| |
 |
| |
Harry Potter
à lécole des sorciers, champion
du BO américain 2001, avec plus de 286 M$. |
|
|
raditionnellement, le Nato Showest de Las Vegas est loccasion,
pour la toute puissante MPAA (Motion Picture Association
of America), de publier son très intéressant
bilan de lannée passée sur tous les
secteurs de léconomie américaine du
cinéma. Cette année, plus que jamais, les
résultats étaient particulièrement
attendus, après le traumatisme lié aux attentats
du 11 septembre dernier aux États-Unis et les prévisions
pessimistes dun déclin de léconomie
du secteur. Cest un Jack Valenti (patron de la MPAA)
rayonnant qui a annoncé à toute la profession
que tout allait bien, et mieux encore. Outre la confirmation
des chiffres finaux du box-office 2001 (8,41 Md$), la MPAA
sest livrée à une compilation de toutes
les données disponibles pour établir le nouveau
paysage du secteur. En 2001, ce sont ainsi 1,5 milliard
de spectateurs qui se sont pressés dans les cinémas
nord-américains, soit 5% de plus quen 2000
et 30% de plus quil y a dix ans. La fréquentation
2001 a été la meilleure depuis 1959,
a commenté Jack Valenti. Sur toute lannée,
un Américain a vu en moyenne 5,3 films (le pic ayant
été de 5,5 en 1998), ce qui constitue le taux
le plus fort du monde. Mais, a repris Jack Valenti,
si vous ne comptez que ceux qui vont au moins une fois par
an au cinéma, la moyenne monte à 8,6 films
par an. Les deux tranches dâge les plus
assidues des salles obscures sont les 12-24 ans et les plus
de 40 ans. Ensuite, les 25-39 ans comptent pour 27% de la
fréquentation.
Les populations dorigine hispanique, qui représentent
15% des entrées, ont le plus fort taux de films vus
par an et par tête, soit 9,9. Les Noirs américains
ont vu 7,6 films par an et par tête, pour 11% des
entrées globales. Les WASP (les Blancs)
8,1 films par an et par tête, pour 68% des entrées.
Jack Valenti sest également félicité
que les coûts de production, publicité et marketing
consentis par les membres de la MPAA (tous les studios hollywoodiens
excepté DreamWorks) aient été revus
à la baisse. En moyenne, en 2001, la fabrication
dun blockbuster a coûté 78,7M$, soit
4% de moins que lan dernier. Dans ses données,
la MPAA a exclu les coûts liés au développement
du film. En tout, ce sont 739 longs métrages qui
sont passés à la commission de censure
un record pour 482 films sortis (en 1997, il y avait
eu 510 films sortis sur les écrans). Le prix moyen
du ticket, incluant toutes les fourchettes de tarifs, des
enfants aux séniors, a augmenté, passant de
5,39 $ à 5,66 $. Dans le même temps, et en
adéquation avec la crise rencontrée lan
dernier par la profession, le nombre de salles sest
réduit, passant de 37 369 écrans en 2000 à
36 794 en 2001, répartis en 36 110 salles closes
et 654 drive-ins. Enfin, en 2001, 592 000 personnes étaient
employées par lindustrie du cinéma,
contre 599 000 en 1998, lannée record.
Vincent Le Leurch
|