
Congrès FNCF 2026 - L’exploitation entre remous et transition
Date de publication : 23/09/2026 - 08:05
Le Forum de discussion de ce 81e Congrès a permis aux exploitants de tirer les leçons d’une année mouvementée, entre fréquentation fluctuante, tensions sur les trésoreries, concurrence accrue, inquiétudes sur l’éducation à l’image et transition écologique.
La petite exploitation "réaffirme sa solidarité auprès de tous les exploitants"
Après les remerciements d’usage, Richard Patry a laissé la place au rapport de la commission de branche de la petite exploitation, exposé sur scène par sa rapporteure Christine Bentabet. Laquelle a signalé que ladite branche avait, le matin même, échangé autour de six sujets. A commencer par "la situation économique de nos cinémas, au-delà des indicateurs des entrées en salles". En effet, si elle "se félicite du retour massif des spectateurs en salle", la comparaison de ces chiffres avec ceux de 2025, "année horrible pour nos activités, ne démontre rien. Nos cinémas sont encore en-dessous de nos résultats d’avant 2020, alors que nos charges fixes ont explosé".
Après les remerciements d’usage, Richard Patry a laissé la place au rapport de la commission de branche de la petite exploitation, exposé sur scène par sa rapporteure Christine Bentabet. Laquelle a signalé que ladite branche avait, le matin même, échangé autour de six sujets. A commencer par "la situation économique de nos cinémas, au-delà des indicateurs des entrées en salles". En effet, si elle "se félicite du retour massif des spectateurs en salle", la comparaison de ces chiffres avec ceux de 2025, "année horrible pour nos activités, ne démontre rien. Nos cinémas sont encore en-dessous de nos résultats d’avant 2020, alors que nos charges fixes ont explosé".
Aussi, "même si les cinémas de la petite exploitation profitent de l’embellie des chiffres d'affaires pour reconstituer leur trésorerie, cela ne signifie pas forcément qu’ils puissent assumer les investissements et frais de fonctionnement nécessaires : isolation de nos bâtiments, négociations des loyers, du renouvellement du matériel de projection, et de l’équipement en climatisation, désormais indispensable" après un été caniculaire. L’occasion, pour la branche, d’appeler de ses vœux une "enquête de la FNCF afin de faire un état des lieux des besoins de travaux en isolation et d’équipement en climatisation de nos salles".
Deuxième sujet, et pas des moindres : l’accès aux films, marqué par une "lente et inexorable détérioration des relations entre exploitants et avec les distributeurs". Ainsi, "de nombreux exploitants nous ont fait part des difficultés d’accès à certains films qu’ils obtenaient jusqu’alors naturellement. L’évolution des plans de sorties par certains éditeurs de films, sans explications ni pédagogie, les injonctions de pleins programmes, le début d’ingérence dans notre liberté de programmation, fragilisent et déséquilibrent nos choix éditoriaux". Parallèlement, la branche "estime que les tensions entre exploitants dans les zones à concurrence se généralisent désormais à tout le territoire, sans discernement".
Dans le prolongement de ces problématiques, la petite exploitation a rappelé son ambition de mettre en place une expérimentation pour améliorer l’accès aux films, en proposant aux distributeurs de "programmer leurs films davantage dans la durée, mais de manière plus souple qu’actuellement, en prenant en compte nos situations ». Si « ce projet n’a pu aboutir l’année dernière", le CNC "souhaite aujourd’hui la mettre en place, dans une version retravaillée, sous l’égide du comité de concertation", a fait savoir Christine Bentabet.
Autre dossier épineux : les politiques tarifaires, source de vives tensions entre typologies de salles. "La branche regrette les critiques récurrentes sur nos tarifs", a souligné la rapporteure, pointant "le prix de référence d’une carte illimitée", fixée à 5,1€ environ quand "le prix moyen dans nos cinémas est de 5,2€".
La petite exploitation s’est ensuite exprimée sur la réforme du classement art et essai, estimant que celle-ci "a largement récompensé les salles les plus importantes et les plus exigeantes dans leur programmation, au détriment des salles plus généralistes, essentiellement les plus petites". En conséquence, la branche juge que "la réforme pourrait décourager certains collègues dans leur travail art et essai".
Sixième et dernier sujet évoqué : l’éducation à l’image. "Malgré un indéniable alignement des planètes entre un Ministre de l’Education et un président du CNC particulièrement mobilisé sur ce sujet crucial, les difficultés des collectivités territoriales, le coût des déplacements, la démotivation des enseignants, la carence actuelle des offres de formation et la disparition de 17M€ des 62M€ du Pass culture nous interrogent fortement", a déploré la rapporteure. Et de revendiquer, en conclusion, un message fort : "Dans la période instable que nous vivons, notre branche réaffirme publiquement sa solidarité auprès de tous les exploitants. Quels que soient nos typologies, notre modèle économique, notre implantation géographique, notre ligne éditoriale, voir un film en salle doit rester notre objectif commun".
Deuxième sujet, et pas des moindres : l’accès aux films, marqué par une "lente et inexorable détérioration des relations entre exploitants et avec les distributeurs". Ainsi, "de nombreux exploitants nous ont fait part des difficultés d’accès à certains films qu’ils obtenaient jusqu’alors naturellement. L’évolution des plans de sorties par certains éditeurs de films, sans explications ni pédagogie, les injonctions de pleins programmes, le début d’ingérence dans notre liberté de programmation, fragilisent et déséquilibrent nos choix éditoriaux". Parallèlement, la branche "estime que les tensions entre exploitants dans les zones à concurrence se généralisent désormais à tout le territoire, sans discernement".
Dans le prolongement de ces problématiques, la petite exploitation a rappelé son ambition de mettre en place une expérimentation pour améliorer l’accès aux films, en proposant aux distributeurs de "programmer leurs films davantage dans la durée, mais de manière plus souple qu’actuellement, en prenant en compte nos situations ». Si « ce projet n’a pu aboutir l’année dernière", le CNC "souhaite aujourd’hui la mettre en place, dans une version retravaillée, sous l’égide du comité de concertation", a fait savoir Christine Bentabet.
Autre dossier épineux : les politiques tarifaires, source de vives tensions entre typologies de salles. "La branche regrette les critiques récurrentes sur nos tarifs", a souligné la rapporteure, pointant "le prix de référence d’une carte illimitée", fixée à 5,1€ environ quand "le prix moyen dans nos cinémas est de 5,2€".
La petite exploitation s’est ensuite exprimée sur la réforme du classement art et essai, estimant que celle-ci "a largement récompensé les salles les plus importantes et les plus exigeantes dans leur programmation, au détriment des salles plus généralistes, essentiellement les plus petites". En conséquence, la branche juge que "la réforme pourrait décourager certains collègues dans leur travail art et essai".
Sixième et dernier sujet évoqué : l’éducation à l’image. "Malgré un indéniable alignement des planètes entre un Ministre de l’Education et un président du CNC particulièrement mobilisé sur ce sujet crucial, les difficultés des collectivités territoriales, le coût des déplacements, la démotivation des enseignants, la carence actuelle des offres de formation et la disparition de 17M€ des 62M€ du Pass culture nous interrogent fortement", a déploré la rapporteure. Et de revendiquer, en conclusion, un message fort : "Dans la période instable que nous vivons, notre branche réaffirme publiquement sa solidarité auprès de tous les exploitants. Quels que soient nos typologies, notre modèle économique, notre implantation géographique, notre ligne éditoriale, voir un film en salle doit rester notre objectif commun".
Une "forme d’incompréhension" après la réforme du classement art et essai dans la moyenne exploitation
Place a ensuite été faite à la moyenne exploitation, représentée sur scène par sa coprésidente, Anne-Claire Brunet Dupuy. Toute en signalant que la branche "fait le constat heureux d’une meilleure année de fréquentation", l’exploitante a pointé qu’il "faudra encore du temps pour que les trésoreries se reconstituent et que les comptes s’équilibrent de nouveau", impactant de facto sa capacité d’investissement.
Place a ensuite été faite à la moyenne exploitation, représentée sur scène par sa coprésidente, Anne-Claire Brunet Dupuy. Toute en signalant que la branche "fait le constat heureux d’une meilleure année de fréquentation", l’exploitante a pointé qu’il "faudra encore du temps pour que les trésoreries se reconstituent et que les comptes s’équilibrent de nouveau", impactant de facto sa capacité d’investissement.
La moyenne exploitation souhaite donc que soit réalisée une étude sur l’économie des salles ses membres, laquelle "pourrait contribuer à une meilleure appréciation des difficultés de chacun et permettrait éventuellement d’imaginer un mécanisme de soutien plus adapté, mais aussi, peut-être, à apaiser les tensions entre typologies de cinémas, qui auraient alors une meilleure connaissance de l’autre".
En effet, "les tensions de concurrence entre exploitants continuent de se faire malheureusement sentir dans un contexte où les cinémas doivent chercher l’unité sans penser que leurs difficultés sont dues à l’existence d’un exploitant voisin", a soutenu Anne-Claire Brunet Dupuy. Dans le même temps, la branche "regrette un accroissement des tensions avec les équipes de distribution, autour des exigences des conditions de locations que le déséquilibre des rapports accentue". Et la branche d’interroger : "Un observatoire de la concurrence permettrait-il aux exploitants et aux distributeurs de mieux appréhender, plus objectivement, les zones de concurrence réelle ? ".
La moyenne exploitation a ensuite pris position sur le classement art et essai, évoquant "une forme d’incompréhension [chez] certains d’entre nous quant à leur classement, leur subvention ou des commentaires qu’ils ont parfois trouvé vexatoires". Et de souhaiter une "application plus équilibrée des critères d’appréciation en commission régionale art et essai".
Enfin, la branche a déploré une information apprise le matin-même, à savoir que "les 17 millions restant du Pass culture [au titre de l’année 2026, Ndlr] qui devaient être utilisés sur le premier trimestre de la nouvelle année scolaire avaient été gelés". Par conséquent, la moyenne exploitation "manifeste la plus grande inquiétude face à l’impact que va avoir cette décision sur l’engagement des établissements scolaires, sur l’éducation à l’image et la venue des classes dans les cinémas".
La grande exploitation entre reprise de la fréquentation et vulnérabilités structurelles
Ce fut ensuite à la branche de la Grande exploitation de prendre la parole, "dans un contexte plus favorable qu'un an plus tôt", a résumé Cathy Coppey, la rapporteure de la branche. "Après un été 2025 marqué par une fréquentation en fort repli, les résultats du premier semestre et de l'été 2026 confirment un retour du public lorsque l'offre de films et l'expérience proposée en salle sont au rendez-vous", s’est ainsi réjoui la porte-parole. En année glissante arrêtée à septembre, la fréquentation nationale s'établit autour de 190 millions d'entrées, "un niveau que les membres de la branche considèrent comme atteignable pour 2026". Au sein de la grande exploitation, la fréquentation progresse cette année de 12% par rapport à 2024 et de 31% par rapport à 2025, "année particulièrement difficile", mais reste en retrait de 18% par rapport à la moyenne 2017-2019.
Ce fut ensuite à la branche de la Grande exploitation de prendre la parole, "dans un contexte plus favorable qu'un an plus tôt", a résumé Cathy Coppey, la rapporteure de la branche. "Après un été 2025 marqué par une fréquentation en fort repli, les résultats du premier semestre et de l'été 2026 confirment un retour du public lorsque l'offre de films et l'expérience proposée en salle sont au rendez-vous", s’est ainsi réjoui la porte-parole. En année glissante arrêtée à septembre, la fréquentation nationale s'établit autour de 190 millions d'entrées, "un niveau que les membres de la branche considèrent comme atteignable pour 2026". Au sein de la grande exploitation, la fréquentation progresse cette année de 12% par rapport à 2024 et de 31% par rapport à 2025, "année particulièrement difficile", mais reste en retrait de 18% par rapport à la moyenne 2017-2019.
"Plusieurs constats émergent de ces chiffres", a pointé Cathy Coppey, qui souligne que la reprise "repose encore largement sur quelques titres très porteurs, tandis que les films intermédiaires peinent à trouver leur public". La fréquentation demeure inégale selon les établissements et les territoires et le mois de septembre "pâtit d'un manque de films porteurs". Dans ce contexte, "la grande exploitation, en raison de ses charges fixes et de ses capacités, reste particulièrement exposée aux variations de l'offre", témoigne l'exploitante, soulignant que "le parc de salles a été calibré pour des niveaux d'entrées supérieurs, autour de 210 millions par le passé". La branche a en outre relevé que "certains films de qualité ne parviennent plus systématiquement en salle en raison de sorties directes sur les plateformes".
Sur le sujet de la concurrence locale et des aides publiques, la grande exploitation a évoqué "l'intensification du maillage territorial depuis une vingtaine d'années et la concentration de l'offre dans les grands pôles urbains". Si "les aides publiques restent légitimes, parce qu'elles répondent à un objectif d'aménagement culturel du territoire, en particulier dans les zones sous-équipées", elles nécessitent toutefois "un examen objectif lorsqu'elles financent une activité directement concurrente dans une zone déjà équipée", a soutenu Cathy Coppey.
La grande exploitation demande ainsi que les CDACi disposent "de critères économiques objectifs pour éclairer leurs décisions : densité d'équipement, fréquentation réelle du bassin de vie, capacité économique de la zone, mais également suivi des engagements de programmation". La branche propose également de demander au CNC "une étude d'impact économique des projets nouveaux ou fortement subventionnés".
Concernant les relations avec les distributeurs, les exploitants observent que, "depuis la fin des VPF, les plans de sortie ont pu être élargis et que le nombre de copies progresse alors même que la fréquentation moyenne par écran diminue". Et la rapporteure d'alerter : "les taux de location sont également plus difficiles à négocier et certains engagements demandés par les distributeurs se sont durcis". Si la branche relève un "retour progressif, depuis quelques mois, à des plans de sortie plus raisonnés et maîtrisés", elle appelle à "poursuivre le dialogue avec les distributeurs et la Médiatrice du cinéma, en conciliant liberté commerciale, transparence des plans de sortie et maîtrise de la diffusion".
La modernisation des salles reste par ailleurs "une priorité" pour la grande exploitation, malgré des "capacités d'investissement (…) contraintes par le niveau des charges fixes, le coût des travaux, l'incertitude sur la fréquentation et celui du financement". Transition énergétique, accessibilité, équipements premium et qualité d'accueil "demeurent des objectifs partagés", mais "le retour sur investissement des installations de transition écologique varie fortement selon les territoires", a souligné Cathy Coppey, qui demande "des possibilités de dérogation".
Enfin, sur l'éducation à l'image, le contexte budgétaire, notamment le gel évoqué de 17 M€ sur la part collective du Pass Culture, renforce "la nécessité d'une coordination entre l'Etat, le CNC et les collectivités", a insisté la rapporteure.
La réunion de la grande exploitation s'est ainsi conclue, selon sa rapporteure, sur un constat partagé : "le retour du public confirme les fondamentaux du cinéma en salles, mais ne règle ni les questions structurelles d'un modèle économique toujours sous tension, ni celles de la coexistence entre différentes formes d'exploitation sur un même territoire".
Focus sur le plan handicap cinéma
Après quelques brefs échanges avec la salle, dont une prise de parole de Guillaume Bachy (Afcae) sur la concentration – dans l’exploitation comme dans la distribution – et ses conséquences sur les tensions actuelles, la scène du CID a été investie par Leslie Thomas, secrétaire générale du CNC, et Erwan Escoubet, directeur des affaires réglementaires et institutionnelles, venus présenter en détails le plan accessibilité cinéma, annoncé lors de la Conférence nationale du handicap le 4 septembre.
Après quelques brefs échanges avec la salle, dont une prise de parole de Guillaume Bachy (Afcae) sur la concentration – dans l’exploitation comme dans la distribution – et ses conséquences sur les tensions actuelles, la scène du CID a été investie par Leslie Thomas, secrétaire générale du CNC, et Erwan Escoubet, directeur des affaires réglementaires et institutionnelles, venus présenter en détails le plan accessibilité cinéma, annoncé lors de la Conférence nationale du handicap le 4 septembre.
"L’objectif est que, pour les trois années à venir, nous ayons la possibilité d’augmenter progressivement dans vos salles le nombre de séances adaptées à destination du public en situation de handicap sensoriel", a fait savoir aux exploitants Leslie Thomas.
Pour y parvenir, ce plan a été construit autour de cinq axes et sur trois ans. Avec, d’abord, la volonté de "structurer une montée en charge [progressive] des engagements de programmation et du classement art et essai". Mais, aussi, de "sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge aux séances sous-titrées ou audiodécrites, de manière à familiariser ce public en devenir à ces sujets", a signalé Leslie Thomas. Dans cette perspective, le CNC "est en train d’initier, dans le cadre de Ma classe au cinéma, un certain nombre d’expérimentations pour que les films déjà sous-titrés et audiodécrits puissent être présentés aux enfants" de la sorte.
Troisième axe : la formation "et les ressources mises à la disposition de vos équipes en matière d’accueil des publics". Dans ce cadre, le CNC va travailler à l’élaboration d’une plateforme de formation – dont le programme sera construit avec la FNCF – afin de permettre aux salles de "mieux appréhender le handicap et de mieux accompagner les spectateurs". Ce plan prévoit également un travail sur l’information, "qui devra être plus large, plus efficiente".
Enfin, le CNC va conduire une étude portant sur "les attentes des publics en situation de handicap en matière de pratiques culturelles mais aussi de fréquentation des salles", a fait savoir Leslie Thomas, avant de conclure sa présentation en s’adressant de nouveau aux exploitants : "Nous allons prendre le temps collectivement de faire un travail de coconstruction, avec vous".
La transition écologique, un enjeu de "robustesse"
Ce Forum fut également l’occasion pour Cinéo et La Base de faire un point sur les travaux menés depuis trois ans autour de la transition écologique des cinémas, dans le prolongement du Plan Action ! du CNC et des politiques publiques engagées dans le cadre de France 2030 en faveur des "alternatives vertes" dans la Culture, avec l’accompagnement de la FNCF, du CNC et de l’ADRC.
La transition écologique des cinémas est désormais pensée comme un enjeu de "robustesse" face aux évolutions climatiques, énergétiques et réglementaires. "Il ne s’agit plus de parler d’écologie ou d’écoresponsabilité, il s’agit de parler véritablement de robustesse", souligne Marie-Christine Désandré, membre de Cinéo et par ailleurs présidente de la commission de l'écologie des cinémas de la FNCF. Le programme s’appuie notamment sur 15 bilans carbone et des études sur les mobilités, les déchets et l’eau. Près de 500 professionnels ont déjà suivi la formation nationale dédiée à la transition, tandis que plus de 400 cinémas ont généré une feuille de route écologique.
Dix actions concrètes sont actuellement testées dans trois salles chacune, avant la diffusion de recommandations à l’ensemble de la profession. Une urgence illustrée par les épisodes de canicule : trois quarts des cinémas interrogés ont rencontré des difficultés, 15 % ont dû fermer tout ou partie de leur établissement et près d’un sur cinq annuler des séances. "Ce n’est plus un sujet mineur", a conclu Marie-Christine Désandré.
Ce Forum fut également l’occasion pour Cinéo et La Base de faire un point sur les travaux menés depuis trois ans autour de la transition écologique des cinémas, dans le prolongement du Plan Action ! du CNC et des politiques publiques engagées dans le cadre de France 2030 en faveur des "alternatives vertes" dans la Culture, avec l’accompagnement de la FNCF, du CNC et de l’ADRC.
La transition écologique des cinémas est désormais pensée comme un enjeu de "robustesse" face aux évolutions climatiques, énergétiques et réglementaires. "Il ne s’agit plus de parler d’écologie ou d’écoresponsabilité, il s’agit de parler véritablement de robustesse", souligne Marie-Christine Désandré, membre de Cinéo et par ailleurs présidente de la commission de l'écologie des cinémas de la FNCF. Le programme s’appuie notamment sur 15 bilans carbone et des études sur les mobilités, les déchets et l’eau. Près de 500 professionnels ont déjà suivi la formation nationale dédiée à la transition, tandis que plus de 400 cinémas ont généré une feuille de route écologique.
Dix actions concrètes sont actuellement testées dans trois salles chacune, avant la diffusion de recommandations à l’ensemble de la profession. Une urgence illustrée par les épisodes de canicule : trois quarts des cinémas interrogés ont rencontré des difficultés, 15 % ont dû fermer tout ou partie de leur établissement et près d’un sur cinq annuler des séances. "Ce n’est plus un sujet mineur", a conclu Marie-Christine Désandré.
Kevin Bertrand et Sylvain Devarieux
© crédit photo : SDE
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