Cinéma

Congrès FNCF 2018 - Blandine Bollier : "Réfléchir à ce que sera l’exploitation de demain"

Date de publication : 25/09/2018 - 08:46

Alors qu’un happy hour sera organisé ce mardi à 19h au CID, la présidente de la Commission de réflexion des jeunes exploitants de la FNCF détaille les réflexions et travaux en cours, entre transmission des salles, enjeux de programmation et écologie.

Vous êtes, depuis mars 2018, à la tête de la Commission de réflexion des jeunes exploitants, auparavant présidée – et ce depuis sa création, en décembre 2013 – par Flore Tournois. Pour quelles raisons vous êtes-vous présentée ?
J'ai suivi avec beaucoup d’intérêt les travaux fournis par cette commission, et ce depuis sa création. Je l’ai intégré en 2016 et, lorsque la présidence a été remise en jeu, au départ de Flore, certains de mes camarades m'ont suggéré de présenter ma candidature. Nous avions tous à cœur de maintenir et d'entretenir cet enthousiasme. De mon côté, je souhaitais m’engager davantage sur cette commission et, de manière plus générale, dans la vie fédérale !

Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru après pratiquement cinq ans d’existence ?
Un regard à la fois admiratif du travail effectué jusqu'ici, bénévole rappelons-le, mais aussi déterminé, car le temps nous est compté. Nous ne nous retrouvons que quelques heures toutes les six semaines et nous sommes tous très impliqués dans nos salles. Il faut donc se mobiliser pour s'attaquer au challenge que la FNCF nous offre de relever : réfléchir à ce que sera l’exploitation de demain en travaillant sur les sujets qui animent notre profession.

Quelles ont été, selon vous, ses principales "réussites" ?
La commission est très fière de ses fiches pratiques, qui offrent un éclairage synthétique sur de nombreux domaines accessibles à tous et restent encore bien consultées sur le site internet de la FNCF. Je suis également fière de mesurer l’engagement et l’implication des membres de cette commission, qui ont à cœur de faire avancer les choses.

Quels sont les sujets les plus régulièrement discutés ?
Aujourd'hui, comment ne pas aborder la chronologie des médias ou les enjeux de programmation ? Les sujets professionnels sont évidemment abordés entre nous. Mais nous parlons aussi de problématiques moins "chaudes" : la parité sur notre secteur d'activité, la transmission des salles ou la notoriété du métier. Et mon sujet préféré, l’écologie dans les salles, n’est pas en reste !

La commission est organisée autour de cinq groupes de travail, justement dédiés à ces questions de transmission des salles, de notoriété du métier, d’écologie, de programmation et de parité. Lesquels sont les plus "dynamiques" ?
Le groupe "Programmation" effectue un vaste travail : recensement des problématiques de la profession, réflexion sur les nouvelles pratiques de programmation, les manières d’attirer le public jeune (14-25 ans) et de travailler en zone de concurrence… Bref, les sujets sont nombreux ! Le groupe "Notoriété du métier" vise, quant à lui, à mieux faire connaître notre métier et nos exploitations. Cela permettrait de faciliter le recrutement des étudiants, mais aussi d’entretenir des relations plus simples avec les partenaires locaux (mairies, départements, régions). L’écologie dans les salles est, par ailleurs, portée avec force par cette commission depuis plusieurs années. Ce problème sociétal est aujourd’hui repris et mené par la FNCF elle-même, et j’en suis ravie. Un premier contact a été pris avec une agence gouvernementale et j’espère que ce partenariat aboutira à un outil pratique à destination des exploitants. De notre côté, nous avançons sur la rédaction d’un guide des bonnes pratiques écologiques. Nous espérons que ce travail thématisé en groupes aboutira à la mise en place d'actions concrètes.

L’un de ces groupes est donc consacré à la transmission des salles, enjeu central pour les jeunes exploitants. Aujourd’hui, quelles difficultés revêt une première acquisition ?
La première difficulté, c’est la circulation de l’information. Bien souvent, nous n’apprenons qu’une salle est à vendre qu’une fois qu’elle est vendue. Nous travaillons donc à faire savoir que la commission peut servir de relais. Une exploitante nous a déjà contactés pour nous informer de son souhait de se séparer de sa salle. Nous ne pouvons qu’encourager ce type de démarche. Au sein de la commission, deux membres ont récemment acquis leur salle : Xavier Herveau pour Les Korrigans à Guingamp, et Annie Mahot pour l’American Cosmograph à Toulouse. Ils ont tous deux à cœur de partager leurs expériences et d’être disponibles pour accompagner les primo-accédants dans leur projet.

La commission est, depuis ses débuts, constituée d’hommes et de femmes issus d’horizons très différents. Cette diversité est-elle, pour vous, un atout ?
Évidemment ! La force de notre commission repose sur cette diversité : nous arrivons avec nos spécificités régionales, notre public, nos habitudes et contraintes de travail. Nos échanges sont toujours nourris par nos différences, mais nous savons maintenir l’intérêt commun dans nos conclusions. Notre commission se veut être la représentation de ceux qui seront à la tête de l’exploitation de demain.

Vous organisez un happy hour, ce mardi à 19h, sur le salon des exposants. Qu’en attendez-vous ?
Il s’agit d’un moment important pour nous, puisqu’il nous permet de rencontrer les exploitants et d’avoir du temps pour échanger avec eux sur nos travaux et nos réflexions. Cette année, nous leur proposerons de remplir un questionnaire autour d’un verre de Spritz. Ce questionnaire, décliné autour des thèmes de nos groupes de travail, permettra de dresser un état des lieux nécessaire à la bonne continuation de nos travaux.

Propos recueillis par Kevin Bertrand
© crédit photo : DR


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