Télévision

Le SPFA et la SACD (ré)unis autour de France 4

Date de publication : 31/03/2020 - 17:56

Au côté du Conseil français des associations pour les droits de l’enfant, le syndicat des producteurs de films d’animation et la société des auteurs et compositeurs dramatiques saluent et soulignent le rôle de France 4 durant la crise sanitaire du Covid-19. Alors même que la chaîne enfants de France Télévisions est vouée à disparaître.

L’heure n’est ni à la polémique ni aux revendications mais aux messages sobres et factuels, à lire entre les lignes. Dans un communiqué intitulé "France 4, la plus grande école de France depuis une semaine", le Conseil français des associations pour les droits de l’enfant (Cofrade), la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et le Syndicat des producteurs de films d’animation (SPFA) saluent l’"initiative remarquable" prise par France Télévisions. "Pour faire face à la crise sanitaire à laquelle le pays est confronté et à la fermeture des écoles, collèges et lycées, France Télévisions a mobilisé ses antennes, dont France 4 sa chaîne dédiée à la jeunesse, pour faire la classe aux enfants depuis le lundi 23 mars", rappellent tout d’abord les signataires.
Le dispositif, encore renforcé depuis le lundi 30 mars, est "plébiscité par les parents qui trouvent ainsi une aide précieuse pour accompagner leurs enfants, notamment ceux des classes de primaire, dans cette situation inédite".

"Grâce à sa disponibilité sur le réseau TNT, France 4 permet de s’adresser à tous les enfants de France sans exception, quel que que soit l’endroit où il habite, l’équipement informatique du foyer et sa connexion internet. Accessible à tous sur l’ensemble du territoire, diffusée gratuitement sur la TNT et sans publicité, France 4 est une chaîne d’utilité publique, qui montre ainsi qu’elle est irremplaçable tant dans sa mission initiale de divertissement des enfants que dans la mission éducative qu’elle revêt aujourd’hui en complément", soulignent le Cofrade, le SPFA et la SACD. Qui concluent : "Au sortir de la crise que nous connaissons, le débat sur le devenir de cette chaîne et son positionnement éditorial sera forcément éclairé sous un jour nouveau".

Rappelons que dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, France 4 doit être supprimée le 9 août prochain. Avant les mesures de confinement, le décret qui acte l’extinction de son signal n’avait toutefois pas été signé. A cette date, Okoo, la plateforme pour les 3-12 ans lancée par France Télévisions en décembre dernier, doit se substituer à France 4, en parallèle de blocs de programmes jeunesse diffusés sur France 5 et France 3.
Depuis l'annonce du gouvernement, en juin 2018, de nombreux professionnels et politiques se sont opposés à la disparition de France 4, sans jamais abdiquer, au premier rang desquels le SPFA et la SACD. Dès le début de la crise sanitaire, et compte tenu de la place stratégique occupée par la chaîne, des voix se sont élevées pour demander au gouvernement de revoir sa copie.

Emmanuelle Miquet
© crédit photo : France Télévisions


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