au bon déroulement du film. Nous avions peu de temps pour tourner, il leur fallait donc se décider très vite à chaque scène. Nous ne faisions pas beaucoup de prises. Les plans étaient toujours fixes, mais ils nous laissaient de la liberté dans le jeu.

Vous donnez la réplique à Stanislas Merhar…

L. C. : Oui. C’est un acteur qui donne ­énormément aux autres.

Appréhendiez-vous l’accueil cannois ?

L. C. : L’aventure est un peu stressante, mais j’ai essayé de ne rien imaginer à l’avance, de me défaire des clichés qui circulent sur Cannes. Et puis, c’est une grande chance pour le film d’être exposé ici.

Vous serez prochainement à l’affiche d’Un amour de jeunesse de Mia Hansen Løve…

L. C. : Le film sort le 6 juillet. Il a été tourné après En ville. C’est l’histoire d’une jeune fille que l’on suit de 16 à 24 ans. Comme le titre l’indique, c’est d’un amour de jeunesse dont il s’agit. Je suis entourée de deux comédiens allemand et norvégien : Sebastian Urzendowsky et Magne-Håvard Brekke.

Vous êtes encore lycéenne. Souhaitez-vous devenir comédienne professionnelle ?

L. C. : Oui. Je dois encore passer mon bac en juin, et ensuite je reprendrai les castings.

Anthony Bobeau

 

Pedro Peirano
Réalisateur

Vous présentez Les vieux chats à l’Acid. Comment est né ce projet coréalisé avec Sebastián Silva ?

P. P. : Au départ, nous voulions écrire un film pour Bélgica Castro. C’est une actrice de théâtre extrêmement connue et aimée au Chili, et c’est aussi une amie. Il a fallu ensuite nous adapter à elle. Il n’était pas envisageable de faire un film d’aventure avec une comédienne de 90 ans. Quand elle nous a dit qu’elle était coincée chez elle à cause d’une panne d’ascenseur, nous avons trouvé le point de départ du film. Nous avons utilisé son appartement, ses chats et même son mari qui est le même dans la vie et à l’écran.

Le succès de La nana dans le monde entier a-t-il facilité la mise en chantier des Vieux chats ?

P. P. : Oui. La nana a été un beau succès au Chili au point que le film a même été parodié à la télévision. Quand nous avons décidé de nous lancer dans Les vieux chats, tout est allé très vite : l’écriture, le financement et le tournage.

Est-ce difficile de faire des films au Chili ?

P. P. : Très peu de films sont produits au Chili où il n’existe pas de véritable industrie du cinéma, mais c’est vrai qu’il est moins compliqué qu’avant de faire des films grâce aux petites caméras numériques. Elles ont libéré les cinéastes des contraintes financières.

Catalina Saavedra était déjà à l’affiche de La nana. Avez-vous aussi écrit pour elle son rôle dans Les vieux chats ?

P. P. : Non. Pour autant, ce fut très vite une évidence. D’ailleurs, elle devrait aussi jouer dans notre prochain film.

Pourriez-vous travailler sans Sebastián Silva ?

P. P. : Nous avons déjà des activités séparées. Il est chanteur dans un groupe, et moi je suis dessinateur. Je fais aussi des spectacles de marionnettes. En ce moment, je suis installé au Mexique où j’écris une série télé. En fait, la réalisation n’était pas une finalité pour nous, du moins au début.

Anthony Bobeau

 

François Macerola
Président de la Sodec

Ces deux dernières années, la présence québécoise dans les sections était forte. Cette année, on est presque déçu de ne trouver que le documentaire La nuit elles dansent, projeté à La Quinzaine et un court métrage en sélection officielle…

F. M. : Le Festival de Cannes nous a toujours très bien reçus. Je me rappelle des risques pris sur des réalisateurs comme Jean-Claude Lauzon ou dernièrement ­Xavier Dolan. Au pavillon du Québec, nous soutenons une trentaine de jeunes réalisateurs. C’est une année très énergique.

Les amours imaginaires de Xavier Dolan et Incendies de Denis Villeneuve ont remporté un beau succès en salle en France ?

F. M. : À eux deux, ils représentent près de 500 000 spectateurs. Cela redonne le goût du film québécois au public et aux distributeurs : il retrouve une place raisonnable sur les écrans français.

Vous venez de présenter votre feuille de route pour les mois à venir. Pourquoi fermez-vous le bureau parisien de la Sodec ?

F. M. : Christian Verbert (qui dirigeait la structure parisienne, Ndlr) continuera à travailler avec nous et il ne s’agit que de la fermeture d’une infrastructure. En économisant là, j’ai plus de budget pour investir en programmation, en distribution et en production. Et nous conserverons les rendez-vous comme Cinéma du Québec à Paris. Nous allons renforcer la place du livre avec un accord qui permettra aux maisons d’édition québécoises d’afficher leurs romans dans le catalogue de la société française Best-seller to Boxoffice.

Comment se porte le cinéma québécois en ce début d’année ?

F. M. : Nous tournons autour de 10% de part de marché mais l’été s’annonce bien. Trois films, Le sens de l’humour d’Émile Gaudreault, Gerry Boulet d’Alain DesRochers et Starbuck de Ken Scott, sont très prometteurs. Je pense que nous atteindrons les 15% fin 2011.

Deux grosses productions franco-québécoises sont en route : Café de Flore de Jean-Marc Vallée et Lawrence Anyways de Xavier Dolan.

F. M. : On y arrive tranquillement avec des œuvres qui représentent la culture et la philosophie des deux pays. J’aimerais être capable de revoir encore plus les règles pour permettre de mieux nous arrimer encore avec nos partenaires.

François-Pier Pelinard-Lambert

 

Guillaume Gouix, Grégory Weill
Réalisateur et acteur, agent

Vous avez été formé à l’Erac, ça vous fait quoi de revenir à Cannes ?

G. G. : La ville n’est pas du tout la même quand il n’y a pas le festival, et puis ça fait sept ans que j’en suis sorti donc je n’ai pas du tout la nostalgie du quartier où j’étais et puis je suis déjà venu pour des films retenus à la Semaine ou à la Quinzaine.

Vous avez tourné dans Minuit à Paris, comment vous êtes-vous retrouvé dans ce film ?

G. G. : Le directeur de casting avec qui j’avais déjà travaillé m’a fait passer un essai. Ce n’était qu’un tout petit rôle, je n’avais pas grand-chose à jouer mais c’était super d’être invité sur le plateau de Woody Allen, j’ai pu le voir travailler. C’est quelqu’un que le cinéma rend vivant. Entre moteur et coupez, c’est une pile électrique. Alors qu’il a un certain âge, il court partout, il parle avec tout le monde, il dirige, il a un énorme sourire…

Cela vous a donné envie de réaliser Alexis Ivanovitch, vous êtes mon héros, court métrage que vous présentez à la Semaine de la critique ?

G. G. : J’ai surtout envie d’écrire pour Swann Arlaud et Fanny Touron dont je suis assez proche et de filmer mon quartier à Paris tel que je le vis et que je ne vois pas au cinéma. Tout s’est fait très vite : j’ai écrit en novembre, tourné en mars, on vient juste de terminer la postproduction, on est arrivé avec les copies ! Isabelle Madelaine, qui a produit Poupoupidou, a tout de suite eu envie de me suivre.

Quels sont vos projets en tant qu’acteur ?

G. G. : Sous le regard de mon agent, je peux annoncer que je vais commencer le tournage de Mobile-home, premier long de François Pirot, le coscénariste de Joachim Lafosse. Je tourne le film cet été avec Arthur Dupont.

G. W. : Le reste est encore en discussion !

Au-delà de l’accompagnement de vos acteurs, quel est le quotidien d’un agent à Cannes ?

G. W. : On est là aussi pour rencontrer des producteurs, finaliser des deals. Comme on travaille de plus en plus avec l’étranger, c’est l’occasion de voir nos homologues ou des producteurs américains, d’avancer sur la partie internationale de la carrière des artistes qu’on représente.

Qu’est-ce qui fait qu’un acteur peut avoir une carrière à l’international ?

G. W. : Il faut déjà avoir une carrière et une actualité en France et puis le niveau de pratique des langues. Si on prend l’exemple de Bérénice Bejo qui fait le buzz avec The Artist elle est totalement bilingue !

Vous travaillez avec beaucoup d’acteurs montants…

G. W. : J’aime travailler avec des gens dont je me sens proche, de ma génération. Et puis, je suis des artistes que j’ai rencontrés au début de leur carrière, cela permet de tisser des liens privilégiés et qu’il est ensuite plus difficile à recréer.

Anne-Laure Bell

 

Gérard Darmon, Judith Godrèche, Maurice Barthélémy
Acteurs, réalisateur

De Papa à Low Cost, vous passez d’un film intimiste sur une relation père-fils à une franche comédie… Y a-t-il un fil rouge ?

M. B. : Presqu’aucun, si ce n’est que les deux sont tournés dans des milieux confinés, contraignants, soit une voiture et un avion… J’aime bien me confronter à ce genre de difficultés, me retrouver en vase clos.

Comment vous est venue l’idée du film ?

M. B. : L’idée de Low Cost m’est venue tout de suite. Je travaille toujours avec un titre en tête, souvent très court, c’était la même chose avec Papa. Faire un film dans un avion me tentait, car c’est un endroit à la fois un peu glamour mais aussi de plus en plus anxiogène, deux éléments qui se combinent parfaitement dans une comédie.

Comment s’est déroulé le tournage ?

G. D. : On a tourné dans des conditions réelles, sans air conditionné, il a fait très, très chaud. Mais c’était un mal pour un bien car cela cadrait bien avec nos personnages. J’étais tout le temps en nage et c’était excellent pour le rôle de commandant de bord improvisé que je jouais !

De Potiche à Low Cost, vous venez de tourner dans deux comédies…

J. G.  : Oui, j’ai aussi joué dans le film de Guillaume Nicloux, Holiday, un rôle que j’ai beaucoup aimé, celui de la femme de Jean-Pierre Darroussin. C’était un rôle moins ouvertement comique. Le person­nage fait rire malgré lui et a un côté émouvant. Idéalement, je ne voudrais pas me cantonner aux comédies, car les rôles dans ce genre de films sont souvent assez limités pour une femme. C’est pour cela que j’attends beaucoup du long métrage d’Emmanuel Mouret que je viens de terminer, L’art d’aimer.

Avec Low Cost, on pense évidemment à Y a-t-il un pilote dans l’avion ? C’était une référence délibérée ?

M. B. : Je ne la désavouerai pas, même si le film a plus de 30 ans et qu’on ne rit pas tout à fait des mêmes choses aujourd’hui… Mes influences en comédie sont très vastes : cela va de Prends l’oseille et tire-toi aux films des Bronzés…

Vos projets ?

M. B. : Je redeviens comédien dans le prochain film de James Huth, Un bonheur n’arrive jamais seul, avec Sophie Marceau et Gad Elmaleh. C’est une comédie romantique et je joue le rôle du meilleur ami de Gad. Et puis, j’ai une idée de prochain long métrage, un projet de film détourné, dont on garde les images mais dont on change le doublage, et cela pourrait bien être un peplum.

Et vous Gérard ?

G. D. : Je change totalement de registre puisque je vais jouer dans un remake des Bas-fonds de Jean Renoir, adapté de Maxime Gorki, avec Jean Gabin et Louis Jouvet. C’est le premier long métrage de Philippe Lellouche. On va s’inspirer des personnages mais le cadre du film sera contemporain. Je vais tourner dans un téléfilm pour TF1, Le client, une comédie très bien écrite, réalisée par Arnauld Mercadier.

Et vous Judith ?

J. G. : J’ai recommencé à écrire… Je voudrais d’ailleurs travailler avec un coscénariste, mais ce n’est pas facile de trouver la bonne personne.

Catherine Wright

 

Joseph Cedar, David Mandil
Réalisateur et producteur

C’est votre première venue à Cannes ?

D. M. : Je n’étais jamais venu. J’ai toujours trop de choses à faire en Israël et il y a tout le temps eu quelqu’un ici pour ­représenter mes intérêts. Je suis allé à Berlin, aux Oscars mais Cannes, où nous venons pour Footnote, c’est vraiment ­fantastique parce qu’il y a un énorme respect pour les films.

J. C. : Oui. Mes films n’avaient jusqu’à présent jamais été sélectionnés à Cannes. Pourquoi ? Il faudrait leur poser la question. En fait, je suis très partagé. D’un côté, je voudrais rester ici beaucoup plus longtemps que prévu. Mais en même temps, je vis ici des moments tellement intenses que j’ai hâte de rentrer chez moi pour pouvoir consigner tout ça par écrit.

Quel est votre emploi du temps ?

J. C. : On croise beaucoup de monde mais, pour le moment, je vois surtout les gens que je côtoie toute l’année à Tel Aviv. C’est incroyable, ils sont tous là. Sinon, j’aimerai bien rencontrer Johnny Depp.

Vous travaillez ensemble depuis les débuts ?

D. M. : Oui, depuis 12 ans. J’ai produit tous les films de Joseph. On a grandi ­ensemble. J’ai acquis une grande ­expérience dans le low budget qui est le lot des films israéliens. Footnote a été produit pour 1,7 M$.

Comment présentez-vous votre film en quelques mots ?

JC : C’est impossible. Je dirai juste que c’est un bon film… Sérieusement, le cheminement a été long. Je pense que c’est une histoire qui aurait pu m’arriver. On peut se contenter de dire qu’il traite d’une relation père-fils parce que c’est un sujet absolument universel. C’est aussi un film qui nous montre à quel point le monde peut changer d’une génération à l’autre. Il y a des écarts difficiles à rattraper.

Le cinéma israélien est présent dans les plus grands festivals. Vous avez une explication ?

D. M. : Je crois que les réalisateurs comme les producteurs israéliens apportent une vision nouvelle des choses. Ils ont surtout montré que la société israélienne ne se résumait pas au seul conflit israélo-­palestinien. Et le numérique nous permet à présent de faire des films personnels avec très peu d’argent. Évidemment, tout ça serait bien sûr impossible sans Israël Film Fund qui a une politique vraiment très volontariste.

J. C. : Le cinéma israélien est un milieu très compétitif, dans le bon sens du terme. Tous les réalisateurs savent à présent que, s’ils veulent être reconnus, ils doivent faire quelque chose d’exceptionnel. Chaque film représente une étape supplémentaire à franchir pour ceux qui arrivent derrière. En même temps, il n’y a pas une direction unique. Chacun est libre d’aborder ce qui lui tient à cœur.

Vous pouvez traiter absolument tous les sujets ?

JC : Oui, je le crois vraiment. Moi, j’ai déjà réalisé quatre films et je n’ai plus à faire mes preuves. Un réalisateur débutant n’aura pas autant de liberté car il devra convaincre pas mal de monde.

Patrice Carré

Mis en ligne par

© crédit photo : Mano


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