Cinéma

Congrès FNCF 2019 - Le discours de Dominique Boutonnat, président du CNC

Date de publication : 25/09/2019 - 18:00

Pour sa première intervention devant des professionnels du cinéma, en ouverture du débat de la FNCF avec les pouvoirs publics à Deauville, le nouveau président du CNC s'est engagé sur trois sujets d'actualité spécifiques à l'exploitation et a évoqué plus largement les défis de la filière.

Retrouvez son discours in extenso :

"Cher Richard Patry,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
chers amis,

D’abord merci pour votre message de bienvenue, cher Richard. Je suis vraiment très heureux – non sans une certaine appréhension – d’être avec vous aujourd’hui pour votre Congrès. C’est votre 74e, et comme vous l’avez rappelé, Richard, c’est mon premier !

Alors, par quoi commencer ? D’abord par vous remercier. Parce que le cinéma c’est trois choses : un film, un public, une salle.

Vous savez, on vous le dit souvent, que les Français sont les plus cinéphiles d’Europe. Alors bien sûr, cet amour du 7e art nous le devons naturellement aux films, à leurs auteurs, aux réalisateurs, aux producteurs, acteurs, distributeurs… Mais on vous le doit aussi, vous qui transmettez ces œuvres auprès du public, en contact direct avec lui. C’est fondamental !
Et quand je dis vous, c’est vous tous et les 16 000 salariés que vous représentez, sans compter tous les bénévoles : les cinémas de proximité, les multiplexes, les salles de quartiers, les cinémas de la petite et moyenne exploitation, les circuits itinérants, les salles art et essai, tous...

Il n’y a qu’en France qu’on peut voir dans une salle The Avengers, Toy Story 4, et dans la salle voisine Parasite, Portait de la jeune fille en feu ou Port Authority ! Il n’y a qu’en France que Ken Loach, Woody Allen ou James Gray peuvent réaliser plus d’entrées que dans leur pays d’origine !  

Oui, la salle fait vibrer tous les publics, tous ensemble, sur tout le territoire, partout en France. C’est notre force, c’est votre force. Mais c’est aussi tous les métiers, toutes les professions du cinéma qui vibrent avec vous ! C’est la salle qui donne le "la" à toute la chaîne du cinéma. Moi, je l’ai vécu personnellement auparavant : tous les mercredis, à chaque sortie, toute l’équipe d’un film attend fébrilement les remontées de vos salles. Entre 22h et minuit... C’est toujours un moment magique, un événement fort.

Alors, bien sûr, je sais que vous avez des sujets d’inquiétudes. Je comprends ce que vous venez de dire, vous avez eu des incompréhensions avec le CNC, vous avez pensé que le lien de confiance s’était relâché. Moi, je vous le dis, notre relation doit reposer sur la confiance, et nous devons avancer dans un esprit de transparence. Avec vous comme avec l’ensemble de la filière.

Alors, dans ce que vous venez de dire, cher Richard, j’ai retenu trois points à traiter rapidement.
On sait que beaucoup d’entre vous s’inquiètent du renouvellement de leurs projecteurs numériques et de leur financement dans les années à venir. Comme vous le savez, l’Observatoire de la petite et moyenne exploitation a fourni un travail exemplaire depuis un an sur le sujet. Alors, mon engagement aujourd’hui est de mettre en place un dispositif particulier pour accompagner les salles qui en auraient besoin. Quand ? Nous sommes aujourd’hui le 25 septembre, alors le 25 décembre, dans trois mois, pour Noël. Comment ? En mettant tout le monde autour de la table : les différents financeurs, dont les collectivités territoriales. Il faut que cette aide soit élaborée en concertation avec vous, comme vous le souhaitiez. On trouvera la solution. Nous en parlerons lors des discussions autour des prochaines conventions entre le CNC, l’État et les régions, qui s’engagent dans les semaines à venir.

Deuxième point : la petite et la moyenne exploitation. Je sais que cette aide sélective est très importante pour vos travaux d’extension, de rénovation ou de création de salles. J’en profite pour saluer Patrick Raude, le président de cette commission. Mais notre soutien financier s’inscrit dans un contexte budgétaire très contraint. J’y reviendrai tout à l’heure. Mais je veux vous assurer que nous ferons tout pour que cette aide soit à la hauteur des priorités que nous définirons ensemble lors de la dernière commission de novembre 2019, et que nous puissions donner plus de souplesse à ce dispositif. On va trouver une solution ! Nous le ferons en concertation avec vous. Et bien sûr, elle restera une priorité budgétaire dans les années à venir, je m’y engage également.

Troisième point que vous avez soulevé : l’art et essai. Ce réseau, cher François Aymé, est une richesse unique au monde. Trois fois plus de salles art et essai en France qu’en Allemagne, quatre fois plus qu’en Italie… On en est parfaitement conscients au CNC, c’est pourquoi l’aide à l’art et essai a été augmentée de 10% en deux ans. Il n’y a pas de dispositif sélectif du CNC, tous secteurs confondus – je dis bien aucun – qui a été autant augmenté.
Mon engagement, à nouveau, c’est que l'on puisse dresser, d’ici la fin 2019, un premier bilan de la réforme du classement art et essai. Que nous regardions ensemble, par le dialogue avec vous, les points d’ajustements de cette réforme, les effets de seuils, les effets de bord, notamment pour les salles des grandes villes. Sophie-Justine Lieber, la présidente de la commission art et essai, que je tiens à remercier, nous y aidera. J’aimerais qu’on le fasse dans le même temps que notre réflexion sur l’aide à la programmation difficile.
Et dernier point à ce sujet : les subventions pour l’art et essai vous seront versées plus tôt dans l’année – en mars 2020, et j’espère même encore avant. Je sais, pour avoir été dirigeant d’une PME, que les problèmes de trésoreries sont un vrai sujet pour des sociétés comme les vôtres.

Voilà, chers amis, les réponses à vos sujets immédiats. Mais il faut prendre la mesure des changements que nous vivons. Ils touchent la filière toute entière. C’est donc de l’ensemble de nos métiers que je voudrais vous parler. Car vous êtes, nous sommes, tous solidaires des mouvements qui traversent notre secteur. C’est pourquoi je tiens, à ce que à l’avenir – dans les semaines à venir – nous engagions, tous ensemble, une réflexion beaucoup plus large. Quand je dis tous ensemble, ce sont les équipes du CNC, ce sont les différents interlocuteurs, toutes branches confondues. C’est un souhait que vous venez d’émettre, cher Richard, et c’est très important pour moi. Nous avons besoin de travailler ensemble à des axes stratégiques d’actions à mener sur l’ensemble du secteur. C’est mon objectif majeur. C’est mon mandat sur les trois prochaines années.

À la regarder en plan large cette filière, on voit bien que tous les acteurs connaissent des difficultés.
Les auteurs d’abord, qui parfois manquent cruellement de reconnaissance. À voir certains contrats qui leur sont imposés – j’en ai vus, j’en ai lus –, on se croit revenu à une époque où le droit d’auteur n’existait pas : il faut qu’on fasse appliquer nos règles par les nouveaux acteurs de la création, les plateformes. Quant à la phase d’écriture, elle est manifestement sous-valorisée dans le processus de développement et de production du film, alors que, de l’aveu général – vous nous le dites fréquemment, et je l’ai vécu en tant que producteur –, c’est là que se situe, le plus souvent, la faiblesse de certains de nos films.

Parlons de la production que je connais mieux. Les financements des films sont en baisse de manière globale. En trois ans, le devis moyen d’un film français est passé de 5,5 M€ à 4 M€. C’est colossal. C’est dû à une baisse de l’investissement des chaînes. Mais pas seulement. Il y a plusieurs facteurs. On sait aussi que le manque de fonds propres de certaines sociétés de production indépendantes les limite dans leurs investissements en développement et les limite aussi dans leur croissance.

La distribution indépendante ensuite. Pas besoin de vous le rappeler : vous savez qu’elle connaît aujourd’hui des difficultés graves, préoccupantes même, qui ont aussi un impact sur le financement des films. C’est un sujet que je regarde particulièrement en ce moment.

Toutes ces difficultés concernent bien sûr aussi le financement du CNC. Et je tiens à me présenter devant vous avec un discours de vérité sur ce sujet.
À partir de 2012, les recettes affectées au Centre sont passées sous la barre des 700 M€, alors que les dépenses sont restées au-dessus. Les courbes se sont croisées. Le CNC avait un fonds de réserve qu’il a utilisé à l’époque pour assurer son équilibre budgétaire et accompagner, de façon exceptionnelle, les adaptations du secteur, celles que vous connaissez, la numérisation des salles et la restauration massive des œuvres de patrimoine.
Ces opérations exceptionnelles, il fallait les mener mais malheureusement ces réserves sont aujourd’hui épuisées. Et il est l’heure d’aligner les dépenses du CNC sur ses ressources. Donc, malheureusement, de faire des économies.
Un premier effort, de 40 M€ nets, a été engagé l’an dernier dans le secteur de l’audiovisuel. Cet équilibre, il faut le maintenir dans les années à venir. Cela supposera, oui, des efforts. Et on regardera, ensemble – je tiens à cette logique de confiance et de transparence – très vite dans les toutes prochaines semaines, ce que cela signifie en termes de maintien des dépenses.

Mais, pour être plus optimiste, ces fragilités ne sont pas une fatalité. Nous sommes en train de rebattre les cartes pour y répondre, par un engagement ferme et fort des pouvoirs publics et du gouvernement.
D’abord, avec la loi audiovisuelle qui sera votée au printemps 2020, portée avec détermination par notre ministre de la Culture, Franck Riester. Cette loi va mettre en place, pour la première fois, des obligations d’investissement des plateformes étrangères dans la création, notamment dans la création indépendante. Ce sera une première en France et en Europe, dans le monde ! C’est vraiment l’affirmation de notre modèle d’exception culturelle française, modèle fondé sur les créateurs.
La loi va nous permettre aussi de lutter plus efficacement contre le piratage, en particulier contre les sites miroirs. Le gouvernement vous a entendus sur ce point. Vous le savez, chaque année, le manque à gagner pour toute la filière équivaut à la recette salles : 1,2 Md€, c’est intenable dans le monde d’aujourd’hui. Nicolas Seydoux, président de l’Alpa, et la député Aurore Bergé, va vous en parler tout à l’heure, mais soyez sûrs de notre mobilisation, de ma mobilisation pleine et entière sur le sujet.

D’autre part, le projet de loi de finances pour 2020 nous permettra, quant à lui, d’harmoniser les contributions des chaînes de télévision et des plateformes. Ce n’est pas normal que ces dernières ne soient pas taxées de la même manière que nos diffuseurs français. En intégrant de nouveaux contributeurs à notre modèle, nous sécurisons le niveau des ressources du CNC pour l’avenir.
Un fonds public de 225 M€, annoncé il y a quelques mois par le président de la République, administré par la BPI, a été mis en place, dont une part significative ira au cinéma et à l’audiovisuel dans le soutien aux entreprises du secteur. Ce fonds est déjà opérationnel. C’est la preuve de l’ambition des pouvoirs publics pour le cinéma français, la preuve de leur volontarisme pour défendre et même refonder notre modèle, notre exception culturelle, face aux géants du Net.

Enfin, un débat a été ouvert au printemps sur le plafonnement des taxes du CNC. Le ministre de la Culture s’est clairement engagé contre cette idée, qui vient briser le cercle vertueux par lequel la diffusion finance la création. Il aura sans doute l’occasion de vous le dire tout à l’heure. Et j’espère que son travail de conviction portera ses fruits.

Ce volontarisme est essentiel. Plus encore, elle est absolument nécessaire pour répondre aux défis qui se présentent devant nous, j’en vois quatre :

1/ la fidélisation du public
2/ l’exposition des films en salle
3/ un renforcement de l’écriture des films
4/ le développement de la cinéphilie, sur la jeune génération

Fidéliser, d’accord, mais comment ? Avec les outils d’aujourd’hui : internet. Les réseaux sociaux sont le premier média d’information pour le cinéma chez les jeunes. Je suis tout à fait conscient que beaucoup d’entre vous n’ont ni le temps ni les moyens humains ni même l’expertise pour le faire seuls. Mais nous sommes là pour vous aider. Depuis le début de l’année, on propose à vous, exploitants, des formations gratuites à tous ces outils de marketing digital. Plus de 300 salles ont déjà participé à ces journées. D’ailleurs, merci au Scare qui nous accompagne dans ce Tour de France digital.
On s’est déjà rendus dans cinq régions. Et je serai présent à Orléans le 10 octobre pour la 6e, continuer à sillonner nos 13 régions métropolitaines. Et je souhaite que d’ici mi-2020, plus de 800 d’entre vous puissent être formés ! Tous les retours d’expériences de votre part sont les bienvenus !

Deuxième moyen de fidéliser le public, vous le connaissez, c’est votre métier : offrir aux spectateurs des services de qualité en termes de programmation, d’animations, d’innovations technologiques évidemment, mais ça, vous le savez déjà… D’ailleurs, le prix de la salle innovante, qui sera remis tout à l’heure, récompense toutes les bonnes initiatives. Et vous connaissez tous son président : il fait partie des cinéastes préférés des Français : Cédric Klapisch, que je tiens à remercier très chaleureusement de son implication et de son temps sur le sujet. Et merci également à Bruno Studer, président de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale, qui, depuis trois ans, nous fait l’honneur de participer à ce prix.

Passons maintenant au deuxième enjeu : l’exposition des films dans toutes les salles, auprès de tous les publics. C’est un sujet qui nous concerne tous, professionnels, pouvoirs publics et simples citoyens : la rotation des films est souvent perçue comme trop rapide. Les engagements de programmation doivent y répondre. Alors d’abord, bravo, parce que nous allons vous présenter très vite un bilan complet de vos engagements signés en 2016. Non seulement ces engagements de programmation ont été respectés, mais certains sont même allés au-delà ! Par exemple, la déprogrammation des films à l’issue de la première semaine d’exploitation a été divisée par cinq entre 2017 et 2018. Parallèlement, le bilan des engagements de diffusion est, lui aussi, très positif en 2018.
Je crois beaucoup à cette notion d’engagement, beaucoup plus qu’en la notion d’obligation. Je souhaite que cette tendance au mieux-disant se poursuive pour les prochains engagements de programmation et de diffusion.

D’autre part, nous avons demandé aux membres du Comité de concertation pour la diffusion numérique et à son président, Alain Sussfeld, de travailler à un contrat type entre exploitants et distributeurs. Il ne s’agit pas de corseter la relation entre ces partenaires, mais simplement de lui donner davantage de prévisibilité et ainsi de protéger l’ensemble de la filière. Ce contrat type sera un "réducteur d’incertitude", que les parties resteront libres de modifier. Si cela marche, nous le garderons, si cela ne fonctionne, nous ne le maintiendrons pas…
Je tiens d’ailleurs sur ce sujet de la diffusion des œuvres à saluer le travail du médiateur du cinéma, Laurence Franceschini.

Troisième enjeu, qui concerne celui-là les films que vous projetez dans vos salles. Nos titres rencontrent une très grande concurrence tant de la part d’autres cinématographies, que de la part des séries, ou des vidéos sur internet. Malheureusement certaines de nos œuvres ne trouvent pas leur public en salles : sur les 220 films d’initiative française produits chaque année, 60 – soit plus du quart – réalisent moins de 20 000 entrées.
Alors, vous allez débattre de la question du nombre de films cet après-midi, et je vais vous écouter d’ailleurs avec beaucoup d’attention. Aujourd’hui, je n’ai pas d’idée arrêtée sur le sujet, mais je sais déjà une chose : une politique volontairement malthusienne serait contraire à la liberté de création qui est celle que l’on défend. Mais il y a aussi un élément de réponse, en amont, dans l’écriture des films.
Une concertation est en cours, pour donner suite à l’étude CNC-SACD sur l’écriture des films et des séries, qui a été rendue publique en avril dernier. Je vous le conseille. Son constat est clair : il faut considérablement renforcer toute cette phase d’écriture et de développement, mieux la structurer et y consacrer davantage de moyens. On va mettre en place, dès le début 2020, des mesures fortes pour y parvenir.
Enfin, j’ai demandé d’ores et déjà aux services du CNC d’étudier le plus rapidement possible les moyens juridiques de refuser nos aides à toutes les productions dont les contrats ne respecteraient pas les droits des auteurs – notamment le droit moral. Car le CNC, c’est la maison des exploitants, des distributeurs, des producteurs, mais aussi la maison des auteurs.

Quatrième et dernier enjeu : la cinéphilie des nouvelles générations. Les jeunes aiment le cinéma, c’est toujours vrai... Mais ils y vont moins qu’avant et ont tendance à se concentrer sur un certain type de film. Rien qu’un chiffre : il y a dix ans, les moins de 25 ans représentait 38% des entrées, contre seulement 28% en 2018. Vous jouez un rôle déterminant dans l’éducation de nos enfants. Tout passe par l’image, beaucoup par le cinéma : l’ouverture au monde, à la diversité. Ce rôle est essentiel pour moi.
C’est pourquoi, j’aimerais donner un nouvel élan à la mission d’Éducation au cinéma, qui a été créée il y a tout juste 30 ans par Costa-Gavras : rassembler l'ensemble des partenaires nationaux et locaux dans une "maison commune de l’éducation aux images". On lancera ce projet à la fin de l’année.
D’ailleurs, le Pass Culture devrait être une bonne opportunité de faire venir ou revenir en salle ces jeunes qui ne sont plus là. Alors, je sais : il y a des difficultés à diffuser les informations sur les films et les séances. Là-dessus, je veux vous rassurer : nous travaillons avec l’équipe pilote du Pass pour trouver des solutions, et faire remonter vos offres dans l'application.
Et, toujours pour les jeunes, il faut amplifier le mouvement des médiateurs dans les salles. Depuis deux ans, nous accompagnons les régions dans leur aide aux salles, en finançant ces emplois : ça concerne près d’une centaine de postes ! En plus, ce dont il faut se réjouir, c’est que ce travail d’animation est mené généralement par des jeunes qui vous aident à élargir votre public !

Donc voilà, chers amis. J’ai été plus long que je ne pensais… Je voulais vous remercier pour le travail que vous menez tous les jours, dans vos métiers. Je voulais vous féliciter aussi pour tous les succès de cette année qu’ils soient passés, comme Le roi lion ou Parasite, ou j’en suis sûr, à venir : La fameuse invasion des ours en Sicile, Hors normes ou encore Les misérables, pour ne parler que les films français. Pour qu’on dépasse les 210 millions d’entrées, voire les 215…

Dernier mot, avant de conclure. J’ai bien conscience que vous avez des vrais sujets de préoccupation, bien conscience qu’il nous faut travailler ensemble à trouver des solutions. Mais j’ai confiance. Confiance dans la salle qui est et reste au cœur de notre modèle d’exception culturelle. Nous avons toujours su faire face ensemble à ces différents défis : l’après-guerre, l’arrivée de la télévision, d’Internet.... Nous allons continuer. Notre modèle d’exception culturelle est le bon. Il faut l’aider à évoluer, mais certainement pas l’affaiblir, bien au contraire. Vous pouvez compter sur nous. Vous pouvez compter sur moi. Je vous remercie." 

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© crédit photo : SD


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