Cinéma

Congrès FNCF 2016 - Corentin Bichet : “L’après-VPF nécessitera des données objectives”

Date de publication : 28/09/2016 - 08:27

Un an après l’officialisation de sa prise de fonction en tant que chef du service exploitation au CNC, Corentin Bichet revient sur une première année d’exercice marquée par une actualité foisonnante. Avec, dans la ligne de mire parmi les sujets les plus chauds, l’après-VPF qui se profile.

Entre les Assises du cinéma, l’accord sur les engagements de programmation et de diffusion, les turpitudes autour de l’art et essai, les rapports Kopp et Raude, votre premier année d’exercice fut pour le moins chargée, comment l’avez-vous vécue ?
La période est passionnante, et l’année, c’est vrai, a été intense ! Je n’en suis pas surpris, car je sais que les salles de cinéma sont aujourd’hui au centre de nombreuses problématiques. Il y a visiblement beaucoup d’attentes chez les exploitants et également des attentes des professionnels du cinéma en général vis-à-vis des salles. Les chantiers ouverts doivent maintenant trouver leur mise en œuvre, de la réforme de l’art et essai aux accords sur les engagements de programmation et de diffusion.

Quels sont les dossiers les plus prioritaires pour votre service actuellement ?
Il y aura la concertation sur “l’après-VPF”, même si le service de l’exploitation est pour l’instant plutôt concentré sur le “pendant-VPF” et l’organisation du remboursement des avances faites aux salles dans le cadre de leur équipement numérique !
Il y a bien sûr également la réforme du classement art et essai, qui concerne plus de la moitié des cinémas français. La mission menée par Patrick Raude a permis de voir à quel point le classement art et essai est important pour les salles de cinéma, pour des raisons financières mais aussi symboliques. Je sais que le travail mené au quotidien dans les salles est important. Il y aura les suites de la publication du rapport de Jean-Marie Dura sur la salle de demain, qui nourrira la réflexion sur l’action du CNC vis-à-vis des salles.

“Il y aura bien un après-VPF”, avait déclaré Richard Patry en préambule du débat avec les pouvoirs publics du 70Congrès. Quelles pistes envisager pour l’avenir après la fin du système des contributions numériques ?
Cette question est sur la table et la discussion a été récemment amorcée dans le cadre des Assises du cinéma et du Comité de concertation numérique. Pour qu’elle se poursuive, il sera nécessaire de disposer de données objectives qui permettent à tous d’appréhender les effets du passage à la technologie numérique sur l’économie des salles, celle des distributeurs et l’impact réel des VPF sur les pratiques de programmation. C’est à cela que travaillera le CNC dans les semaines qui viennent.

Sylvain Devarieux
© crédit photo : DR


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