Cinéma

Annecy 2020 online - Miyu s’engage sur quatre nouveaux longs métrages

Date de publication : 12/06/2020 - 13:52

La société de production dirigée par Emmanuel-Alain Raynal et Pierre Baussaron annonce le développement de quatre nouveaux projets de longs métrages d’animation, dont deux pour un public adulte.

Miyu Productions, lauréate l’an dernier à Annecy du prix export et du Trophée de l’animation du Film français, poursuit sa croissance avec quatre nouveaux long métrages d’animation en développement.

Parmi eux figurent deux films à destination d’un public adulte.
Les oiseaux de porcelaine du Japonais Ru Kuwahata et l’Américain Max Porter (90 min, photo) devrait être lancé lors du Cartoon Movie 2021. Les deux réalisateurs ont été nommés en 2018 à l’Oscar du meilleur court métrage avec Negative Space.
Réalisé en stop motion, Les oiseaux de porcelaine raconte l’histoire de "Kayo, une lycéenne japonaise qui arrive en Californie en 1998 dans le cadre d’un nouveau programme d’échange scolaire financé par Henry Hughes, un milliardaire américain. Si Kayo lutte au quotidien pour s’intégrer dans cette nouvelle culture, elle passe ses nuits à explorer secrètement la propriété magique de Hughes attenant au campus, avec Ostrich-san, une autruche japanophone qui y vit. Grâce à ses conseils bienveillants, Kayo s’ouvre peu à peu aux autres et devient amie avec deux de ses camarades de classe : Geo, une fille politiquement engagée, un peu marginale, et Jessica, une Américaine d’origine coréenne au sex-appeal débordant, toujours à la recherche du prochain grand frisson. Quand des allégations troublantes ciblent Henry Hughes, l’innocence de Kayo est mise à l’épreuve. Alors même qu’elle tente de trouver sa place dans une structure sociale déroutante, elle découvre le côté obscur du rêve américain". Le budget est de 5,8 M€.

La mort n’existe pas de Felix Dufour Laperrière (80 min) est, quant à lui, une coproduction déléguée avec Embuscade Films (Canada), Doghouse Films (Luxembourg). Il s’agit du troisième long métrage du réalisateur après Ville neuve, présenté à Venise et Annecy, et le documentaire animé Archipel, prévu pour 2020.
Réalisé en 2D, La mort n’existe pas est doté d’un budget de 3 M€. Il s’intéresse à "Hélène qui, après un attentat armé raté au cours duquel elle abandonne ses compagnons, s’enfuit en forêt et y rencontre Catherine, un alter ego mystérieux, carnassier et tentateur. Ce double lui fait visiter une vallée fantastique, où métamorphoses, pouvoirs vénéneux et grands bouleversements viennent bientôt bousculer l’ordre des choses. Hélène devra revisiter ses choix et les dilemmes moraux, politiques et humains qui les circonscrivent".

Deux films familiaux viennent également enrichir le line-up de Miyu.

Pangea de Simon Rouby (90 min), actuellement en phase d’écriture, raconte l’histoire de Chesa, 14 ans, partie chercher de l’aide auprès de sa grand-mère, qui vit isolée en altitude, à la suite d’un tremblement de terre menaçant son village. Ce projet sera réalisé en 3D.
Passé par les Gobelins et la California Institute of the Arts, Simon Rouby a réalisé son premier long métrage, Adama, en 2015 (Naia Productions), pour lequel il est nommé aux César ainsi qu’aux European Film Awards. Pensionnaire à la Villa Médicis en 2016-2017, il débute la conception de Pangea, dont il poursuit l’écriture en 2018 aux îles Kerguelen comme lauréat de l’Atelier des Ailleurs.

Planètes (titre provisoire) de Momoko Seto (75 min) mêlera 3D et prises de vues réelles. Coproduction déléguée avec Ecce Films, ce projet bénéficie d’un budget de 4 M€ et a reçu l’Avance sur recettes du CNC. Le synopsis est le suivant : "Quatre akènes de pissenlit sont les seules rescapées d’une succession d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre. Elles s’engagent dans un long voyage, à la recherche d’un sol propice à la survie de leur espèce et connaissent en chemin de nombreuse embûches et d’heureuses rencontres."
Née au Japon, la réalisatrice a suivi des études d’Art en France, aux États-Unis puis au Fresnoy. Ses films ont reçu plusieurs prix internationaux notamment à la Berlinale (prix Audi en 2015 pour Planet ∑, attribué aux œuvres "à fort caractère artistique"). Elle travaille depuis plusieurs années sur une série de films autour de planètes fantastiques fabriquées à partir de prises de vues de micro-organismes, plantes, moisissures, champignons ou cristaux. 

Miyu poursuit également le développement de Saules aveugles, femme endormie de Pierre Földes (coproduction déléguée avec Cinema Defacto), mis en production cette année, et celui de Linda veut du poulet de Chiara Malta et de Sébastien Laudenbach (coproduction déléguée avec Dolce Vita Films), actuellement en cours de financement et dont la production devrait être lancée en début d’année prochaine.

Océane Le Moal
© crédit photo : Miyu


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