Télévision

Le SPI en appelle à la continuité de l'activité des fonds régionaux

Date de publication : 24/03/2020 - 19:30

Selon nos informations, le Syndicat des producteurs indépendants a écrit à chacune des régions. À la fois pour leur demander de garantir une continuité de leur activité et de prendre en compte la situation de crise pour l’examen des demandes de soutien.

Dans la bataille à laquelle se livrent actuellement les organisations professionnelles pour accompagner leurs adhérents touchés de plein fouet par la crise du coronavirus, la continuité de l’activité des fonds régionaux est une préoccupation de premier plan. En particulier au Syndicat des producteurs indépendants (SPI), qui a toujours revendiqué son ancrage en région parmi les 453 sociétés adhérentes à l'organisation professionnelle, établies à Paris, en métropole et en Outre-mer.

Dans un courrier en date du 23 mars, destiné aux responsables des fonds régionaux, et dont Le Film français a eu copie, le SPI souligne, "en cette période très particulière de la vie de notre pays", "l’importance [des] différents fonds de soutien pour les sociétés de production cinématographique et audiovisuelle, fragilisées par les pertes et manques à gagner découlant des événements actuels : reports de tournages, besoins en trésorerie pour couvrir les frais incompressibles des sociétés, etc."

Le syndicat, qui dit avoir "bien conscience de l’abondance croissante des dossiers déposés, source d’une charge de travail complexe à appréhender, particulièrement au moment où les outils de travail à distance ne sont pas toujours aisés à mettre en place", alerte sur "l’impact que pourraient entraîner l’arrêt de la gestion des dossiers de demande de soutien par [les] administrations et de leur évaluation par les différents comités de lecture sur la survie des sociétés de production".

"En tant que syndicat d’employeurs, nous avons recommandé à nos adhérents de poursuivre autant que possible une forme d’activité plutôt que de procéder à des ruptures de contrats", poursuit-il, d’où le fait qu’il "est indispensable que la continuité soit assurée, dans toute la mesure du possible, par le maintien des calendriers annoncés et également, sous forme dématérialisée, des dépôts, comités de lecture, commissions de sélection et de chiffrage".

"La signature des conventions et le versement des échéances de paiement correspondantes dans les délais prévus, voire l’attribution d’avances sur ces versements permettant de pallier les dépenses exceptionnelles que nécessite la situation, nous apparaissent fondamentales afin d’assurer la pérennité des sociétés bénéficiaires", estime le SPI, qui renvoie aux premières mesures prises par le CNC, telles les "procédures dématérialisées", d'ailleurs déjà annoncées par certaines régions, se félicite-t-il.

Emmanuelle Miquet
© crédit photo : DR


L’accès à cet article est réservé aux abonnés.

Vous avez déjà un compte


Accès 24 heures

Pour lire cet article et accéder à tous les contenus du site durant 24 heures
cliquez ici


Recevez nos alertes email gratuites

s'inscrire