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Robert
Jones : largent public au secours du cinéma anglais
À
lui seul, Gosford Park de Robert Altman a reçu 20% du budget
annuel du Premiere Fund, fonds de soutien le plus important du
Film Council, organisme britannique centralisant les aides publiques
au cinéma. Robert Jones se penche sur sa première
année à la tête du Première Fund et
répond aux critiques.
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quel moment Le Film Council sest-il impliqué dans
le projet Gosford Park ?
Nous avons rencontré Robert Altman, parlé du scénario
et du financement avant de nous engager dans le projet. Nous ne
distribuons pas dargent comme un distributeur de billets.
Nous sommes des professionnels et nous suivons un film du début
à la fin. Pour Gosford Park, le projet nous est arrivé
sans aucun financement en place avec encore du travail à
faire sur le scénario. Cela mamuse quand on me demande
: pourquoi investir dans des gros films car ceux-ci se feront
toujours ? Chaque film est difficile à faire, il
ny a pas dexception.
On a reproché au Film Council et à son équipe
dapparaître à de nombreuses reprises au générique
de présentation et de fin du film. Quen pensez-vous
?
Nos statuts indiquent que le Film Council doit apparaître
au générique de début et de fin et présenter
le film quil a contribué à financer. La présence
demployés du Film Council au générique
reflète ni plus ni moins le travail intensif quils
ont effectué sur le film pendant neuf mois. Les responsables
des fonds de soutien peuvent également prendre le titre
dExecutive Producer du film si leur travail sur le film
le justifie.
British Screen suivait la production dun film de la
même façon mais ne réclamait aucune place
au générique. Ne sagit-il pas là dun
changement de politique publique ?
Non, tout simplement parce que le Film Council nest
pas British Screen. Dailleurs, Le BFI figurait toujours
au générique des films quil contribuait à
produire et financer.

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