Hiam Abbass


Gérald Hustache Mathieu



Valérie Gaudissart



Régis Roinsard



Patrick Pleutin




 
 
















 
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Edition du
Vendredi 15 mars 2002
 
 

Alors que débute le 16e Festival européen du film court de Brest, Le film français a réuni au Cap Seguin cinq jeunes talents en compétition officielle. Deux auteurs de premiers films : Hiam Abbas pour Le pain et Gérald Hustache Mathieu pour Peau de vache. Trois autres plus confirmés : Valérie Gaudissart, réalisatrice de Mes insomnies, Régis Roinsard pour Simon et Patrick Pleutin pour Pavane de l’ange.

 

Hiam Abbass

De gauche à droite et de haut en bas : Régis Roinsard, Gérald Hustache Mathieu, Hiam Abbas et Valérie Gaudissart.

Comment êtes-vous venue à la réalisation ?
Je viens de la photo mais j’ai toujours fait du théâtre en amateur. J’ai suivi peu à peu des cours et des formations de théâtre et je suis devenue comédienne. Je suis venue à la réalisation par la nécessité d’écrire. Je me suis levée un matin avec une idée en tête et l’envie d’en faire une histoire. Je suis partie d’un point de vue de comédienne, en écrivant un rôle que j’avais envie de jouer. Ça me faisait peur de réaliser et jouer en même temps, mais je me suis préparée avec la volonté de faire passer mes idées. Et j’ai pu séparer l’actrice de la réalisatrice.

Comment décririez-vous Le pain en quelques mots ?
Je n’aime pas résumer un film, c’est toujours trop simpliste. Son sujet, c’est la mort. J’avais envie de parler de ce moment où elle nous tombe dessus brusquement. Que fait-on alors ? Avant, on n’a aucune réflexion par rapport à ça. On est alors capable de faire n’importe quoi.

Vous aviez des envies de mise en scène précises ?
Des plans séquences et aussi des plans larges parce que je trouve ça très beau et qu’on en voit trop peu au cinéma. Je voulais aussi quelques plans où l’on ne voit que des parties du corps des comédiens. On n’a pas toujours besoin de voir l’émotion des acteurs pour comprendre. Une émotion au cinéma ne passe que par le jeu, or, pour une fois, je pouvais explorer quelque chose que les comédiens ne peuvent pas faire. J’aime le cinéma qui n’est pas basé sur les répliques. Comment amener un spectateur à être avec nous sans lui mâcher le travail.

Le fait d’avoir réalisé un film ne change-t-il pas votre travail de comédienne ?
Je ne sais pas si je jouerai dans mes prochains films. J’ai envie de diriger des comédiens, de les amener à m’apporter des choses dans leur interprétation. Je n’en ai pas terminé avec la réalisation, mais je veux continuer à jouer pour les autres. Je pense que pratiquer les deux me donnera un vrai équilibre.

 

 
 
 
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