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In memoriam Corneau

Date de publication : 30/08/2010 - 16:20

Du réalisateur décédé cette semaine on retiendra nombre de films... Parmi eux Police Python 357, sa première collaboration avec Yves Montand qu'il expose ici en détails...

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La famille du cinéma s'est évidemment émue de cette disparition. Bertrand Tavernier précisait, hier soir : "Même si nous connaissions la nature du mal qui le rongeait, nous avions encore l'espoir d'entendre sa voix, son rire et de l'écouter faire la liste de tous les romans, films ou albums de jazz qu'il venait de dévorer. (...) C'était un cinéphile pointu, curieux de tout et qui en savait autant en musique ou en littérature qu'en cinéma."

Soulignant sa gentillesse et sa générosité, Claude Lelouch a évoqué la "tradition Corneau. Je pense qu'il y a un style Corneau. Il fait partie de ces quelques metteurs en scène qui ont un vrai style, une vraie personnalité, dont on reconnaît l'écriture."

Gérard Depardieu, à l'affiche de Fort Saganne en 1984, a déclaré : "De toute façon, c'est toujours très triste, la mort d'un artiste."

Costa-Gavras rappelle combien Alain Corneau lui était cher. Le réalisateur avait commencé sa carrière à ses côtés. "C'était un ami fidèle de la Cinémathèque française. En juin dernier, il avait été réélu avec brio au sein du conseil d’administration. Sa connaissance infinie et vivante du cinéma, ainsi que son ouverture d’esprit en faisaient un compagnon précieux, dont la présence attentive et amicale était à mes yeux indispensable", a déclaré le réalisateur de L'aveu.

Président du Festival de Cannes, Gilles Jacob a rappelé combien "Alain Corneau était metteur en scène au sens hollywoodien du terme, [alliant] au talent l'harmonie du style et une grande variété d'inspiration".

Véronique Cayla a, pour sa part, déclaré : "Alain Corneau avait donné toutes ses lettres de noblesse au film noir. (...) Il avait également exploré d'autres contrées cinématographiques où on l'attendait peut-être moins, sans jamais transiger sur ses thèmes de prédilection que sont la quête de l'identité, le parcours initiatique, la résilience."

Les réalisateurs de l'ARP et les producteurs de Groupe 25 Images ont également rendu hommage au cinéaste, tout comme le petit écran. France 3 programmait hier soir Série noire et Arte diffusera Tous les matins du monde le 6 septembre.

Côté politiques, Nicolas Sarkozy a déclaré : "Après Bernard Giraudeau en juillet, le cinéma français est à nouveau frappé par une perte cruelle. Avec Alain Corneau disparaît un très grand réalisateur, vaincu lui aussi dans la force de l'âge par la maladie." Pour son premier ministre, François Fillon, "le talent d'Alain Corneau manquera beaucoup aux amoureux du cinéma français. Il a servi le 7e art avec passion et talent, offrant au public des œuvres généreuses et authentiques."

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a souligné que le réalisateur "révéla d'abord un talent magistral pour le film noir. (...) Mais au-delà du genre auquel il demeurera fidèle, il fut aussi un cinéaste extraordinairement éclectique."

Renaud Donnedieu de Vabres, secrétaire national de l'UMP en charge de la Culture, considère que la mort d'Alain Corneau "prive les Français d'un immense artiste dont la sensibilité, l'intelligence et la finesse étaient particulièrement attachantes".

Pour Jean-Paul Huchon, "c'est un grand réalisateur, un grand artiste. Un vrai monsieur du cinéma" qui meurt. Le président PS de la région Ile-de-France rappelle les qualités humanistes du réalisateur et souligne qu'il a "toute sa vie milité pour les droits fondamentaux de la personne humaine, notamment à travers les initiatives de collectifs de réalisateurs. Il manquera à la lutte des classes".

ALB (avec AFP)