Cinéma

Crise Covid-19 : Le cinéma français appelle les pouvoirs publics à mettre en place un fonds exceptionnel d’urgence pour la filière

Date de publication : 03/04/2020 - 20:23

Dans cette période exceptionnelle, les organisations de l'ensemble du 7e art, réunies au sein du Blic, du Bloc et l'Arp, demandent aux pouvoirs publics d'augmenter les capacités d'intervention du CNC, par un fonds exceptionnel, distinct des dispositifs de soutien annoncés par l’Etat et des dispositifs habituels du Centre.

Dans un communiqué ce 3 avril au soir, le Blic, le Bloc et l’ARP déclarent avoir " bien pris acte des mesures prises par le CNC en faveur des entreprises du secteur cinématographique frappées de plein fouet par la crise de Covid 19, et notamment de la possibilité offerte à tous les exploitants de salles de cinéma, éditeurs-distributeurs et producteurs d’oeuvres cinématographiques de mobiliser à hauteur de 30% les sommes inscrites sur le compte de soutien automatique pour des besoins de trésorerie".
L’ensemble des organisations professionnelles réunies au sein de ces organisations "adressent leurs remerciements au Président du CNC et à ses équipes pour avoir œuvré très rapidement à l’adoption de cette mesure", adoptée par le CNC il y a deux jours.

Toutefois, pour l'ensemble des organisations du cinéma français, "cette facilité accordée par le CNC pour l’utilisation des fonds de soutiens automatiques, à enveloppe budgétaire constante, n’est absolument pas suffisante pour soutenir tous les acteurs de la filière cinématographique fortement éprouvés par la crise. Elle en laisse certains complètement à l’écart, notamment les plus fragiles".

Ces organisations appellent donc "solennellement les pouvoirs publics à augmenter la capacité d’intervention du CNC en faveur de toutes les professions du secteur par un fonds exceptionnel, distinct des dispositifs de soutien annoncés par l’Etat et des dispositifs habituels du CNC".

"La mise en oeuvre urgente de cette capacité d’action supplémentaire est aujourd’hui une condition essentielle de la survie des entreprises et des créateurs de la filière les plus fragilisés par cette crise. Elle permettra aussi de ne pas grever davantage les ressources du CNC déjà largement mises à mal par la perte des recettes directement prélevées sur l’activité du secteur.
C’est aussi le gage d’une reprise salutaire de l’activité de création, de diffusion des œuvres cinématographiques et de leur exposition dans des salles ouvertes au public dès que la France sera sortie de cette crise" plaident le Blic, le Bloc et l'Arp, qui "se tiennent à la disposition du CNC et de l’ensemble des pouvoirs publics pour étudier au plus tôt la mise en oeuvre de ces moyens supplémentaires".

Sarah Drouhaud
© crédit photo :


L’accès à cet article est réservé aux abonnés.

Vous avez déjà un compte


Accès 24 heures

Pour lire cet article et accéder à tous les contenus du site durant 24 heures
cliquez ici


Recevez nos alertes email gratuites

s'inscrire