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Alors
que débute le 16e Festival européen du film court
de Brest, Le film français a réuni au Cap Seguin
cinq jeunes talents en compétition officielle. Deux auteurs
de premiers films : Hiam Abbas pour Le pain et Gérald Hustache
Mathieu pour Peau de vache. Trois autres plus confirmés
: Valérie Gaudissart, réalisatrice de Mes insomnies,
Régis Roinsard pour Simon et Patrick Pleutin pour Pavane
de lange.
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De
gauche à droite et de haut en bas : Régis
Roinsard, Gérald Hustache Mathieu, Hiam Abbas et
Valérie Gaudissart.
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Comment
avez-vous été amené à tourner Simon
?
Je présentais mon film précédent, Madame
Dron, dans un festival du Sud de la France. Sur le chemin du retour,
Sébastien Hussenot, mon producteur, ma proposé
de passer chez son frère Guillaume, qui habite dans la
région. Il est handicapé moteur, cest un passionné
de cinéma et de vidéo qui filme tout ce qui le touche.
Guillaume ma ému au plus haut point et jai
tout de suite voulu faire quelque chose avec lui. Jy ai
pensé six mois durant et le film sest construit dans
ma tête. Jai essayé de me mettre dans sa peau
et celle de sa mère et jai écrit un scénario.
Vous lavez convaincu facilement de participer au projet
?
Guillaume a été bouleversé parce quil
ne sattendait pas à ce que quelquun écrive
quelque chose qui le mettrait en scène. Et jai touché
des choses qui le concernaient sans en avoir vraiment conscience.
Cest donc une fiction construite autour de lui ?
Il y joue le rôle dun jeune homme qui souhaite
acquérir sa liberté et son indépendance mais
qui sait que tout passe par sa mère. Elle est entrée
dans une relation assez particulière qui tient par lhabitude.
Il y a peu de dialogues entre eux parce quils vivent ensemble
depuis vingt-cinq ans. Cette mère a toujours tout fait
pour son fils et on sent par moments quelle lui en veut.
Vous avez des réalisateurs fétiches ?
Japprécie énormément Michael Powell.
Jai limpression quil prenait le temps de faire
les choses et cest quelque chose de très rare. Et
puis il a fait des films en utilisant tous les moyens du cinéma
: musique, son, lumière
Et ce qui me touche encore
plus, cest quon ne peut pas dire à quel genre
appartiennent ses films. Une question de vie ou de mort ou Je
sais où je vais sont inclassables. Cest formidable
dinventer des histoires qui nont pas de genre ou qui
en mélangent plusieurs.

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