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Imax s’attaque aux multiplexes à coups de blockbusters

Alors qu’EuroPalaces s’apprête à ouvrir la première salle Imax MPX à Amsterdam, Imax surfe sur le succès de l’Imax DMR qui permet de gonfler des blockbusters en 70 mm.

 
  Le pôle express a réalisé 41 M$ de box-office dans les salles Imax, soit 27% des recettes internationales du film.

Imax : le retour ! Avec le système MPX, la société canadienne spécialiste de la projection sur écran large, fait un retour remarqué dans les multiplexes ces derniers mois. En Europe, EuroPalaces va convertir la grande salle du Pathé Aréna (Amsterdam) en salle Imax MPX. Et le 9 avril, le groupe ouvrira la nouvelle salle Imax du Gaumont Disney Village dotée d’un écran de 26 m de base. D’autres réseaux en Europe, comme Yelmo Cineplexe en Espagne, qui a signé pour trois salles, et Médusa en Italie (deux salles), ont aussi marqué leur intérêt pour ce nouveau système de projection 70 mm.

Après l’échec des salles Imax traditionnelles implantées au cœur des multiplexes – comme au Gaumont Montpellier et au Gaumont Amnéville, en France –, la société canadienne a entièrement revu sa copie. Fini les salles dédiées uniquement à la projection Imax, le système MPX permet de transformer à moindre frais une salle de multiplexe en salle Imax. Il suffit d’avoir un écran de dimension suffisante (environ 20 m de base) et d’équiper la salle du nouveau projecteur Imax MPX. Principal avantage : la salle peut continuer de projeter des films en 35 mm.

“Convertir la grande salle d’un multiplexe en Imax MPX coûte 1,6 M$, contre 5 M$ auparavant pour une salle Imax traditionnelle, souligne Richard Gelfond, co-Pdg d’Imax. Nous avons fait aussi de gros efforts pour limiter les coûts d’exploitation. Dorénavant, nos projecteurs se pilotent automatiquement. Tout ce qui freinait le développement des salles Imax a été revu à la baisse. Aujourd’hui, dix salles MPX ont été ouvertes dans le monde et 30 salles supplémentaires ont déjà été signées. Le procédé est en plein essor.”

Depuis quelques années, Imax s’est aussi attachée à réduire son autre handicap : la pénurie de films et leur piètre qualité. La solution : le procédé Imax DMR qui permet de gonfler numériquement des blockbusters américains en Imax 70 mm. Exit les documentaires ennuyeux sur les volcans, place à Appolo 13, Star Wars, Matrix Reloaded, Harry Potter et Spider-Man 2. Depuis la rentrée 2004, Imax a encore perfectionné son système en transformant des films en image de synthèse en Imax 3D. Le pôle express (Warner) a été le premier film Imax DMR à sortir en relief. Il sera bientôt suivi par Robots (Fox), et il se murmure que DreamWorks étudierait une sortie de Madagascar en Imax DMR pour juin. Dans le domaine des films en prise de vue réelle, Charlie et la chocolaterie (Warner), le nouveau Tim Burton, sortira officiellement en 35 mm et en Imax DMR en juillet 2005.

“Le pôle express est sorti dans 80 salles Imax où il a rapporté 41 M$ de recettes, soit 27% du box-office mondial du film (150 M$), explique Richard Gelfond. Rien qu’à Londres, le film a réalisé 1,1 M$ de recettes en 11 semaines dans une seule salle. Aujourd’hui, il y a un vrai engouement des studios pour l’Imax DMR. Certains réservent déjà leurs films pour 2006. Dorénavant, 5 à 6 blockbusters par an devraient sortir avec notre procédé.”

Pour les studios, le gonflage d’un film en Imax DMR coûte 5 M$ pour un film en prise de vue réelle, et 10 M$ pour un film en images de synthèse, transformé en Imax 3D. Les films sont ensuite distribués et marketés directement par les filiales distribution des studios. “L’Imax DMR est une nouvelle façon de voir les films, souligne Richard Gelfond. Elle permet aux exploitants de faire payer l’entrée plus chère. En général, le ticket est 30% plus élevé, mais dans la salle du BFI à Londres, cela peut aller jusqu’à 50%.”

Patrick Caradec

Vendredi 11 février 2005

 

 

 

 

 

 



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