Digital

Lumière MIFC 2017 - Universciné et Blaq Out s’associent autour d’une box cinéma

Date de publication : 19/10/2017 - 08:32

Les deux labels, propriétés du groupe LMC, ont inauguré une nouvelle offre cross-média entièrement dédiée au 7e art. Un dispositif innovant qui laisse la part belle au cinéma classique et vise à redonner de la valeur aux modes de diffusion après la salle.

Baptisé tout simplement CinéBox, ce nouveau produit a pour modèle les offres groupées que l’on retrouve dans d’autres secteurs d’activité, tels la mode, le luxe ou les cosmétiques, décliné ici pour le 7e art. Le lancement, qui a eu lieu le 10 octobre au Gaumont Les Fauvettes à Paris, marque en fait une nouvelle étape dans la collaboration entre les labels Universciné et Blaq Out, tous deux propriétés du groupe Le Meilleur du Cinéma (LMC).

"C’est un virage stratégique important, confirme Jean-Yves Bloch, Dg d’Universciné depuis 2011. Cela fait plus de cinq ans que nous mutualisons nos ressources, notamment en termes d’acquisition, mais c’est notre première offre commerciale commune." Restructuré il y a six ans avec la prise de contrôle de LMC, Blaq Out, qui édite environ 450 titres en vidéo physique, partage depuis 2015 la même direction opérationnelle qu’Universciné. Ce dernier label, recentré sur le digital, compte pour sa part 6 000 titres dans son catalogue, dont 3 000 en mandat exclusif, et en édite 700 à 800 par an en ligne.

Hybridation des supports
Si d’autres initiatives de ce genre ont déjà vu le jour récemment chez d’autres éditeurs, tels La Box fait son Cinéma ou la Ciné-Box Don Quichotte, cette nouvelle offre met en avant une "hybridation" des supports et une ligne éditoriale très cinéphile. Chaque exemplaire, à la thématique renouvelée chaque trimestre, compte ainsi deux DVD – un titre de répertoire et un récent –, un "mook" de 60 pages pour approfondir la thématique, une pochette avec goodies et une carte offrant trois mois d’abonnement au service SVàD UnCut, lancé par Universciné en janvier.

Soit une "hybridité totale entre le digital, qui est la vocation première d’Universciné, la vidéo physique et le livre, poursuit le dirigeant. Ces contenus hybrides et éditorialisés représentent une solution d’avenir pour la diffusion du cinéma post-salle. Le but est de proposer des objets de plus en plus désirables pour résister à la décroissance de la vidéo". 

Le premier numéro de la CinéBox, sous le thème des gangsters, regroupe ainsi L’enfer est à lui de Raoul Walsh (1949) et Gangs of Wasseypur d’Anurag Kashyap (2012), et sera édité entre "4 000 à 5 000 exemplaires". Avec l’objectif à terme d’atteindre "entre 20 000 et 30 000 abonnés dans trois à quatre ans". Le prochain numéro, consacré au sport au cinéma, est prévu pour le 15 janvier, et le suivant, dédié à la cuisine, au 15 avril. Le dispositif bénéficie en outre du soutien d’Europe Créative en 2018.

Des livres-DVD dans les bacs
Mais cette box n’est pas la seule initiative "hybride" lancée par Blaq Out. Le label a également initié à la rentrée deux premiers titres inédits en livres-DVD ou "digibook" collectors : Emily Dickinson, a Quiet Passion de Terence Davies et Poesía sin fin d’Alejandro Jodorowsky. Soit une galette accompagnée de 96 pages de contenus, regroupant poèmes et textes en rapport avec l'œuvre ou leur auteur. Un troisième titre, Wrong Elements de Jonathan Littell, devrait les rejoindre prochainement. "Les produits hybrides vont devenir centraux dans le développement stratégique d’Unversciné et Blaq Out, mais aussi de LMC."

Côté Universciné, la plateforme UnCut rassemblera jusqu’à 5 000 abonnés d’ici à la fin 2017 selon le label, avec un objectif fixé à 20 000 abonnements à vitesse de croisière. Une évolution premium du dispositif, autour d’un catalogue de 500 à 1 000 titres, est d’ailleurs en préparation.

Sylvain Devarieux
© crédit photo : DR


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