" Il ne s’agit pas de transformer le Film Council en un organisme “superprofitable”mais de consolider l’industrie cinématographique britannique tout entière."


 
 
















 
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Edition du Vendredi 15 mars 2002
 
 

Robert Jones : l’argent public au secours du cinéma anglais

À lui seul, Gosford Park de Robert Altman a reçu 20% du budget annuel du Premiere Fund, fonds de soutien le plus important du Film Council, organisme britannique centralisant les aides publiques au cinéma. Robert Jones se penche sur sa première année à la tête du Première Fund et répond aux critiques.

 

quel moment Le Film Council s’est-il impliqué dans le projet Gosford Park ?
Nous avons rencontré Robert Altman, parlé du scénario et du financement avant de nous engager dans le projet. Nous ne distribuons pas d’argent comme un distributeur de billets. Nous sommes des professionnels et nous suivons un film du début à la fin. Pour Gosford Park, le projet nous est arrivé sans aucun financement en place avec encore du travail à faire sur le scénario. Cela m’amuse quand on me demande : pourquoi investir dans des gros films “car ceux-ci se feront toujours” ? Chaque film est difficile à faire, il n’y a pas d’exception.

On a reproché au Film Council et à son équipe d’apparaître à de nombreuses reprises au générique de présentation et de fin du film. Qu’en pensez-vous ?
Nos statuts indiquent que le Film Council doit apparaître au générique de début et de fin et présenter le film qu’il a contribué à financer. La présence d’employés du Film Council au générique reflète ni plus ni moins le travail intensif qu’ils ont effectué sur le film pendant neuf mois. Les responsables des fonds de soutien peuvent également prendre le titre d’Executive Producer du film si leur travail sur le film le justifie.

British Screen suivait la production d’un film de la même façon mais ne réclamait aucune place au générique. Ne s’agit-il pas là d’un changement de politique publique ?
Non, tout simplement parce que le Film Council n’est pas British Screen. D’ailleurs, Le BFI figurait toujours au générique des films qu’il contribuait à produire et financer.


 
 
 
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