
Annecy 2026 - L’animation française, tensions et perspectives de rebond pour une filière d'excellence
Date de publication : 24/06/2026 - 20:13
À Annecy, lors du bilan annuel du CNC sur l’animation française, son président Gaëtan Bruel a dressé un état des lieux d’un secteur sous tension, tout en rappelant la place centrale de l’animation dans la filière audiovisuelle et cinéma. Il a détaillé les dispositifs publics en cours et souligné l’importance déterminante de l’export, qui fera l'objet d'assises prochainement
En introduction de son discours, Gaëtan Bruel a tenu à mettre en lumière le travail de CITIA et l'ouverture de la Cité de l'animation. "Ce projet unique vient incarner sur le territoire d'Annecy toute la réussite de notre filière", se réjouit-il. "Cet établissement est bien plus qu'un équipement culturel. C'est la reconnaissance d'un art qui, de génération en génération, a façonné une part essentielle de notre imaginaire collectif et qui occupe aujourd'hui une place centrale dans la création contemporaine."
Pour le président, c'est une certitude : la Cité incarne " "le miroir de l'écosystème tel qu'il s'est construit ces dernières années, grâce à une alliance entre acteurs publics et privés et à un maillage unique de talents, d'écoles et de studios sur l'ensemble du territoire."
Le président du CNC a ensuite fait un parallèle avec la situation actuelle : "Dans un moment où l'on se pose tant de questions sur l'avenir de la filière, il ne faut pas chercher beaucoup plus loin que ce lieu. Nous y trouvons des raisons d'espérer et de se battre pour que l'animation ait un avenir radieux en France et dans le monde."
Gaëtan Bruel reconnaît "un contexte de crise généralisée" tout en se voulant optimiste. "Il ne faudrait pas perdre de vue les raisons d'espérer et de se mobiliser. "Cette crise mondiale est aussi l'occasion de mesurer tout ce que notre pays doit à l'animation, tout ce qu'elle apporte à la solidité de notre modèle culturel, mais aussi d'identifier les nouvelles victoires que nous pouvons aller chercher dans les prochains mois et les prochaines années."
Il va même plus loin : "S'il y a bien une filière qui fait de la France un des champions mondiaux du cinéma et de l'audiovisuel, c'est l'animation. Il s'agit d'un véritable fleuron artistique et industriel." Une pépite particulièrement atteinte par une crise du financement qui "semble s'installer durablement." « Je crois que c'est plus que jamais le moment de se demander comment nous pouvons investir davantage dans la création, les talents et l'avenir. »
Concernant la formation, Gaëtan Bruel a réitéré la mise en garde qu'il avait formulée lors des dernières Journées du RECA. Pour le président du CNC, la question de l'adéquation entre les cursus proposés et les besoins réels du marché demeure un enjeu majeur.
« Il faut être très clair sur l'adéquation de ces formations avec les besoins du secteur. J'ai tiré un peu la sonnette d'alarme l'an passé, et je n'ai pas moins de raisons d'être inquiet aujourd'hui. Mais si les énergies se mettent dans le bon sens, je veux simplement redire que c'est une responsabilité collective », a-t-il déclaré. Il a notamment appelé l'ensemble de la filière à se mobiliser autour du travail de labellisation actuellement engagé. Il a également alerté sur la multiplication d'acteurs privés attirés par le rayonnement du secteur sans toujours garantir un niveau de formation à la hauteur des attentes de la profession. Selon lui, certaines écoles privilégient encore excessivement leur communication au détriment de la qualité pédagogique et de l'identification des besoins réels des studios. Une situation qui, si elle perdurait, risquerait selon lui de pénaliser les établissements les plus investis dans l'adaptation de leurs cursus aux évolutions de la filière.
Un accompagnement tous azimuts
Plusieurs mesures ont déjà été mises en place par le CNC pour aider le secteur à traverser la crise et préparer son rebond. Dès 2024, l'établissement a fait évoluer ses dispositifs de soutien audiovisuels selon deux axes principaux : un renforcement significatif des aides à la préparation afin d'accroître la valeur ajoutée créative des projets, et un assouplissement des règles relatives à l'apport du diffuseur français. Cette dernière mesure vise à faciliter la mise en production des programmes tout en permettant un meilleur partage du risque entre producteurs et diffuseurs.
Le CNC et la filière sont également parvenus à convaincre les parlementaires sur l'importance du modèle français. Le renforcement du crédit d'impôt audiovisuel pour l'animation lors du PLF 2026 en est une preuve éclatante. Le plafond a été relevé à 6 000 € par minute contre 3 000 € auparavant. "Une bataille qui était loin d'être gagnée", souligne le président du CNC.
Autre avancée pour l’animation : la modification « chirurgicale mais décisive » du décret SMAD, initiée par Rachida Dati l’an dernier. L’intégration des plateformes dans le système de financement de la création constitue, selon lui, l’une des grandes avancées récentes du secteur, mais l’animation n’en avait jusqu’ici pas pleinement bénéficié, à quelques exceptions près. Les investissements s’étaient en effet davantage concentrés sur les catalogues existants que sur la création originale. Le "rééquilibrage du dispositif" en renforçant les obligations d’investissement des plateformes en faveur de l’animation et du documentaire, sera déployé progressivement sur trois ans. Il pourrait permettre de dégager entre 20 et 30 M€ supplémentaires par an pour l’animation.
Le cinéma d'animation n'est pas en reste. Le CNC a agi en s'inspirant des conclusions des assises du cinéma d'animation à l'automne dernier. Le Centre a tout d'abord mieux pris en compte les spécificités du cinéma d'animation en matière de budget et de durée de fabrication pour l'Avance sur recettes ou l'aide au développement. L'aide aux cinémas du monde a vu ses règles assouplies et ses soutiens renforcés pour mieux valoriser son soutien à l'animation. Depuis 2019, le CNC a également revalorisé les moyens alloués à l'aide aux techniques d'animation. En trois ans, son budget a été augmenté de 25%.
Sous réserve de l'accord du conseil d'administration du CNC, les aides à l'amont devraient également être renforcées pour soutenir davantage la prise de risque en développement. Cette réforme concerne l'ensemble des films.
Malgré une situation budgétaire tendue, le CNC travaille sur plusieurs autres chantiers : la définition du film fragile en animation ou le renforcement de la passerelle animation. Ce dispositif permet aux producteurs d’animation cinéma de mobiliser exceptionnellement une partie de leur soutien automatique audiovisuel pour financer le développement de longs métrages. Aujourd'hui, cette exception est limitée à un projet par an, le CNC envisage d'augmenter ce quota.
"Nous ne pouvons pas nous permettre de mener un combat à la fois. Il faut être sur beaucoup de fronts."
L'international, priorité absolue, des Assises de l'export en vue.
Parmi les autres perspectives enthousiasmantes pour l'animation, le président du CNC cite l'avancée des négociations interprofessionnelles avec Amazon ou encore la signature de la nouvelle convention du Conseil de l'Europe sur la coproduction de séries, ratifiée à Séries Mania.
Le président a également insisté sur la nécessité de nouer davantage de partenariats avec l'international pour permettre à l'animation de continuer à rayonner et même davantage.
L’export est tout aussi indispensable pour le secteur. À ce titre, le CNC souhaite instaurer dans les prochaines semaines un cadre de travail dédié en organisant des Assises de l’export. « Cela fait une dizaine d’années que ce rendez-vous n’avait pas eu lieu », a rappelé Gaëtan Bruel. L’objectif est d’ouvrir, sur plusieurs mois, un travail collectif avec les professionnels afin d’analyser les mutations du marché et de réfléchir aux moyens de mieux financer, diffuser et valoriser les œuvres à l’international. Cette initiative sera menée de concert avec Unifrance.
Il souligne que cette démarche répond à un impératif structurel dans un marché en contraction : pour préserver l’ambition du secteur, la question de l’international doit être intégrée le plus en amont possible dans les projets.
YouTube dans le viseur
Le président du CNC est ensuite revenu sur l’intégration des plateformes de vidéo, comme YouTube, dans le modèle de financement de la création. L’animation est, selon lui, « en première ligne » d’un phénomène déjà bien identifié et jugé préoccupant par l’ARCOM, qui a souligné le rôle central de YouTube dans la consommation des jeunes publics.
Sans pointer de responsabilité individuelle, il constate qu’avec plus de la moitié de la consommation d’animation concentrée sur une seule plateforme, les modèles économiques traditionnels se fragilisent, y compris pour les diffuseurs historiques et les plateformes payantes. Le secteur se trouve ainsi dans une phase d’entre-deux, où la captation des audiences entraîne mécaniquement une captation des revenus, avec un risque direct sur la capacité à financer de nouvelles œuvres.
Gaëtan Bruel estime que la réponse reste largement à construire, dans un contexte où les plateformes contribuent aujourd’hui très marginalement au financement de la création au regard de leur chiffre d’affaires, et où certains avantages fiscaux ne lui semblent plus justifiés.
Il établit un parallèle avec la régulation des SMAD dans les années 2010, qui avaient progressivement été soumis à une contribution fiscale au CNC puis à des obligations d’investissement. Avec des résultats à la clé.
L'IA, une posture ferme, claire mais aussi nuancée
En conclusion, Gaëtan Bruel est revenu sur les enjeux liés à l'IA. "Il faut faire attention à ne pas avoir une vision binaire sur le sujet. C'est ma conviction personnelle : il faut savoir distinguer les œuvres qui expérimentent dans un cadre vertueux des œuvres qui remplacent et pillent les premiers artisans de la création que sont les auteurs."
Le président appelle à faire preuve de fermeté mais aussi de nuance. "Cette technologie va durablement changer notre manière de créer, de produire et de diffuser des œuvres. Notre art a toujours été tissé de technologies." Il estime en effet que la filière a « réfléchi plus en profondeur que bien des gens qui aujourd’hui interviennent dans ce débat », parfois sans, selon lui, prendre suffisamment en compte la place de la création et des auteurs. Dans un contexte encore largement incertain, il appelle à une approche à la fois ferme, claire et nuancée, alors qu’aucune réponse définitive n’émerge à ce stade.
"L'innovation et la création ne s'opposent pas. Il ne faut pas choisir entre l'un et l'autre mais créer les conditions dans lesquelles l'un peut renforcer l'autre. C'est que nous faisons depuis la création du cinéma".
Pour le président, c'est une certitude : la Cité incarne " "le miroir de l'écosystème tel qu'il s'est construit ces dernières années, grâce à une alliance entre acteurs publics et privés et à un maillage unique de talents, d'écoles et de studios sur l'ensemble du territoire."
Le président du CNC a ensuite fait un parallèle avec la situation actuelle : "Dans un moment où l'on se pose tant de questions sur l'avenir de la filière, il ne faut pas chercher beaucoup plus loin que ce lieu. Nous y trouvons des raisons d'espérer et de se battre pour que l'animation ait un avenir radieux en France et dans le monde."
Gaëtan Bruel reconnaît "un contexte de crise généralisée" tout en se voulant optimiste. "Il ne faudrait pas perdre de vue les raisons d'espérer et de se mobiliser. "Cette crise mondiale est aussi l'occasion de mesurer tout ce que notre pays doit à l'animation, tout ce qu'elle apporte à la solidité de notre modèle culturel, mais aussi d'identifier les nouvelles victoires que nous pouvons aller chercher dans les prochains mois et les prochaines années."
Il va même plus loin : "S'il y a bien une filière qui fait de la France un des champions mondiaux du cinéma et de l'audiovisuel, c'est l'animation. Il s'agit d'un véritable fleuron artistique et industriel." Une pépite particulièrement atteinte par une crise du financement qui "semble s'installer durablement." « Je crois que c'est plus que jamais le moment de se demander comment nous pouvons investir davantage dans la création, les talents et l'avenir. »
Concernant la formation, Gaëtan Bruel a réitéré la mise en garde qu'il avait formulée lors des dernières Journées du RECA. Pour le président du CNC, la question de l'adéquation entre les cursus proposés et les besoins réels du marché demeure un enjeu majeur.
« Il faut être très clair sur l'adéquation de ces formations avec les besoins du secteur. J'ai tiré un peu la sonnette d'alarme l'an passé, et je n'ai pas moins de raisons d'être inquiet aujourd'hui. Mais si les énergies se mettent dans le bon sens, je veux simplement redire que c'est une responsabilité collective », a-t-il déclaré. Il a notamment appelé l'ensemble de la filière à se mobiliser autour du travail de labellisation actuellement engagé. Il a également alerté sur la multiplication d'acteurs privés attirés par le rayonnement du secteur sans toujours garantir un niveau de formation à la hauteur des attentes de la profession. Selon lui, certaines écoles privilégient encore excessivement leur communication au détriment de la qualité pédagogique et de l'identification des besoins réels des studios. Une situation qui, si elle perdurait, risquerait selon lui de pénaliser les établissements les plus investis dans l'adaptation de leurs cursus aux évolutions de la filière.
Un accompagnement tous azimuts
Plusieurs mesures ont déjà été mises en place par le CNC pour aider le secteur à traverser la crise et préparer son rebond. Dès 2024, l'établissement a fait évoluer ses dispositifs de soutien audiovisuels selon deux axes principaux : un renforcement significatif des aides à la préparation afin d'accroître la valeur ajoutée créative des projets, et un assouplissement des règles relatives à l'apport du diffuseur français. Cette dernière mesure vise à faciliter la mise en production des programmes tout en permettant un meilleur partage du risque entre producteurs et diffuseurs.
Le CNC et la filière sont également parvenus à convaincre les parlementaires sur l'importance du modèle français. Le renforcement du crédit d'impôt audiovisuel pour l'animation lors du PLF 2026 en est une preuve éclatante. Le plafond a été relevé à 6 000 € par minute contre 3 000 € auparavant. "Une bataille qui était loin d'être gagnée", souligne le président du CNC.
Autre avancée pour l’animation : la modification « chirurgicale mais décisive » du décret SMAD, initiée par Rachida Dati l’an dernier. L’intégration des plateformes dans le système de financement de la création constitue, selon lui, l’une des grandes avancées récentes du secteur, mais l’animation n’en avait jusqu’ici pas pleinement bénéficié, à quelques exceptions près. Les investissements s’étaient en effet davantage concentrés sur les catalogues existants que sur la création originale. Le "rééquilibrage du dispositif" en renforçant les obligations d’investissement des plateformes en faveur de l’animation et du documentaire, sera déployé progressivement sur trois ans. Il pourrait permettre de dégager entre 20 et 30 M€ supplémentaires par an pour l’animation.
Le cinéma d'animation n'est pas en reste. Le CNC a agi en s'inspirant des conclusions des assises du cinéma d'animation à l'automne dernier. Le Centre a tout d'abord mieux pris en compte les spécificités du cinéma d'animation en matière de budget et de durée de fabrication pour l'Avance sur recettes ou l'aide au développement. L'aide aux cinémas du monde a vu ses règles assouplies et ses soutiens renforcés pour mieux valoriser son soutien à l'animation. Depuis 2019, le CNC a également revalorisé les moyens alloués à l'aide aux techniques d'animation. En trois ans, son budget a été augmenté de 25%.
Sous réserve de l'accord du conseil d'administration du CNC, les aides à l'amont devraient également être renforcées pour soutenir davantage la prise de risque en développement. Cette réforme concerne l'ensemble des films.
Malgré une situation budgétaire tendue, le CNC travaille sur plusieurs autres chantiers : la définition du film fragile en animation ou le renforcement de la passerelle animation. Ce dispositif permet aux producteurs d’animation cinéma de mobiliser exceptionnellement une partie de leur soutien automatique audiovisuel pour financer le développement de longs métrages. Aujourd'hui, cette exception est limitée à un projet par an, le CNC envisage d'augmenter ce quota.
"Nous ne pouvons pas nous permettre de mener un combat à la fois. Il faut être sur beaucoup de fronts."
L'international, priorité absolue, des Assises de l'export en vue.
Parmi les autres perspectives enthousiasmantes pour l'animation, le président du CNC cite l'avancée des négociations interprofessionnelles avec Amazon ou encore la signature de la nouvelle convention du Conseil de l'Europe sur la coproduction de séries, ratifiée à Séries Mania.
Le président a également insisté sur la nécessité de nouer davantage de partenariats avec l'international pour permettre à l'animation de continuer à rayonner et même davantage.
L’export est tout aussi indispensable pour le secteur. À ce titre, le CNC souhaite instaurer dans les prochaines semaines un cadre de travail dédié en organisant des Assises de l’export. « Cela fait une dizaine d’années que ce rendez-vous n’avait pas eu lieu », a rappelé Gaëtan Bruel. L’objectif est d’ouvrir, sur plusieurs mois, un travail collectif avec les professionnels afin d’analyser les mutations du marché et de réfléchir aux moyens de mieux financer, diffuser et valoriser les œuvres à l’international. Cette initiative sera menée de concert avec Unifrance.
Il souligne que cette démarche répond à un impératif structurel dans un marché en contraction : pour préserver l’ambition du secteur, la question de l’international doit être intégrée le plus en amont possible dans les projets.
YouTube dans le viseur
Le président du CNC est ensuite revenu sur l’intégration des plateformes de vidéo, comme YouTube, dans le modèle de financement de la création. L’animation est, selon lui, « en première ligne » d’un phénomène déjà bien identifié et jugé préoccupant par l’ARCOM, qui a souligné le rôle central de YouTube dans la consommation des jeunes publics.
Sans pointer de responsabilité individuelle, il constate qu’avec plus de la moitié de la consommation d’animation concentrée sur une seule plateforme, les modèles économiques traditionnels se fragilisent, y compris pour les diffuseurs historiques et les plateformes payantes. Le secteur se trouve ainsi dans une phase d’entre-deux, où la captation des audiences entraîne mécaniquement une captation des revenus, avec un risque direct sur la capacité à financer de nouvelles œuvres.
Gaëtan Bruel estime que la réponse reste largement à construire, dans un contexte où les plateformes contribuent aujourd’hui très marginalement au financement de la création au regard de leur chiffre d’affaires, et où certains avantages fiscaux ne lui semblent plus justifiés.
Il établit un parallèle avec la régulation des SMAD dans les années 2010, qui avaient progressivement été soumis à une contribution fiscale au CNC puis à des obligations d’investissement. Avec des résultats à la clé.
L'IA, une posture ferme, claire mais aussi nuancée
En conclusion, Gaëtan Bruel est revenu sur les enjeux liés à l'IA. "Il faut faire attention à ne pas avoir une vision binaire sur le sujet. C'est ma conviction personnelle : il faut savoir distinguer les œuvres qui expérimentent dans un cadre vertueux des œuvres qui remplacent et pillent les premiers artisans de la création que sont les auteurs."
Le président appelle à faire preuve de fermeté mais aussi de nuance. "Cette technologie va durablement changer notre manière de créer, de produire et de diffuser des œuvres. Notre art a toujours été tissé de technologies." Il estime en effet que la filière a « réfléchi plus en profondeur que bien des gens qui aujourd’hui interviennent dans ce débat », parfois sans, selon lui, prendre suffisamment en compte la place de la création et des auteurs. Dans un contexte encore largement incertain, il appelle à une approche à la fois ferme, claire et nuancée, alors qu’aucune réponse définitive n’émerge à ce stade.
"L'innovation et la création ne s'opposent pas. Il ne faut pas choisir entre l'un et l'autre mais créer les conditions dans lesquelles l'un peut renforcer l'autre. C'est que nous faisons depuis la création du cinéma".
Florian Krieg
© crédit photo : Florian Krieg
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