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Cinéma

Congrès FNCF 2014 - Richard Patry : "Une année record"

Date de publication : 30/09/2014 - 08:45

Alors que le Congrès des exploitants entre aujourd’hui dans le vif du sujet, le président de la Fédération nationale des cinémas français fait le point sur cette 69e édition.

Le Congrès pose ses valises à Deauville pour la troisième année consécutive. Doit-on y voir une volonté de sédentarisation ?

Richard Patry : Cette sédentarisation du Congrès à Deauville, qui n’est pas forcément définitive, est une volonté de ma part. Non pas par chauvinisme normand, mais parce que ce lieu répond parfaitement à plusieurs de nos attentes. La première est économique, car nous tenons à ce que l’événement demeure le plus accessible possible. Le maintien à Deauville permet de stabiliser le prix de l’accréditation à moins de 50 €, ce qui demeure largement plus abordable que celui des autres événements européens. Ensuite, Deauville propose une offre pertinente en termes d’infrastructure. Le CID a bénéficié d’un plan d’investissement qui lui a permis de se moderniser et de devenir, par exemple, le premier palais des congrès européen équipé définitivement en Dolby Atmos - avec, en prime, une solution sonore française !

Le salon d’exposition enregistre cette année un nombre record d’exposants. Quel regard portez-vous sur cette évolution ?

R.P. : Les exposants viennent chaque année plus nombreux. 81 sociétés seront présentes cette année, contre 74 l’an dernier, ce qui représente, en effet, une année record. On note également un accroissement sensible des exposants étrangers, avec notamment deux sociétés allemandes, deux belges, deux espagnoles, une italienne, une luxembourgeoise et même une australienne. C’est la marque d’une belle réussite et cela justifie aussi la tenue d’un événement annuel d’envergure dédié à l’exploitation. En termes de fréquentation, cette année se situe au même niveau que la précédente édition, avec environ 2 500 accrédités.

Fleur Pellerin a confirmé récemment sa présence au Congrès. Avez-vous d’autres attentes à formuler concernant la nouvelle ministre de la Culture ?

R.P. : Nous espérons que la première grande déclaration de Fleur Pellerin sur le cinéma se fera au Congrès. Nous revendiquons le fait que le cinéma est une industrie dynamique, qui fonctionne, crée des emplois, de la richesse, exporte et produit des films de qualité. Il faut donc essayer d’y faire attention. Nous avons un modèle. C’est un système que tout le monde nous envie. Il faut certes le faire évoluer, le réorganiser, mais sans manquer de le préserver. Il serait dommageable de tout balayer, comme certains ont pu le suggérer durant les réunions des Assises organisées par le CNC. Nous nourrissons donc l’espoir que notre nouvelle ministre soit sur la même longueur d’onde.

En outre, elle connaît parfaitement les problématiques liées au numérique. Une de nos épées de Damoclès demeure le piratage digital et nous souhaitons réellement qu’elle se penche sur le sujet. On parle aussi beaucoup d’exportation. Au regard de son expérience liée au commerce extérieur, nous pouvons également espérer qu’elle intervienne sur les nombreux enjeux qui se dessinent à l’étranger, et notamment en Chine. Ce territoire se montre curieux du modèle d’exploitation français. Autant en profiter.

Propos recueillis par Kevin Bertrand et Sylvain Devarieux
© crédit photo : Mano/Le Film français


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