Richard Anconina

Anne Parillaud

Pierre Jolivet

Khaled Ghorbal


 
 
















 
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Edition du Vendredi 15 mars 2002
 
 

 

Richard Anconina

Pour son rendez-vous mensuel, Le film français a invité Anne Parillaud et Richard Anconina, interprètes de Gangsters, Pierre Jolivet, réalisateur du Frère du guerrier, Khaled Ghorbal pour son film Fatma.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans Gangsters d’Olivier Marchal ?
Le scénario, un polar, très personnel. À partir d’un genre surconsommé, Olivier Marchal a traité le sujet de manière très intensive, avec âpreté. Gangsters est une fiction mais avec un aspect très documenté, réel car Olivier Marchal a longtemps été lui-même flic.

Vous vous êtes beaucoup investi pour que le film voit le jour...
Quand j’ai rencontré Olivier, le scénario était trop long, trop riche, mais déjà il y avait le cœur du film, l’histoire autour de l’infiltration de la police judiciaire… J’ai donné mon accord pour jouer dans son film, mais Olivier n’avait pas de producteur. Je l’ai aidé à en trouver. Entre la découverte du scénario et le premier jour de tournage, il s’est écoulé deux ans.

Avez-vous participé au travail de réécriture ?
Olivier Marchal, les deux producteurs (Cyril Colbeau-Justin et Ariel Zeitoun) et moi nous sommes enfermés pendant quatre jours pour étudier et déceler les failles du scénario. Ensuite, Olivier l’a retravaillé. C’est une fois finalisé qu’il est allé chercher Anne.

C’étaient des retrouvailles avec Anne Parillaud ?
Non, car même si nous étions effectivement tous deux à l’affiche du Battant, nous n’avions aucune scène ensemble. Ce n’est que sur Gangsters que la rencontre s’est produite.

Le fait que Gangsters soit un premier film, tourné par un réalisateur qui est également comédien, a-t-il influencé votre travail ?
Comme c’est un comédien, il a le sens du jeu, de la caméra. Il aime les acteurs et c’est très agréable. Pour le reste, je lui ai fait confiance depuis le début. En tant qu’ex flic, il connaissait tellement bien son sujet qu’il ne pouvait pas se tromper.

Comment définiriez-vous le rôle du flic que vous incarnez ?
Le personnage a deux facettes. Ce double jeu est un rôle jubilatoire. Il y a la lecture du flic et celle du spectateur, qui en sait toujours un peu plus que les flics. En même temps, c’est un personnage qui est dans une impasse, qui est prêt à aller jusqu’au bout, il n’en à plus rien à faire…

Vous dites qu’Anne Parillaud et vous-même n’avez pas la même manière d’aborder votre travail. En quoi vos approches divergent-elles ?
Anne devient le personnage, elle s’immerge totalement pendant toute la durée du tournage. Elle a besoin d’être pour jouer. Moi, en revanche, j’ai juste besoin de jouer le personnage et non d’être. Je prends plus de distance.

Vous avez souvent interprété des rôles de gentils… Vous n’êtes pas tenté de jouer un vrai personnage de méchant ?
C’est comme être avocat, j’ai envie de défendre des gens qui me touchent. Peu importe le personnage, s’il a une fêlure, une faille que je peux comprendre…

Propos recueillis par Sarah Drouhaud


 
 
 
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