Cinéma

CONNeXT 2019 - Erwin Provoost (Vaf) : "Ce rendez-vous a trouvé sa place"

Date de publication : 09/10/2019 - 19:00

Le directeur-intendant du Vlaams Audiovisueel Fonds, revient à chaud sur les grandes lignes de cette 4e édition.

Un premier commentaire sur cette édition qui vient de se terminer ?
Je suis extrêmement fier de tout ce que j’ai vu. Nous avons montré aux professionnels étrangers que non seulement nous existons, mais nous développons des projets très attractifs pour les chaînes et les vendeurs internationaux. Le niveau a encore monté d’un cran cette année, ne serait-ce que d’un point de vue purement visuel. Je pense que nous avons vraiment donné envie de voir ces séries et ces films. Nos réalisateurs et nos scénaristes ont parfaitement joué le jeu. Et c’est un succès puisque nous avons eu de nouveaux invités comme HBO.

Vous avez notamment organisé deux rencontres professionnelles autour des thèmes de la salle de cinéma et du streaming. Pourquoi ce choix ?
Tout le monde est un peu fasciné par l’arrivée des grandes plateformes, qui sont au cœur de nombreux débats, mais il n’est pas toujours facile d’y trouver du contenu local. Il me parait donc très important de continuer à promouvoir un cinéma qui puisse se voir dans les salles. On sait que près de 1800 films sont produits chaque année au sein de la seule Europe. Et on sait également, que au sein de cette masse considérable, des oeuvres vont trouver leur public, celui qui s’intéresse justement à ces contenus locaux. Notre priorité, pour les années à venir, est donc d’entretenir cette connexion avec nos propres spectateurs. Et c’est une démarche qui doit également amener les professionnels du cinéma à se poser une question de base. Comment convaincre le spectateur d’aller voir nos films en salles ? L’année dernière nous avons prouvé que c’était possible grâce à des titres tels que Girl ou Don’t shoot. Mais c’est une piste de travail qu’il ne faut surtout pas perdre de vue. Car je suis convaincu qu’un film qui réussit sur son propre territoire a plus de chances à l’export qu’une œuvre qui ne rencontre pas son public local. D’ailleurs c’est une démarche entreprise dans beaucoup d’autres pays européens.

CONNeXT est donc un rendez-vous à présent bien inscrit à l’agenda de l’industrie européenne ?
Je pense en effet que nous avons trouvé notre place, à une période de l’année assez idéale, puisque nous ne semblons pas avoir de concurrence sur cette date. Pendant ces 4 premières années cela a coïncidé en outre avec l’ouverture du festival de Gand à laquelle nos invités ont pu assister. Nous devrons veiller dans le futur à présenter toujours des contenus de haut niveau afin d’inciter les professionnels européens à effectuer le déplacement chaque année. Car ce sont eux qui nous aident à financer nos projets. D’ailleurs, avant ces trois jours, nous accompagnons nos producteurs et nos réalisateurs afin notamment de les aider à faire leurs présentations de pitchs de la façon la plus efficace possible. Il existe de plus en plus de marchés de ce type en Europe, mais je pense que le charme de CONNeXT réside dans la relative petite taille de l’évènement qui reste très convivial. Tout le monde peut se parler et échanger. Et nous essayons chaque année de surprendre nos invités en les emmenant dans des décors incroyables. La Belgique n’en manque pas.

CONNeXT déménage à Anvers l’an prochain. Pour quelles raisons ?
Nous étions très bien accueillis à Gand, mais la ville d’Anvers nous a fait une très belle proposition. Et changer de ville nous a semblé important pour nos invités étrangers qui viennent régulièrement. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’à l’avenir nous choisissions encore un nouveau lieu.

Recueilli par Patrice Carré
© crédit photo : Stefan Temmermans


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