
Gaumont : L’élan d’avenir de sa filiale audiovisuelle française
Date de publication : 24/03/2026 - 08:13
Forte de ses succès sériels et d'une diversité importante de diffuseurs, l'activité audiovisuelle française de Gaumont entend poursuivre sur cette voie en procédant à des nominations en interne pour accompagner au mieux ses producteurs et répondre aux défis de demain.
2025 a été un excellent cru pour la production audiovisuelle française et européenne de Gaumont. Selon les résultats financiers présentés la semaine dernière, l'activité du groupe a atteint 59,1 M€, en hausse de 80 % par rapport à 2024.
2025 a vu le tournage de la partie 4 de Lupin, très attendue après le succès mondial de la franchise. La première partie reste le 5ᵉ plus gros succès mondial pour un programme audiovisuel non-anglophone dans l'histoire de Netflix (99,5 millions de vues sur ses 91 premiers jours de diffusion), tandis que la partie 2 se classe 8ᵉ avec 68,4 millions de vues. Plusieurs années après leur sortie (2021 pour les deux premiers volets, 2023 pour le troisième), les trois premières parties continuent de séduire le public, cumulant 26,1 millions de vues dans le monde en 2025. La diffusion de la 4e partie est prévue pour l'automne 2026.
Côté diffusion, la saison 2 de Pax Massilia, signée Olivier Marchal et mise en ligne sur Netflix le 9 décembre, a à nouveau rassemblé un très large public assurant la reconduction de la série pour une troisième saison, actuellement en tournage.
La saison 9 de L'art du crime a confirmé son plein potentiel, attirant plus de cinq millions de téléspectateurs par épisode. La saison 10 est actuellement en production.
Un éclectisme de diffuseurs
Le début 2026 illustre la diversité des diffuseurs avec lesquels la société collabore. « Nous avons à cœur de travailler avec tout le monde et entendons maintenir ce cap. Nous produisons des séries aussi bien avec des chaînes traditionnelles qu’avec des streamers comme Netflix ou un diffuseur européen comme Arte sur The Deal, série primée à Séries Mania en 2025", souligne Isabelle Degeorges, directrice de Gaumont Télévision France.
Pour la première fois, une série estampillée Gaumont a été diffusée sur Novo 19, chaîne TNT lancée en septembre : Le Signal - 149 kHz, série inspirée de l'œuvre de Maxime Chattam. Cette série en 6 épisodes devait initialement être diffusée sur Paramount qui, pour des raisons comptables, a décidé de la céder à la nouvelle chaîne TNT. « Nous étions ravis de voir Novo19 diffuser notre fiction événement dès janvier, avec une véritable campagne et des moyens importants », ajoute la directrice. Autre événement également notable pour Gaumont en ce début d'année : le lancement, le 4 mars dernier, sur Apple TV de la série Traqués, de Cédric Anger avec le duo Benoît Magimel et Mélanie Laurent.
"D’importants projets développés en 2025 arrivent actuellement en tournage", précise Isabelle Degeorges, Directrice de Gaumont Télévision France. L'adaptation du Roman de Marceau Miller est actuellement en production pour France Télévisions. Gaumont développe aussi pour TF1 Augustine et Edgar, une série policière se déroulant au milieu au XIXe siècle avec Freddie Highmore, et une mini-série pour Arte entrera en tournage cet été.
De la continuité dans le changement
Face aux évolutions du marché, Gaumont s’appuie sur l’éclectisme de ses productions. « Se restreindre à un genre n’est pas envisageable. Notre maison produit aussi bien du drame, du thriller politique, de l’action, du polar que de la comédie… On ne s’interdit aucun genre pour raconter des histoires fortes et impactantes », souligne Isabelle Degeorges. Concernant le format des œuvres, le groupe privilégie les mini-séries et les séries récurrentes, alors que les unitaires sont de moins en moins plébiscités.
Pour continuer d'accompagner ses sept producteurs et productrices, le pôle de télévision France de Gaumont procède à deux nominations internes. "Les producteurs ont chacun leur sensibilité qu’ils mettent au service des talents et des projets dont ils ont la responsabilité. Quand on est producteur on est très vite absorbé par les développements, les tournages et les enjeux de production, indique Isabelle Degeorges. Avec Joachim de Vasselot, nous avions à cœur de nous organiser pour faire face à tous les défis que ce soit la création de nouvelles marques ou même l’évolution du secteur. Il était donc important de se donner les moyens de prendre du recul, de la hauteur, pour analyser les nouvelles tendances du marché, réfléchir aux modèles de financement alternatifs et se projeter dans le monde de demain », poursuit la dirigeante.
Arrivé chez Gaumont Télévision en 2021 comme producteur, Joachim de Vasselot devient ainsi l’adjoint d’Isabelle Degeorges, en charge de l’éditorial. Il sera au plus près des producteurs de la société tout en continuant de développer ses propres projets et restant attentif aux évolutions du secteur. « Joachim devient un interlocuteur sur l’ensemble des projets », précise Isabelle Degeorges.
Avec Anne Esteban-Barriere, directrice adjointe en charge des fonctions supports, Joachim de Vasselot formera un duo renforçant un peu plus la vision transversale et prospective de Gaumont au service de ses producteurs et de la diversité de création.
"En tant que producteurs au sein de cette maison, nous bénéficions d’un luxe et d’un confort rares : l’accès à de grands talents et l’accompagnement de professionnels aux conseils toujours avisés, à l'image d'Anne. Lorsqu’on est concentré sur un projet, il est difficile de se projeter à deux ou trois ans, comme le soulignait Isabelle. C’est sans doute la logique de cette réorganisation : relever la tête et s’efforcer de réfléchir à l’avenir", souligne Joachim de Vasselot. « Nous sommes avant tout au service des producteurs, comme ils le sont pour les talents et les projets, en leur fournissant tous les outils nécessaires et en nous positionnant là où ils nous attendent», complète Anne Esteban-Barrière. L'organisation désormais bien rôdée de Gaumont en interne comme en externe permettra à la structure d'être particulièrement agile face aux évolutions des besoins et du marché.
2025 a vu le tournage de la partie 4 de Lupin, très attendue après le succès mondial de la franchise. La première partie reste le 5ᵉ plus gros succès mondial pour un programme audiovisuel non-anglophone dans l'histoire de Netflix (99,5 millions de vues sur ses 91 premiers jours de diffusion), tandis que la partie 2 se classe 8ᵉ avec 68,4 millions de vues. Plusieurs années après leur sortie (2021 pour les deux premiers volets, 2023 pour le troisième), les trois premières parties continuent de séduire le public, cumulant 26,1 millions de vues dans le monde en 2025. La diffusion de la 4e partie est prévue pour l'automne 2026.
Côté diffusion, la saison 2 de Pax Massilia, signée Olivier Marchal et mise en ligne sur Netflix le 9 décembre, a à nouveau rassemblé un très large public assurant la reconduction de la série pour une troisième saison, actuellement en tournage.
La saison 9 de L'art du crime a confirmé son plein potentiel, attirant plus de cinq millions de téléspectateurs par épisode. La saison 10 est actuellement en production.
Un éclectisme de diffuseurs
Le début 2026 illustre la diversité des diffuseurs avec lesquels la société collabore. « Nous avons à cœur de travailler avec tout le monde et entendons maintenir ce cap. Nous produisons des séries aussi bien avec des chaînes traditionnelles qu’avec des streamers comme Netflix ou un diffuseur européen comme Arte sur The Deal, série primée à Séries Mania en 2025", souligne Isabelle Degeorges, directrice de Gaumont Télévision France.
Pour la première fois, une série estampillée Gaumont a été diffusée sur Novo 19, chaîne TNT lancée en septembre : Le Signal - 149 kHz, série inspirée de l'œuvre de Maxime Chattam. Cette série en 6 épisodes devait initialement être diffusée sur Paramount qui, pour des raisons comptables, a décidé de la céder à la nouvelle chaîne TNT. « Nous étions ravis de voir Novo19 diffuser notre fiction événement dès janvier, avec une véritable campagne et des moyens importants », ajoute la directrice. Autre événement également notable pour Gaumont en ce début d'année : le lancement, le 4 mars dernier, sur Apple TV de la série Traqués, de Cédric Anger avec le duo Benoît Magimel et Mélanie Laurent.
"D’importants projets développés en 2025 arrivent actuellement en tournage", précise Isabelle Degeorges, Directrice de Gaumont Télévision France. L'adaptation du Roman de Marceau Miller est actuellement en production pour France Télévisions. Gaumont développe aussi pour TF1 Augustine et Edgar, une série policière se déroulant au milieu au XIXe siècle avec Freddie Highmore, et une mini-série pour Arte entrera en tournage cet été.
De la continuité dans le changement
Face aux évolutions du marché, Gaumont s’appuie sur l’éclectisme de ses productions. « Se restreindre à un genre n’est pas envisageable. Notre maison produit aussi bien du drame, du thriller politique, de l’action, du polar que de la comédie… On ne s’interdit aucun genre pour raconter des histoires fortes et impactantes », souligne Isabelle Degeorges. Concernant le format des œuvres, le groupe privilégie les mini-séries et les séries récurrentes, alors que les unitaires sont de moins en moins plébiscités.
Pour continuer d'accompagner ses sept producteurs et productrices, le pôle de télévision France de Gaumont procède à deux nominations internes. "Les producteurs ont chacun leur sensibilité qu’ils mettent au service des talents et des projets dont ils ont la responsabilité. Quand on est producteur on est très vite absorbé par les développements, les tournages et les enjeux de production, indique Isabelle Degeorges. Avec Joachim de Vasselot, nous avions à cœur de nous organiser pour faire face à tous les défis que ce soit la création de nouvelles marques ou même l’évolution du secteur. Il était donc important de se donner les moyens de prendre du recul, de la hauteur, pour analyser les nouvelles tendances du marché, réfléchir aux modèles de financement alternatifs et se projeter dans le monde de demain », poursuit la dirigeante.
Arrivé chez Gaumont Télévision en 2021 comme producteur, Joachim de Vasselot devient ainsi l’adjoint d’Isabelle Degeorges, en charge de l’éditorial. Il sera au plus près des producteurs de la société tout en continuant de développer ses propres projets et restant attentif aux évolutions du secteur. « Joachim devient un interlocuteur sur l’ensemble des projets », précise Isabelle Degeorges.
Avec Anne Esteban-Barriere, directrice adjointe en charge des fonctions supports, Joachim de Vasselot formera un duo renforçant un peu plus la vision transversale et prospective de Gaumont au service de ses producteurs et de la diversité de création.
"En tant que producteurs au sein de cette maison, nous bénéficions d’un luxe et d’un confort rares : l’accès à de grands talents et l’accompagnement de professionnels aux conseils toujours avisés, à l'image d'Anne. Lorsqu’on est concentré sur un projet, il est difficile de se projeter à deux ou trois ans, comme le soulignait Isabelle. C’est sans doute la logique de cette réorganisation : relever la tête et s’efforcer de réfléchir à l’avenir", souligne Joachim de Vasselot. « Nous sommes avant tout au service des producteurs, comme ils le sont pour les talents et les projets, en leur fournissant tous les outils nécessaires et en nous positionnant là où ils nous attendent», complète Anne Esteban-Barrière. L'organisation désormais bien rôdée de Gaumont en interne comme en externe permettra à la structure d'être particulièrement agile face aux évolutions des besoins et du marché.
Florian Krieg
© crédit photo : Julien Lienard pour LFF
L’accès à cet article est réservé aux abonnés.
Vous avez déjà un compte
Accès 24 heures
Pour lire cet article et accéder à tous les contenus du site durant 24 heures
cliquez ici

