Cinéma

Annecy 2017 - "Capitaine Superslip" : un tournant dans l'histoire de DreamWorks

Date de publication : 16/06/2017 - 08:30

La présentation du film, en première mondiale, en présence de son réalisateur David Soren, de son directeur artistique Nate Wragg, et de nombreux membres de l'équipe, s'est faite à Bonlieu, dans une grande salle comble et chauffée à blanc.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie, DreamWorks Animation avait annoncé début 2015 que la fabrication de Capitaine Superslip serait en grande partie délocalisée, le recours à des partenaires extérieurs devant permettre d'abaisser les coûts. Et c'est Mikros Image qui avait été choisi un peu plus tard, DreamWorks ayant été conquis par la qualité, mais aussi le coût, du travail effectué sur Astérix : le Domaine des dieux. Une commande qui a amené Mikros à monter sérieusement en puissance, notamment au niveau de ses effectifs, à Montréal mais aussi à Paris.

Adapté des romans jeunesse de Dav Pilkey (édités en France par Bayard Jeunesse), le film a été réalisé par le Canadien David Soren (Turbo), sur un scénario écrit par Nicholas Stoller (Cigognes & compagnie), Dav Pilkey ayant contribué à l'adaptation de son œuvre.

Le film raconte les aventures de George et Harold, âgés de dix ans, qui créent leur propre album de BD pour le vendre dans la cour de récré. Mais ils se heurtent à l'intransigeance du directeur de leur école, Mr. Kupp, bien décidé à mettre fin aux agissements des deux amis, quitte à les séparer. George et Harold réussissent à hypnotiser Mr. Kupp au moyen d'une bague magique trouvée dans un paquet de céréales. Ce dernier devient alors le superhéros qu'ils avaient inventé, affublé d'un slip du plus bel effet et d'une cape rouge.

Totalement cartoonesque, Capitaine Superslip, traversé par de nombreuses fulgurances et autres éclairs de folie, est taillé pour ravir les amateurs de blagues un peu douteuses, voire franchement scatologiques, toutes générations confondues. "Dans la version espagnole du film, l'un des personnages s'appelle El doctor Pipicaca", a tenu à préciser le réalisateur à l'issue de la projection.

Particulièrement excité par sa première venue à Annecy, "le plus grand festival d'animation au monde et de loin", David Soren était particulièrement fan des livres de Dav Pilkey durant son enfance. "Ils sont extrêmement populaires et quand on fait une adaptation, il y a toujours le risque de décevoir les fans. Mais Dav nous a beaucoup aidé dans la direction à prendre en termes d'histoire, tout en restant fidèles à l'esprit de son univers."

Le film a recours à différentes esthétiques, dessin animé, 3D et marionnettes, qu'il a fallu harmoniser en créant un style qui sert à la fois le propos et les personnages. Quant à l'éclatement de la fabrication sur plusieurs sites, pratique devenue habituelle pour de nombreux studios, c'était une première pour DreamWorks. Basé à Los Angeles, où a été effectuée toute la postproduction, le directeur artistique Nate Wragg a assuré le suivi avec Montréal et Paris au cours de nombreux déplacements. "Ce choix de changer les paramètres de production avait été fait dès le départ afin notamment d'agir sur les coûts, a confirmé David Soren. Mais cela n'a en rien impacté la qualité du film, bien au contraire." La fabrication aura duré deux ans, avec une accélération au cours de la dernière année.

Dès sa sortie aux États-Unis le 2 juin, Captain Underpants: The First Epic Movie réalisait un démarrage à 23,5 M$ qui lui assurait la seconde place du top 10, reléguant Pirates des Caraïbes : la vengeance de Salazar à la 3e position. Il cumulait à 44,6 M€ à la fin du week-end suivant. Le film sera sur les écrans français le 4 octobre sous la bannière de la Fox.

Patrice Carré
© crédit photo : DreamWorks / Twentieth Century Fox France


L’accès à cet article est réservé aux abonnés.

Vous avez déjà un compte


Accès 24 heures

Pour lire cet article et accéder à tous les contenus du site durant 24 heures
cliquez ici