Jack Valenti

 
 
















 
Cliquez ici !
 
               

 

Edition du Vendredi 15 mars 2002
 
 
Bilan 2001



Le cinéma américain au beau fixe malgré tout

En dépit des attentats terroristes du 11 septembre et de la réduction du parc de salles, le bilan 2001 de l’industrie cinématographique américaine sont très bons, puisque la fréquentation et le box-office américain n’ont jamais été aussi élevés depuis… 1959.

 
  Harry Potter à l’école des sorciers, champion du BO américain 2001, avec plus de 286 M$.

raditionnellement, le Nato Showest de Las Vegas est l’occasion, pour la toute puissante MPAA (Motion Picture Association of America), de publier son très intéressant bilan de l’année passée sur tous les secteurs de l’économie américaine du cinéma. Cette année, plus que jamais, les résultats étaient particulièrement attendus, après le traumatisme lié aux attentats du 11 septembre dernier aux États-Unis et les prévisions pessimistes d’un déclin de l’économie du secteur. C’est un Jack Valenti (patron de la MPAA) rayonnant qui a annoncé à toute la profession que tout allait bien, et mieux encore. Outre la confirmation des chiffres finaux du box-office 2001 (8,41 Md$), la MPAA s’est livrée à une compilation de toutes les données disponibles pour établir le nouveau paysage du secteur. En 2001, ce sont ainsi 1,5 milliard de spectateurs qui se sont pressés dans les cinémas nord-américains, soit 5% de plus qu’en 2000 et 30% de plus qu’il y a dix ans. “La fréquentation 2001 a été la meilleure depuis 1959”, a commenté Jack Valenti. Sur toute l’année, un Américain a vu en moyenne 5,3 films (le pic ayant été de 5,5 en 1998), ce qui constitue le taux le plus fort du monde. “Mais, a repris Jack Valenti, si vous ne comptez que ceux qui vont au moins une fois par an au cinéma, la moyenne monte à 8,6 films par an.” Les deux tranches d’âge les plus assidues des salles obscures sont les 12-24 ans et les plus de 40 ans. Ensuite, les 25-39 ans comptent pour 27% de la fréquentation.

Les populations d’origine hispanique, qui représentent 15% des entrées, ont le plus fort taux de films vus par an et par tête, soit 9,9. Les Noirs américains ont vu 7,6 films par an et par tête, pour 11% des entrées globales. Les WASP (les “Blancs”) 8,1 films par an et par tête, pour 68% des entrées. Jack Valenti s’est également félicité que les coûts de production, publicité et marketing consentis par les membres de la MPAA (tous les studios hollywoodiens excepté DreamWorks) aient été revus à la baisse. En moyenne, en 2001, la fabrication d’un blockbuster a coûté 78,7M$, soit 4% de moins que l’an dernier. Dans ses données, la MPAA a exclu les coûts liés au développement du film. En tout, ce sont 739 longs métrages qui sont passés à la commission de censure – un record – pour 482 films sortis (en 1997, il y avait eu 510 films sortis sur les écrans). Le prix moyen du ticket, incluant toutes les fourchettes de tarifs, des enfants aux séniors, a augmenté, passant de 5,39 $ à 5,66 $. Dans le même temps, et en adéquation avec la crise rencontrée l’an dernier par la profession, le nombre de salles s’est réduit, passant de 37 369 écrans en 2000 à 36 794 en 2001, répartis en 36 110 salles closes et 654 drive-ins. Enfin, en 2001, 592 000 personnes étaient employées par l’industrie du cinéma, contre 599 000 en 1998, l’année record.

Vincent Le Leurch

 
 
Designed by neuro[active]
Cliquez ici !