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Les déjeuners du "Film français" à la Plage des Palmes

Date de publication : 17/05/2011 - 11:17

Manuel Alduy, Philippe Ogouz, Michel Creton,  Vincent Perrot, Bénédicte Couvreur, Jeff Domenech, Claude Gagnon, Jean-Paul Rappeneau, Liza Johnson, Charlotte Rampling, Angelina Maccarone, Linda Cardellini, Costa-Gavras, Karine Silla, Vincent Perez. Remerciements à Stella Artois

Manuel Alduy
Directeur du cinéma sur Canal+

Votre impression à mi-parcours du Festival ?

M. A. : C’est une très bonne cuvée, avec moins de polémique inutile, comme l’an dernier. Et aussi une bienveillance, une envie d’avoir du plaisir, assez partagée entre presse et professionnels. Il est vrai que la sélection est bonne, équilibrée entre cinéastes incontournables et nouveaux ­talents, avec une belle variété de genre, de style, de casting.

Tous les responsables des sélections ont salué la qualité de l’offre française cette année. Vous partagez leur enthousiasme ?

M. A. : Oui, j’espère que cette tendance va se poursuivre. Il y a un an, on avait fait plusieurs constats. Le cinéma français est plus diversifié, il n’y a plus de sujets tabous. Je pense à The Artist. Nous nous étions réunis avec Michel Hazanavicius et nous avions discuté de ce projet hors norme. Un an après, il est en compétition. On dit toujours que les rendez-vous à Cannes ne servent à rien, c’est bien la preuve du contraire. On sort d’une année quand même étonnante : Les petits mouchoirs, Des hommes et des dieux, Au nom des gens. De vrais succès populaires alors qu’ils n’étaient pas si commerciaux sur le papier.

Quels sont les futurs enjeux du cinéma français ?

M. A. : L’un de ces enjeux est qu’il ouvre ses castings. Que les acteurs et les ­actrices ressemblent à la France de la rue.

On vous répondra que les chaînes demandent des castings qui rassurent ?

M. A. : Il est vrai qu’à un certain niveau de financement, on a besoin d’être rassuré. Mais on peut aussi les équilibrer avec les seconds ou les troisièmes rôles. Djamel Bensalah l’a parfaitement compris sur un film comme Neuilly sa mère ! Mais c’est aussi sur des personnages. Dans la France d’aujourd’hui, tout le monde ne s’appelle pas Raymond ou Marcel…

François-Pier Pelinard-Lambert

 

Jean-Paul Rappeneau, Costa-Gavras
Réalisateurs, président de la Cinémathèque

Cela doit être assez particulier pour un réalisateur de travailler sur la restauration de son film comme vous l’avez fait avec Le Sauvage ?

J.-P. R : Cela m’a passionné. Ce que le numérique permet sur le son et l’image est fabuleux. C’est même une rénovation, Le Sauvage est redevenu le film qu’il était. Pierre Lhomme a ainsi tout réétalonné. Le film a été remixé en Dolby 5.0. Ce fut un mois de travail merveilleux.

Quel a été le plus gros challenge technique ?

J.-P. R : Le négatif était devenu inutilisable. Il y avait eu trop de copies tirées du film. Pour le sauver, il fallait faire ce travail avec le numérique.

La Cinémathèque française a largement accompagné ce travail ?

C. G : La sauvegarde et la restauration des films, c’est son rôle. On n’en découvre qu’un ou deux au Festival par an. Mais nous travaillons sur des dizaines de projets par an. La Cinémathèque a beaucoup ­souffert après 1968. Elle a retrouvé aujourd’hui son rythme de croisière.

Le Sauvage ressortira en salle en octobre et en DVD dans la foulée. C’est une redécouverte du film ?

C. G : Il est d’une telle modernité. Son rythme et son style impressionnent. J’ai ­retrouvé le Montand que je connaissais dans la vie quand il voulait nous faire rire.

On est impressionné par l’ampleur des moyens mobilisés ?

J.-P. R : Je ne sais pas combien le film coûterait aujourd’hui. Raymond Danon avait pourtant eu le culot de le faire. On a tourné dans tout le Venezuela, aux Bahamas, à New York, en studio à Paris.

À l’évidence, À la recherche du diamant vert a été très influencé par Le sauvage ?

J.-P. R : La scénariste a reconnu qu’elle s’était passé le film en boucle.

Et vos prochains films ?

J.-P. R : Je devais tourner Liaisons étrangères l’an dernier, un film que j’avais commencé avant les ravages de la crise ­financière. Et que j’ai dû arrêter. Certes, mes films coûtent cher. Mais on en a pour son argent. Là, je pars avec Jacques Fieschi et Jérôme Tonnerre, sur quelque chose de plus simple. Car ce qui m’est arrivé sur Liaisons… m’a beaucoup choqué.

C. G : En principe, je tourne en septembre, avec un film sur un thème très actuel…

François Pier Pelinard-Lambert

 

Charlotte Rampling, Angelina Maccarone
Comédienne, réalisatrice

Vous si discrète, si réservée, comment avez-vous accepté que vous soit consacré un documentaire ?

C. R : Au départ, je ne voulais pas en entendre parler. J’ai prévenu le producteur français qui m’avait contactée que je ­n’accepterai que s’il ne s’agissait pas de raconter ma vie chronologiquement en allant interroger celui-ci ou celle-là. C’est pourquoi The Look se présente sous cette forme particulière d’entretiens avec certains de mes amis autour de thèmes révélateurs, comme une sorte de Work in Progress.

Est-ce vous qui avez choisi la réalisatrice Angelina Maccarone ?

C. R : C’est une suggestion des producteurs. J’ai vu ses films, son travail m’a plu. Nous nous sommes rencontrées et nous sommes bien entendues. Peut-être parce qu’il y a chez nous la même fragilité, la même honnêteté. Je l’ai prévenue qu’elle devrait être très patiente et tolérante avec moi.

Comment avez-vous réagi lorsque l’on vous a proposé de réaliser The Look ?

A. M : J’ai une admiration sans borne pour Charlotte et c’était évidemment très excitant. Mon idée première pour ce ­documentaire était de ne pas suivre la chronologie, ce qui rejoignait justement le souhait qu’elle avait formulé. Je lui ai proposé des thèmes qui ont retenu son attention, d’autres sont venus d’elle. Nous nous sommes accordées sur le choix de films, comme Stardust Memories ou ­Portier de nuit, par exemple, qui sont des œuvres clés et qui ­illustrent aussi les thèmes évoqués dans les conversations entre Charlotte et ses amis. Mais ce qui était important, c’était de l’approcher tout en lui permettant de garder son secret.

C. R : Tous les gens ont les leurs. Le cœur même de l’histoire reste non révélé.

Combien de temps a duré le tournage ?

A. M : Seulement 16 jours, mais sur trois ans.

C. R : Il fallait que je sois disponible, non pas dans le temps, mais dans mon cœur et dans ma tête !

Quel effet ça vous fait d’être “un classique” ?

C. R : Lorsque Thierry Frémaux m’a dit que The Look serait présenté à Cannes Classics, je me suis demandée s’il pensait que j’avais besoin d’être restaurée !

Marie-Paule Marchi

 

Karine Silla, Vincent Perez
Réalisatrice, comédien

Vous êtes à Cannes pour assurer la promotion du Baiser papillon qui sort en juin. Comment est né ce projet ?

K. S. : C’est une histoire entièrement autobiographique que j’ai vécue quand une amie a traversé une épreuve similaire à celle du personnage de Valeria Golino. J’ai voulu raconter un vrai morceau de vie avec des personnages en état d’urgence.

Pensiez-vous au départ réaliser le film ?

K. S. : Non. J’ai même essayé d’imaginer divers réalisateurs possibles quand j’écrivais le scénario. Ce sont des proches qui m’ont persuadée de le faire. Quand je me suis décidée, je ne suis jamais revenue en arrière.

V. P. : C’était une évidence, et pourtant elle n’a pas été facile à convaincre. Ensuite, il y avait quelque chose de très logique à la voir raconter elle-même l’histoire qu’elle avait écrite.

Vous avez réuni Vincent Perez, Cécile de France, Valeria Golino, Jalil Lespert et Elsa Zylberstein. Avez-vous écrit pour eux ?

V. P. : Elle a écrit pour moi ! Et puis j’ai lu les différentes versions du scénario jusqu’à celle qui m’a bouleversé et que nous avons tournée.

K. S. : Vincent était prévu dès le départ. J’ai également pensé très vite à Elsa, Jalil s’est imposé de lui-même.

Le film a-t-il été difficile à monter ?

K. S. : Oui. C’est compliqué de financer un premier film qui n’est pas forcément une comédie, c’est même violent parfois. Le projet a manqué de tomber à l’eau à une semaine du tournage. Finalement, nous l’avons fait pour 2,8 M€ en 35 jours. Tout devait aller vite, les acteurs n’avaient que peu de prises. J’ai su, une fois le tournage terminé, que j’avais réussi mon challenge. Maintenant, il reste l’accueil du public. Celui-ci réagit très bien aux premières projections que nous avons faites.

Des projets ?

K. S. : J’ai déjà écrit mon deuxième film intitulé Le père Noël est africain. C’est une comédie sur la recomposition familiale que je tournerai cet hiver. Vincent Perez et Gérard Depardieu ont d’ores et déjà signé. Christine Gozlan en sera la productrice.

V. P. : Je vais aussi repasser à la réalisation et adapter Seul dans Berlin de Hans Fallada.

Anthony Bobeau

 

Bénédicte Couvreur
Productrice

Vous avez produit Tomboy de Céline Sciamma, qui poursuit une belle carrière en salle. Où en est-il à l’étranger ?

B. C : Films Distribution continue de le vendre à Cannes, avec trois territoires supplémentaires, ce qui en fait déjà 25. En France, il devrait terminer sa quatrième semaine à 185 000 entrées. Nous avons démarré avec 77 salles, puis 110 et 128 depuis la troisième semaine, grâce au soutien de l’ADRC.

C’est un film que vous avez fait dans une économie légère avec une certaine spontanéité. C’est-à-dire ?

B. C : Après Naissance des pieuvres, nous avons eu envie de nous lancer dans un deuxième film mais d’éviter les contraintes habituelles. Le scénario était en adéquation avec l’économie légère dans laquelle nous étions. Je l’ai produit pour 900 000 € au final, mais pas au rabais. La Sofica Arte s’est engagée en premier, puis Pyramide et Films Distribution. La réponse de Canal+ a déclenché le tournage.

C’est le premier film dans votre nouvelle structure Hold-Up Films ?

B.C : Hold-Up existait avant pour les ­documentaires d’Olivier Meyrou, que je produisais déjà. Nous sommes maintenant associés.

Vos projets ?

B. C : Je produis son nouveau documentaire pour France 2 et ITVS (qui achète pour PBS et Sundance Channel). Je coproduis en minoritaire Bici, une comédie rock, avec Versus en Belgique et je développe le premier film de Damien Manivel, primé à Clermont-Ferrand et prix Jean-Vigo du court métrage.

Sarah Drouhaud


Liza Johnson, Linda Cardellini
Réalisatrice, comédienne

Return est votre premier film qui a été projeté samedi à la Quinzaine des réalisateurs. Comment êtes-vous passé de vidéaste à cinéaste ?

L. J. : J’avais déjà l’habitude d’employer des comédiens non professionnels dans mes vidéos où je leur donnais à jouer des scènes de la vie quotidienne. Quand j’ai commencé à écrire Return, je me suis dit qu’il me fallait passer à quelque chose de plus professionnel. Pour autant, vidéo ou cinéma, la mise en scène revêt toujours un aspect très organique pour moi.

Le retour dont il est question dans le titre est celui d’une femme libérée de ses obligations militaires. Pourquoi aborder le retour au pays des soldats américains ?

L. J. : J’ai grandi dans une petite ville comme celle que je décris dans le film, et j’ai un ami qui m’a raconté son retour à la vie là-bas, les difficultés à reprendre une vie normale, à tenter de sauver son mariage, etc. C’est un problème qui est devenu très commun dans notre pays. L’idée était d’en faire un film qui soit le plus proche de la vérité.

L. C. : C’est pourquoi nous avons rencontré beaucoup d’anciens militaires, hommes ou femmes, pour préparer le film et mon rôle. Nous avons même séjourné dans une base militaire où j’ai appris à démonter un fusil, le remonter, le nettoyer, et d’autres choses qui n’apparaissent pas dans le film mais sont nécessaires à un soldat.

Comment avez-vous choisi Linda pour le rôle principal ?

L. J. : J’ai fait un casting et c’est elle qui s’est imposée. J’avais déjà choisi Michael Shannon pour le rôle masculin principal quand j’ai rencontré Linda. Je l’avais vu dans la série Freaks & Geeks, et au cinéma dans Le secret de Brokeback Mountain.

L. C. : J’étais à New York quand j’ai reçu le scénario. Je l’ai lu en une nuit et il ne m’a pas lâché les jours suivants. J’ai été frappée par la somme de détails. J’accorde d’habitude plus d’importance aux dialogues, mais là c’est ce qu’il y avait à lire entre les lignes qui m’a impressionnée. Mon personnage parle peu et ce sont finalement ses silences qui sont les plus éloquents.

Anthony Bobeau

 

Philippe Ogouz, Michel Creton
Président, administrateur de l’Adami

En quoi consiste l’opération Talents Cannes de l’Adami ?

P. O. : Il y a six films courts réalisés par six grands cinéastes avec 18 comédiennes et comédiens sélectionnés parmi les 700 personnes qui se sont présentées. ça passionne les jeunes et ça leur donne une chance. Chacun d’entre eux aura un dvd qui sera distribué à l’ensemble de la profession et les films seront repris dans de nombreux festivals. Ils feront ensuite Paroles d’acteurs à la rentrée avec un grand nom du théâtre. N’oublions pas que c’est une opération qui a permis de révéler des talents qui sont devenus ensuite très connus : Léa Seydoux, Zabou Breitman, Audrey Tautou. C’est la 18e édition cette année.

M. C. : Moi en tant qu’administrateur de l’Adami, je viens ici pour être un parrain, encourager et mettre le pied à l’étrier à ces jeunes talents et leur montrer que la profession est solidaire.

C’est la partie la plus visible des autres actions de l’Adami ?

P. O. : Nous organisons ce type d’action dans toutes les disciplines artistiques. Par ailleurs, au titre de l’action culturelle, nous aidons le spectacle vivant, les festivals et la production de courts métrages à la hauteur de 13 M€.

Le statut de l’artiste-interprète est dévalué de nos jours ?

P. O. : Les producteurs prennent des risques, c’est certain, mais les comédiens aussi, notamment celui de faire un navet ou un film qui ne marche pas. La création et le talent ont des droits. Il faut bien avoir à l’esprit qu’il y a une grande précarité chez les artistes.

M. C. : Cela fait 50 ans que je suis dans le métier et les carrières ne sont plus ce qu’elles étaient. Cela devient de plus en plus difficile car on a l’impression que les artistes ne sont plus considérés pour ce qu’ils sont, des vecteurs de la profession. On les paie moins cher, on les montre moins. Or on ne fait pas ce métier pour être dans la discrétion. Heureusement que l’Adami est là. Moi, je suis sidéré par le terme intermittent, qui a été rejoint récemment par celui de récurrent. Est-ce que j’ai une tête de récurrent ? Non, je suis un artiste dramatique. Or Brecht a écrit : “Seuls les artistes peuvent changer le monde”.

Patrice Carré

 

Claude Gagnon
Président de la division “Creative services” Technicolor

Vous avez un emploi du temps chargé à Cannes ?

C. G. : Je suis là pour parler avec nos gros clients internationaux qui sont tous ici. C’est vraiment l’occasion de voir tout le monde dans un laps de temps très court. Et on va annoncer le lancement de nouveaux produits, notamment un système de diffusion des rushes, qui permet de les recevoir quotidiennement sur tablette numérique. On fait une présentation le 16 mai au Carlton.

Cette fois, on est de plain-pied dans l’ère du numérique ?

C. G. : Le numérique est en pleine croissance, mais l’argentique est toujours là et la postproduction navigue encore entre les deux. Beaucoup de tournages se font maintenant en numérique mais on développe encore des films pour la fin de la chaîne. Et il y a toujours le 70 mm dont la qualité est de loin supérieure à n’importe quel produit numérique. Nous sommes au service de la création, quel que soit le support. Et de plus en plus de films font appel à des effets spéciaux très complexes comme Pirate des Caraïbes qui a été présenté ici. C’est à nous d’inventer des outils capables d’évoluer constamment.

Les années sombres sont derrière vous ?

C. G. : La transformation de Technicolor depuis les 24 derniers mois nous a permis de nous focaliser sur la gestion de contenus pour nos clients. On a investi énormément en recherche et développement, tout en continuant à gérer des milliers de brevets. C’est vraiment une nouvelle ­société. Et on sent cette année que le ­marché ­cannois est très dynamique. Tous les indicateurs sont donc au vert.

Patrice Carré

 

Vincent Perrot, Jeff Domenech
Réalisateur, producteurs

Belmondo, itinéraire… est projeté ce soir à Cannes en présence de Jean-Paul Belmondo, quelques minutes seulement avant sa diffusion en prime sur France 2. Comment est né ce projet et qui êtes-vous Jeff Domenech ?

J. D. : Jusqu’en janvier dernier, j’étais directeur du Mc Do de Grasse. Et je suis un fan inconditionnel de Belmondo. Il y a cinq ans, j’ai accosté Georges Lautner sur un festival à Monaco. Je voulais le remercier d’avoir réalisé Le professionnel. Ce premier contact s’est peu à peu transformé en amitié, et un jour, il m’a présenté Jean-Paul Belmondo. J’avais dans l’idée de faire un film retraçant sa carrière pour que, entre autres, la jeune génération l’apprécie à sa grande valeur. Quand je lui en ai parlé, il a d’abord dit : “Mais qui cela va intéresser ?” Et puis, il s’est laissé convaincre.

Vincent, quand êtes-vous entré dans le projet ? Quel en est le propos ?

V. P. : C’était en août 2010, mais j’avais entendu parler du projet précédemment. Jeff et moi, on l’a coécrit et je l’ai réalisé. Le documentaire est une promenade non chronologique sur 60 années de la vie d’un homme exceptionnel. Avec pas moins de 40 témoignages de personnalités de toutes générations et de tous horizons : Luc Besson, Zinédine Zidane, Jean Dujardin, Sophie Marceau, Rémy Julienne, Vanessa Paradis, Alain Delon, Georges Lautner, Claude Lelouch, etc. Le film est entrecoupé de séquences de la vie quotidienne de Jean-Paul, ainsi que de plans qui le montrent en train de réagir au film qu’il découvre.

Comment le film s’est retrouvé à Cannes ?

V. P. : Jean-Paul n’avait pas envie de revenir à Cannes, après l’accueil plutôt froid réservé à Stavisky d’Alain Resnais en 1974. Thierry Frémaux, lui, avait très envie d’accueillir ce grand comédien. J’ai organisé un déjeuner et trois jours après, Belmondo disait oui. Le film est entouré de conjonctures positives car il n’y a eu que des bonnes volontés et de grandes motivations autour.

Jeff, que faites-vous aujourd’hui ?

J. D. : J’ai créé ma société de production, USM Swan Production, il y a deux ans, qui m’occupe désormais à temps plein. Je travaille sur deux projets de remake, l’un français, l’autre italien. Et je sors le 18 mai le livre Belmondo, du rêve à la réalité, retraçant cet extraordinaire épisode de ma vie.

Carole Villevet

Mis en ligne par

© crédit photo : Mano


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