Télévision

Annecy 2015 - Silex Films installe un studio d'animation à Angoulême

Date de publication : 16/06/2015 - 08:40

La société de production, qui présente à Annecy un épisode d’une série phare pour Arte mélangeant documentaire et animation, annonce la création de Silex Animation au sein du Pôle image Magelis.

Silex Films, la société de production du trio Priscilla Bertin, Elisa Larrière et Judith Nora dévoile aujourd'hui en programmation spéciale le 2e épisode de la série Les aventuriers de l'art moderne. Cette série de 6x52', qu'Arte diffusera en prime-time en fin d'année, est en cours de fabrication. Adaptée par Dan Franck de sa trilogie L’histoire des bohèmes qui retrace l’histoire de l’art moderne de 1900 à la Libération, cette série renouvelle le genre documentaire en mélangeant des archives et de l’animation.

À l’occasion de cette présentation, Silex films annonce la création de Silex Animation, au sein du Pôle Image Magelis à Angoulême. La direction artistique du studio est confiée à Amélie Harrault. Auteure du très remarqué Mademoiselle Kiki et les Montparnos, César du meilleur court métrage d’animation en 2014, elle coréalise Les aventuriers de l’art moderne. Parallèlement à cette série, Silex Films développe d’autres projets en animation, en cinéma et documentaire, et notamment les projets d’Amélie Harrault.

Pour le Pôle Image Magelis, cette création permet d’accueillir une jeune société de production en plein développement au profil très ouvert sur tous les genres et qui a une ambition internationale. Après leurs premières expériences - Judith Nora a démarré aux coproductions internationales chez Ad Vitam, Priscilla Bertin à la Fabrique de Films et Elisa Larrière chez MNP Films, l’ancienne société de Mathieu Kassovitz, les trois jeunes femmes ont donc fondé Silex Films, une société qui œuvre dans l’art contemporain (elles ont notamment décroché le Lion d’argent à Venise dans ce genre), la télévision et le cinéma. Silex Films s’est déjà fait remarquer avec Connasse, le programme court avec Camille Cottin qu’elles ont amené à Canal+ et qui a été diffusé pendant un an dans le Before et très vite dans Le grand journal. Elles ont également coproduit le long métrage Connasse princesse des cœurs au côté de LGM, l’un des succès du printemps avec plus d’un million d’entrées.

Parallèlement, les trois productrices ont donc initié Les aventuriers de l’art moderne. Après avoir convaincu Dan Franck en lui soumettant leur vision du projet : "La série utilise les codes de la fiction pour raconter les amitiés de personnages de la bande de Picasso, le peintre lui-même, Max Jacob, Derains, Wlaminck, l’univers du Bateau-Lavoir par exemple. Il a fallu imaginer des personnages visuellement car, avant qu’ils ne soient connus, ils n’étaient jamais pris en photo, explique Judith Nora. Nous avons cherché une grammaire nouvelle pour une série qui s’adresse à un public de 7 à 77 ans, donc il nous fallait des évidences dans les traits des personnages, ce qu’a réussi à amener Amélie. Les archives sont utilisées ici pour leur pouvoir d’évocation et non pas pour leur valeur propre. D’une manière général, chez Silex Films, nous sommes à la recherche de nouvelles écritures, nous ne voulons pas être enfermés dans les genres".

C’est en découvrant Mademoiselle Kiki et les Montparnos que les productrices sont allées à la rencontrer d’Amélie Harrault pour la partie animation. Elles ont créé une équipe de coréalisation, deux monteuses entourant la créatrice, chacune ayant coréalisé trois épisodes, Pauline Gaillard et Valerie Loiseleux. La série mélange 60% d’archives documentaires et 40% d’animation. Pour monter ce projet, Silex Films a réuni 2,5 M€, soit un budget très élevé en documentaire en raison des archives et des droits de reproduction des œuvres. Pour cela, outre Arte qui a également le mandat de ventes et a déjà prévendu la série dans dix territoires, la société a cherché des fonds privés et a notamment levé de l’argent auprès de grands collectionneurs d’art dont François Pinault.

Après Annecy, Silex Films présentera Les aventuriers de l'art moderne au Sunny Side, le marché international du documentaire. 

Sarah Drouhaud
© crédit photo : Silex Films


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